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La chaîne de l’amitié : Portrait de Théophile Féné

De la plage du Coin au Carbet, on aperçoit au loin, en haut du morne, la tonnelle de son jardin qui surplombe le quartier, offrant une très belle vue sur la mer, le rivage et ses habitations. Là-haut, demeure Théophile FÉNÉ, entouré de l’amour de son épouse Marie-Ange et de l’un de ses fils : Jean-Marc. Belle réussite pour cet homme revenu vivre ses vieux jours dans la commune de son enfance !

Theophile fene

Théophile FÉNÉ

Natif du Carbet en Martinique, Théophile FÉNÉ est le second d’une fratrie nombreuse. Dans la famille, comme beaucoup à l’époque, ils n’étaient pas riches. La maman achetait le poisson aux canots dans des paniers et elle allait le vendre jusqu’à Fort de France. Le papa, lui, était marin-pêcheur

Né en 1937, dans le quartier Le Coin, Théophile FÉNÉ avait de grands rêves. Marelle, toupie et pêche à l’épingle furent ses occupations préférées en dehors de l’école. À 15 ans, il était devenu un athlète avéré et un musicien confirmé. C’est ainsi qu’il fut admis en tant qu’instructeur lors de son service militaire, car il jouait du cor, du clairon et de la trompette, puisqu’il faisait partie de la fanfare « La Lyre d’Orphée » avant d’être appelé par l’Armée.

Mordu de musique depuis son enfance, il partit pour la capitale, Fort-de-France où il fut tour à tour employé du port, vendeur, livreur et surtout footballeur. Car le football où il se révéla dans l’équipe du Golden Star, lui apporta un emploi à la mairie de Fort-de-France.

Ce n’est qu’après son mariage et à l’âge de 34 ans qu’il renoua vraiment avec sa passion. Délaissant le Steel Band (on dit Steel Pan aujourd’hui) qui se joue à l’oreille, il acheta alors un piano, maitrisant rapidement à force de travail ce nouvel instrument (d’abord par quelques cours, puis en autodidacte). Jouant dans les hôtels de la capitale et ses alentours ou accompagnant le tromboniste Pierre RASSIN dans la célèbre boîte »Le Manoir », il était davantage connu à Fort-de -France qu’au Carbet – sa commune natale.

Il jouait tous les genres de musique : biguine, mazurka, musique locale, calypso, meringué, boléros cubains et salsa. Huit albums au moins ont couronné son parcours musical. Avec l’âge, il se mit au  jazz, et même à la musique sacrée qu’il pratique aujourd’hui.

A son retour au Carbet, devenu un temps conseiller municipal, Théophile FÉNÉ participa à l’élaboration du projet d’embellissement du quartier Le Coin -et de la commune- connu sous le nom d’ « Espace Aimé Césaire ».

La ténacité et l’amour de la vie ont fait de Théophile FÉNÉ un homme accompli. Car, tout en restant toujours soucieux de sa famille, il a su donner vie à ses rêves d’enfant en partant à la ville pour se réaliser, prenant ainsi place dans la grande famille des gens du Carbet.

 

Jean-Pierre MAURICE

 

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