Train de nuit dans la voie lactée – Ed. Morgen

Train de nuit dans la voie lactée est une adaptation émouvante, de la nouvelle de Kenji Miyazawa, parue aux éditions Morgen, en janvier 2026. Une bande dessinée d’Adrien Demont, qui offre un récit onirique et mélancolique. Un voyage étrange aux différents thèmes, comme une leçon de vie, une réflexion, un moment contemplatif.

tran-de-nuit-dans-la-voie-lactée-MorgenDans une petite ville, à l’école, la maîtresse interroge les élèves sur la voie lactée. Une « rivière d’argent » visible dans le ciel nocturne. Giovanni, garçon discret, connaît la réponse mais n’ose pas parler. Elle interroge un autre camarade qui ne dira rien non plus. La maîtresse explique alors que la voie lactée est formée d’innombrables étoiles. Elles sont semblables aux grains de sable d’une rivière céleste. Elle invite les enfants à célébrer sa fête en l’observant le soir même. Depuis la disparition de son père, Giovanni travaille chaque jour pour aider sa famille, et la fatigue l’accable. À la sortie de l’école, Giovanni subit les moqueries de ses camarades. Tandis que la ville se pare de lampions et de décorations, il rejoint l’imprimerie. Il va travailler, composer patiemment les caractères et gagner quelques pièces. De retour chez lui, il retrouve sa mère malade et épuisée.

L’album s’impose comme une adaptation sensible et vibrante de l’œuvre majeure de Kenji Miyazawa, souvent comparée au Petit Prince pour sa portée universelle. Adrien Demont restitue avec finesse la dimension poétique, mélancolique et profondément onirique du récit original, pilier de la culture japonaise. L’histoire suit Giovanni et Campanella dans un voyage initiatique hors du temps, à bord d’un train mystérieux traversant la voie lactée. Les rencontres énigmatiques jalonnant ce périple abordent, par touches délicates, le deuil, la mort, le don de soi, mais aussi l’amitié et la solidarité. Le récit privilégie la sensation à l’explication, laissant une large place à l’émotion et à la contemplation. La mise en images, réalisée à la craie brute en négatif, confère aux planches une matérialité fragile et vibrante. Jeux de lumière, bleus profonds et obscurité renforcent la magie nocturne. Envoûtante et sensorielle, la bande dessinée invite à une lecture lente et immersive.

Train de nuit dans la voie lactée propose une adaptation poétique et onirique de l’œuvre majeure de Kenji Miyazawa, portée par la sensibilité d’Adrien Demont. Un album, paru aux éditions Morgen, qui présente le voyage initiatique de Giovanni et Campanella. Un voyage qui aborde, avec délicatesse, le deuil, l’amitié et le don de soi, en privilégiant l’émotion à l’explication, dans une atmosphère immersive et profondément contemplative.

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