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Génération Végétale, Collectif de journalistes, Editions Les Arènes.

Génération végétale     Face à des problématiques économique, écologique, sociale et philosophique des mouvements se développent partout en France. Génération végétale, publié aux Editions Les Arènes, présente les initiatives de dix mouvements de cette nouvelle génération végétale à travers 22 portraits de jeunes acteurs qui ont entre 10 et 30 ans et sont soucieux de l’environnement. Ils sont à l’origine de mouvements actifs, importés de l’étranger et vivent, ainsi, en accord avec leurs convictions. Qu’il s’agisse de la Guerrilla gardening, des  Incroyables Comestibles, des Discos Soupe, des Jardiniers urbains, ou bien encore de l’architecture végétale, du glanage, des locavores, des végans, du zéro impact, ou des villes en transition tous partagent une envie commune : agir. Pour se faire ils sont plein d’énergie, ils ont un enthousiasme à toute épreuve bref, ils sont sur- motivés pour lutter, au quotidien, contre les dérives consuméristes de nos sociétés actuelles.

     On commence en musique avec un petit trio nous présentant leur envie de cuisiner ensemble et en musique pour en finir avec le gaspillage alimentaire. Pour se faire ils organisent des discos soupe : au programme épluchage en musique des légumes voués au rebut, et mitonner des soupes ou des salades à offrir aux passants. Le tout se fait dans la convivialité et la bonne humeur mais « sans occulter la dimension militante car il s’agit aussi de lutter contre les 1,3 milliard de tonnes gaspillées chaque année ».

     Vous pouvez les retrouvez sur leur page facebook par ici ou sur leur site officiel ici.

     On part ensuite à la découverte du glanage. Leurs objectifs : cueillir en plein air, récupérer et consommer les invendus des supermarchés. Ils nous rappellent que la pratique remonte au Moyen- Age où après la moisson ou après la récolte, les paysans étaient autorisés à ramasser les légumes, les céréales ou les fruits laissés sur place du lever du soleil à la tombée de la nuit. «  Cela reste un droit d’usage : si personne ne l’exerce, il tombe en désuétude. Pour les déchétariens des villes ce sont les poubelles qui font office de champs. » On nous rappelle également ce qu’en dit la loi actuellement. On y retrouve aussi le fait de manger des plantes sauvages et l’art d’accommoder les restes…

     Pour aller plus loin, rendez- vous sur le blog des Gars- Pilleurs qui se trouve ici.

     Les troisièmes à faire leur apparition sont les locavores. Pour eux l’objectif est de manger local et en harmonie avec les saisons. (Petite question : à votre avis quelle distance peut parcourir un yaourt avant d’atterrir dans votre frigo ? Allez on vous donne la réponse : 9000 kms ! Et oui quand même !). Pour retenir quelques chiffres, on apprend par exemple que 50% de l’essence consommée en ville provient du transport de marchandises ou bien encore que 20,6 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent de l’agriculture…

     Si ce mouvement vous intéresse vous pouvez, par exemple, vous rendre sur l’Annuaire national des Amap en cliquant ici, ou bien encore sur La Ruche qui dit oui que vous pouvez retrouver ici ou tout simplement sur le site je suis locavore en cliquant là !

     Autre mouvement : les Végans qui sont pour une alimentation éthique, gourmande et sans protéine animale. Par ailleurs, c’est dans cette rubrique que l’on pourra, entre autre, découvrir  quelques astuces pour cuisiner sans œuf…

     Pour en apprendre davantage vous pouvez vous rendre, par exemple, sur le site de l’association végétarienne de France pour cela c’est par ici, ou bien sur le site saveurs végétales en cliquant là, ou encore un blog vegan ici.

     Le mouvement qui suit est un mouvement que nous vous présentions il y a quelques mois avec le livre Zéro déchet de Béa Johnson publié également aux Editions Les Arènes (article que vous pouvez retrouvez ici). Le « Zéro Impact » répond à la règle suivante: Refuser le superflu, réduire, réutiliser, recycler et composter. Il sera notamment question d’huile de palme, de ménage écolo, de compost …

     Tout cela et bien plus encore à retrouver évidement dans ce livre mais aussi, dans le livre de Béa Johnson et par exemple, en cliquant ici pour découvrir comment vivre un an sans huile de palme.

