Boris Labbé et “L’infini turbulent” ouvre l’art numérique à Aix-en-Provence

Boris Labbé “L’infini turbulent”

L’évènement a eu lieu ce jeudi 2 décembre 2021 au musée des tapisseries et à l’espace culturel départemental d’Aix-en-Provence. L’artiste vidéaste, Boris Labbé à ouvert le numérique artistique, dans cette bonne ville universitaire, où est né le peintre Paul Cézanne.

L’exposition monographique baptisée “L’infini turbulent” est visible jusqu’au 20 février 2022. L’artiste s’est prêté à créer un parcours artistique, produit par l’incubateur des imaginaires numériques sous le label intitulé “Chroniques”. Un déplacement jusqu’au parvis de l’Eglise de la Madeleine, a permis de visionner une des oeuvres de Boris Labbé, projetée (mapping), dès 19 h 30 (visible jusqu’au 24 décembre) et tous les soirs de la semaine.

L’infini petit à l’infini grand…

Le plasticien a imaginé une oeuvre éphémère, où l’espace se joue du temps. Les couleurs en monochrome imposent une diffusion, où les limites se métamorphosent dans un ensemble très construit. La projection assemblée autour du Collectif Nohlab, explore un axe bien défini. L’artiste a pu d’ailleurs modifier le mapping, ce vendredi 3 décembre, par une intervention originale et très bien ciblé sur l’édifice religieux.

Boris Labbé un artiste au talent pluridisplinaire !

Boris Labbé est né en 1987 (France).
Il vit et travaille dans le Sud-Ouest de la France.

Il a étudié à l’École supérieure d’art des Pyrénées, site de Tarbes, puis à l’École de cinéma d’animation d’Angoulême jusqu’en 2011. Par la suite, le vidéaste plasticien, effectue plusieurs résidences : la Casa de Velázquez à Madrid, la HEAR – Haute école des arts du Rhin à Strasbourg, CICLIC – Région Centre-Val de Loire à Vendôme, résidence VIDEOFORMES à Yssingeaux, le Tenjinyama Art Studio à Sapporo, le programme Q21 du MuseumsQuartier à Vienne, la résidence d’animation de la Cinémathèque Québécoise à Montréal.

Une partie de son travail, a été montré, lors d’expositions d’art contemporain en France et à l’étranger (Japon, États Unis, Canada, Espagne, Croatie) projeté dans plus de trois cents festivals de cinéma internationaux ( Cannes, Clermont-Ferrand, Annecy, Ottawa, Toronto, Hiroshima…). Ses oeuvres sont par commande, diffusées à la télévision (France 2, Numéro 23, Movistar+) ; ou jouées lors de concerts audiovisuels spéciaux (en autre l’Orchestre National de Lyon, l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre des Pays de Savoie).

En 2020 il collabore avec le chorégraphe Angelin Preljocaj et signe la scénographie vidéo du spectacle Le Lac des Cygnes.

Il collabore depuis 2014 avec Sacrebleu Productions pour son travail de cinéaste. Il est également représenté par la galerie re.riddle (San Francisco) et la galerie Miyu (Paris). Plus récemment il collabore avec Bandini Films et VIDEOFORMES pour donner corps au projet Monade (2020).

La chute (2018) Boris Labbé

Ses films et installations vidéos ont reçu une cinquantaine de prix et distinctions de part le monde, dont entres autres, le Grand Prix au Taichung International Animation festival à Taïwan ; le Grand Prix à Curtas Vila do Conde au Portugal ; le Prix Fipresci au Festival d’Annecy ; le Grand Prix à Animafest Zagreb ; la Bourse Auteur de film d’animation de la Fondation Lagardère ; le Golden Nica Animation au Festival Ars Electronica à Linz ; le Grand Prix du Japan Media Arts Festival de Tokyo.

Boris Labbé revisite le musée des tapisseries !

L’artiste a introduit son travail en échos des lieux. Son travail numérique se compose de scènes reconstituées, prises en accord avec la nature (vol d’oiseaux migrateurs), mais aussi avec cette technologie destructrice de notre planète (raffinerie de pétrochimie). Visionner son travail, c’est avant tout prendre conscience de l’enjeu de l’homme sur ses propres schémas de constructions. Une dénonciation ? Une projection pour mieux nous interpeller ? Boris Labbé évoque surtout un travail évolutif “je compose mes oeuvres au gré de mes sentiments, ceux des temps à venir, ceux du passé, j’offre un travail en mutation artistique”.

Des cosmogonies qui puisent son imaginaire, dans sa propre inspiration…

Oui alors la formation du monde se place avec les relevés de “Google Map”. Boris Labbé, survole les lieux, les paysages montagneux et en fabrique en autre des chaos pensés. La mise en éveil de son travail, fournit les pistes nécessaires à notre propre transformation cérébrale, ses oeuvres accomplissent un travail initiatique dans son imaginaire, frôlant le mystique, mais aussi la pluralité de notre monde, celui qui existe, mais aussi celui qui se trouve en parallèle de nos vies. C’est beau, c’est à voir !

Pour d’autres infos : http://www.borislabbe.com mais également http://www.departement13.fr ou encore http://www.aixenprovence.fr

Eric Fontaine

Exploration numérique à Aix avec Boris Labbé
L’infini turbulent Boris Labbé

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