L’Arpenteur – Un voyage unique ! – BD – Éditions Casterman

Géo, un éboueur de l’espace, vit sur une planète artificielle à la politique dystopique. Mais, lorsque son vaisseau va s’écraser, au cours d’une mission, il va devenir L’arpenteur sur cette Terre oubliée depuis bien trop longtemps. Une Terre qui sert à présent de décharge

Une expérience sci-fi, aussi unique qu’un Robinson Crusoe du futur. Nuancée par un voyage au cœur de La tempête de Shakespeare pour accompagner cette aventure graphique aux couleurs étonnantes.

À découvrir depuis le 29 janvier 25, aux Éditions Casterman. Histoire complète (+14)

L’arpenteur © Casterman, 2025
  • Le décor :

Printemps…

Un homme emmitouflé dans sa combinaison d’astronaute s’affaire à attacher un ver de terre, sur son hameçon. Le lac devant lui, est paisible, survolé par quelques nuages de condensation. Trois semaines… Cela fait trois semaines que Géo est coincé ici, bas. Une planète Terre qui sert à présent de décharge. Avec des eaux et un sol pollués depuis longtemps.

Il lui suffisait de décharger sa cargaison au point du « site de traitement des ordures terranes ». Mais voilà, alors que les autres éboueurs ne prennent même pas la peine de se poser, et balancent les caissons directement depuis l’atmosphère, Géo a voulu bien faire son travail.
Et puis, il y a eu un éclair, peut-être une tempête électrique, tous les instruments de son vaisseau se sont déréglés. Le voilà perdu, cherchant désespérément la direction du site de traitement, pour retrouver ses congénères et caresser l’espoir de retourner sur son « Avalon ».

Pour se nourrir, il tente tant bien que mal de pêcher ou de trouver quelques fruits. Mais le goût de ces aliments ne lui plaît guère.
Il s’est bien trop habitué à la nourriture de sa planète pour riches !
Pourtant, il va falloir survivre, le temps de retrouver âmes qui vivent

L’arpenteur © Casterman, 2025
  • Le point sur la BD :

Dès la couverture de l’œuvre, publiée aux Éditions Casterman, les nuances jaunes/oranges/vertes irradient les rétines. L’ambiance est à la fois irréelle, et radioactive, comme cette planète Terre, où tous les déchets s’entassent au milieu des ruines du temps passé. Viktor Hachmang nous laisse découvrir ce paysage désolé, au gré des découvertes, et des pensées intimes de son protagoniste principal.

Ainsi, le lecteur plonge dans un récit intimiste, où les souvenirs du jeune éboueur viennent s’entrechoquer avec sa situation actuelle. Une réflexion et un choix sont à venir.
Au fil des saisons qui divisent cette œuvre, et de la découverte d’un livre de Shakespeare, l’auteur nous propose des scènes, tantôt oniriques, tantôt réalistes, entre présent et passé du personnage. On s’accoutume, petit à petit, à la liberté « imposée » de cet Arpenteur, et ses pérégrinations.
Et on réfléchit à cet « Eden » pour riches, dont le protagoniste principal est issu. Un univers dystopique, où il n’avait de place que dans les entrailles d’une salle des machines !!

L’ensemble graphique est un chef-d’œuvre artistique, nous confortant dans un voyage sci-fi obsédant !

L’arpenteur © Casterman, 2025
  • La conclusion :

L’arpenteur aux Éditions Casterman, possède une ambiance magistrale, dont la narration immersive plonge le lecteur dans une expérience intense de solitude. Entre un Robinson Crusoe futuriste, et un Mark Watney, assis sur une décharge à ciel ouvert, la véritable réflexion n’apparaît qu’en fin de lecture ! Le récit intimiste contraste avec la complexité de la situation, faisant de cet arpenteur un récit bien plus psychologique et réflexif qu’un simple survival sci-fi !!! Un voyage unique et surprenant !

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, bibliothrope !

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