     Quant à elle la « Guerrilla Gardening » souhaite réintroduire la nature en ville. Les Guerrilla gardeners luttent contre la rareté et l’abandon des espaces verts en milieu urbain. L’objectif étant d’embellir la ville, de partager, mais aussi de planter pour se nourrir, version moderne pacifique de la guérilla des paysans sans terre. On nous rappellera, par exemple, comment fabriquer ses bombes à graines ou bien encore quelle plante faut- il cultiver en fonction du sol.

     Le site officiel du mouvement (en anglais) est à retrouver ici et le site français du mouvement ici.

     De son côté le mouvement suivant, des Incroyables Comestibles a pour but de cultiver, recevoir, donner : des légumes et des fruits en partage. Trois nouveaux groupes se lancent chaque jour dans le monde !

     Leur site officiel est à retrouver ici et la page Facebook Incredible Edible France ici.

     Les jardiniers urbains quant à eux voient la ville comme un terrain d’expérimentation naturelle. Ils s’occupent de jardins partagés et des espaces collectifs gérés par des associations de quartiers. Ces espaces sont destinés à la culture mais aussi à l’échange et à la fête. Si vous, vous voulez réaliser un potager en lasagne rendez- vous page 187 !

     Le site du réseau national des jardins partagés est quand à lui à retrouver ici.

     Un jardinage un peu différent se retrouve avec l’architecture végétale qui consiste à planter partout où cela est possible : murs végétaux, fermes urbaines …Elle permet de faire pousser des plantes là où la nature n’aurait rien autorisé, parce que l’homme y a imposé son béton.

     Vous pouvez notamment en apprendre plus sur le site du laboratoire d’urbanisme agricole en cliquant ici.

     On termine avec le mouvement des villes en transition qui vise, quant à lui, à passer de la dépendance énergétique à la résilience. La plupart des projets s’articulent autour des énergies renouvelables, des transports propres, du développement de la solidarité entre les habitants avec des échanges de biens, du troc, des dons, des jardins et des potagers partagés, des réseaux de recyclage, voire le développement d’une monnaie locale. Ces différentes étapes sont souvent organisées au cours de débats durant lesquels les membres du groupe repensent, ensemble, le modèle de fonctionnement et l’organisation de leur territoire, à l’échelle locale.

     Le site des villes en transition en version francophone est à retrouver ici.

     Leurs initiatives, comme ce livre portrait, s’adressent à tous. A noter, la présence en plus de ces nombreux témoignages, de plus de 50 fiches pratiques qui vous permettront de devenir un véritable citoyen du végétal en zone urbaine ! Et puisque c’est bientôt l’heure des bonnes résolutions de la nouvelle année je vous invite à jeter un coup d’œil au site Koom, en cliquant ici, qui vous permet de voir concrètement les conséquences de vos « efforts ». A chaque défi relevé, on peut mesurer son impact. Par exemple, si nous sommes 3 000 à faire nos courses avec un sac réutilisable, nous économisons en moyenne 900 000 sacs plastiques par an, ou bien encore si nous sommes 1 200 à donner notre sang au moins 1 fois par an, nous permettrons à 400 malades d’être soignés. Si nous sommes 1 700 à manger au moins 1 produit bio par semaine alors nous économisons six à sept baignoires de pesticides ! On apprend aussi, par exemple que si nous sommes 1 100 à éteindre les appareils en veille, nous économisons 287 100kWh par an, donc 1 éolienne pendant 4 semaines…Un petit dernier : si nous sommes 1 000 à acheter des produits de saison, nous économisons 229 tonnes eqCO2, donc 1 440 barils de pétrole (318 litres chacun). Alors quelles seront vos prochaines bonnes résolutions ?

Rédigé par Aurélie Rioult.

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Un commentaire

  1. Un livre vraiment intéressant qui sera faire évoluer les mentalités des personnes, notre planète souffre de notre pollution, déchets et autres, le concept de la disco soupe c’est démocratisé, et il faut dire que pour ma part ayant participé a celle ci, bonne humeur et responsabilité pour ne rien jeter ceci est attrayant !

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