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Témoignage d’Alex, un globe-trotter colombien confiné sur la Côte d’Azur

Après un court séjour à Paris, Alex, un jeune colombien avait prévu de passer quelques jours avec son père sur la Côte d’Azur et de terminer son voyage en Europe à Barcelone. Le coronavirus l’a empêché d’aller plus loin. Les deux hommes sont arrivés le 15 mars à Roquebrune-Cap-Martin. Ils avaient prévu d’y passer trois jours. Ils y sont toujours et ne savent pas lorsqu’ils pourront rentrer en Colombie.

Alex aime l’Italie ; il est passionné par les courses automobiles et admire Pablo Montoya, célèbre pilote de Formule un colombien. Pour son séjour sur la Côte d’Azur, son choix s’est porté sur une résidence de Roquebrune-Cap-Martin, situé à deux pas de Monaco. Le lundi 16 Mars, Alex et son père se sont rendus dans la Principauté. Ils sont allés sur le Rocher, sur le port, là où a lieu habituellement le Grand Prix de Formule un. Le soir, dans son allocution, le président Macron décrétait le confinement. Dès lors, Alex s’est démené pour  trouver un vol lui permettant de quitter la France. Sans succès.

Contraint de rester à Roquebrune, il a peu à peu pris certaines habitudes. Ses journées commencent à midi avec un bon petit-déjeuner puis il va marcher avec son père, autour de la résidence. Il vont faire quelques courses, jouent au ping-pong, passent des appels pour prendre des nouvelles de leurs  proches. En Colombie, le confinement est très strict. Les hommes sont autorisés à sortir les jours pairs et les femmes les jours impairs. Même s’il ne peut plus aller à son bureau, Alex continue à travailler sur son ordinateur et à communiquer avec ses collègues. Il regarde aussi la télévision mais comme les programmes sont en français et qu’il ne parle pas notre langue, il se lasse vite. Depuis le début du confinement, Alex envoie régulièrement des mails à l’ambassade pour tenter d’obtenir des informations mais pour l’instant personne ne peut lui dire quand ils pourront rentrer en Colombie.

Comme dit le proverbe, il fait contre mauvais fortune bon cœur. Le jeune homme est bien conscient de sa chance. Il aurait pu se retrouver bloqué dans un aéroport ou dans un autre endroit peu agréable. Comme il l’écrit sur sa page Facebook, il est dans un petit paradis. L’appartement de la résidence bénéficie d’une terrasse avec une superbe vue sur la mer. Quand il fait beau et que les températures sont douces, il va souvent sur cette terrasse que ses amis lui envient.  A vingt heures, tous les deux ne ratent jamais l’occasion de sortir pour applaudir les soignants.

Peut-être qu’Alex et son père pourront rentrer chez eux après le 11 mai. Ils le souhaitent de tout cœur. En attendant, comme il nous l’a confié, ce confinement lui aura fait comprendre à quel point il est important de savoir apprécier le moment présent.

A propos laurence ray

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