Aurillac et théâtre de rue, bilan et top 10 des compagnies du festival

Le festival d’Aurillac s’est terminé le 20 août, déjà un 1er bilan accompagne une réflexion sur l’avenir du théâtre de rue, pour les prochaines représentations, de quoi faire un point sur nos 4 jours de reportage, ainsi que notre immersion dans ce rendez-vous annuel !

Le festival d’Aurillac clap de fin en 2022

La 35ème édition a tenu promesse, avec le dépassement des 100 000 visiteurs cette année, Aurillac réaffirme son leadership dans l’organisation, d’un festival, qui chaque année se régénère comme d’ailleurs à Chalon sur Saône.

Si cette année le programme officiel a été particulièrement riche, c’est aussi avec l’intention pour l’association “Éclat”, les organisateurs de proposer des spectacles gratuits, mais aussi à petits budgets, de quoi satisfaire un peu plus un grand nombre de festivaliers chez les jeunes, qui cette année sont venus, sur les plateaux théâtrales en extérieur.

Les premiers chiffres de cette édition de 2022…

Tout d’abord ce sont les 19 compagnies dans la programmation officielle, dont deux espagnoles et une ukrainienne, avec les  5 compagnies dans le cadre de Champ libre, dont une belge qui ont marqué l’édition cette année.

570 compagnies de passage dont 45 étrangères, de l’Allemagne à l’Argentine, à l’italie et l’Espagne…Mais également, nouveauté oblige, on a aperçu des collectifs d’artistes de la Finlande et du Japon… En tout, la 35e édition du Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac représente pas moins de 692 spectacles et 2722 représentations pour quelque 1879 artistes présents. Voilà, pour les chiffres officiels.

“Les festivaliers étaient nombreux, au moins autant qu’en 2019 », souligne Frédéric Rémy, directeur artistique de l’association Éclat. On retiendra, la prouesse de Johanne Humblet (Les filles du renard pâle) qui a traversé le centre-ville au-dessus de 8 et 10 000 personnes par soir, c’était à couper le souffle, d’autant plus que l’acrobate n’avait d’autre choix que la réussite, (pas de harnais de sécurité). Le collectif de  la Ktha, a réuni plus de 100 participants, comédiens d’un jour, place Michel Crespin, pour une ovation de 8 minutes par le public et les autres comédiens, après avoir bravé la pluie et le soleil, de nuit comme de jour durant du 17 août à 12 h 30 au 20 août à minuit “non stop”.

On a apprécié, encore les Dakh Daughters, ces Ukrainiennes, qui ont fait halte à Aurillac, qui ont investi, le Parking de la Tour, par les images de leurs projections murales, mais aussi par leur récital poignant de vérité, sur la guerre en Ukraine.

Au total, ce sont des spectacles qui ont pu permettre  aux 443 professionnels accrédités, dont 23 venaient de l’étranger, de faire l’échos de ce brillant festival.Et si 9 spectacles étaient en accès payant, 5348 billets ont toutefois été vendus pour un taux de remplissage de 93%. « 1€ sera reversé à l’association Forum Réfugiés pour chaque billet émis » nous confirmait Frédéric Remy.

Nos coups de coeur pour cette édition :

La Cie KTHA et son spectacle “On veut” qui a surement développé une nouvelle forme de théâtre de rue plus immersive, entre les figurants formés à la patience des représentations et grâce aux comédiens qui ont su jouer avec le regard du public, et bien plus par un texte récité, et véritablement incarné, sur une place qui servait de décor expérimental.

Dans le second volet de notre immersion à Aurillac, nous avons aimé “KompleX KapharnaüM” “Continent”…Bon c’est vrai que nous avions eu l’occasion d’aimer cette compagnie, à Aurillac. La musique nous a complètement séduite, avec ce son électronique, on a apprécié le texte récité par Stéphane Bonnard, issu des 18 mois d’une expérience dans un lieu de résidence qui a réuni près de 350 personnes. Re-transposé à Aurillac, la métamorphose du spectacle a pris corps entre deux immeubles de la ville, avec l’étrangeté de cette atmosphère particulière de lumière et de son.

La poésie de Bélé Bélé nous a subjuguée avec “Ourse” et le texte très bien écrit et joué par la compagnie avec la présence de  Sophie Deck. En sortie de spectacle, les précisions de l’auteure apportées sur la genèse du spectacle, nous a convaincues de la poésie alliée à l’art, encore une nouvelle piste dans ces spectacles de rue.

“Ici faute de tout pour faire un monde”, a surement été le spectacle le plus surprenant de cette édition d’Aurillac. Mark Etc, est un personnage “hors norme” dans la nébuleuse de ces spectacles de rue, à la direction artistique d’Ici Même, il est celui qui insuffle un vrai courant créatif. On a eu l’occasion de l’interviewé à la fin de la représentation, ce qui nous a permis de mieux comprendre ce spectacle qui à mon sens a eu un véritable “bouche-à-oreille” durant ce festival d’Aurillac.

Un grand merci à Françoise Nyssen, qui nous a gentiment répondu à nos questions lors de sa visite champêtre pour “Monique sur les crêtes”. L’ancienne ministre de la culture, devenue présidente du festival a eu son baptême d’Aurillac, pour les 4 jours de festival.

Eric Fontaine

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