
« Montéfiorino », le premier tome publié en février 2011 nous racontait comment Aristofane, Raffaella, Sandro, Dina et Piero, de jeunes italiens d’une vingtaine d’années, habitant un ennuyeux village situé à 70 kilomètres de Bologne, s’étaient transformés en apprentis terroristes d’extrême gauche. Ce deuxième et dernier tome commence à Bologne en 1966 pour s’achever à la fin des années 80 à Paris. Il traite de la radicalisation du groupe jusqu’à son éclatement! Dans « Bologne »,
« La Mano » franchit un pas décisif dans la violence armée et passe dans la clandestinité! De meurtres en braquages de banque, les anciens amis de Montefiorino vont devenir un groupuscule actif dans l’action révolutionnaire 
A travers cette fiction politique et « policière », les auteurs, aidés par le recul qu’apporte l’Histoire, nous dressent un portrait saisissant de réalisme sur ce que pouvaient être réellement les groupuscules terroristes d’extrême gauche en Italie de la fin des années 60 jusqu’aux années 80. Philippe Thirault, le scénariste, nous éclaire également sur le dessous des cartes politiques de ces années de violences appelées « les années de plomb »! « La Mano » dans son inspiration, son fonctionnement et ses failles, nous rappelle en effet très fortement un groupe terroriste ayant existé: » le brigade Rosse » rendu célèbre par l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Morro… Portée par un dessin très fin, dynamique, et grace à une intrigue amoureuse subtilement reliée au scénario, « Bologne » est une bande dessinée qui arrive à traiter d’un thème complexe d’une manière toute à fait fluide et passionnante! Ce serait dommage de passer à coté de « la Mano », un des titres les plus intéressants de cette rentrée 2012!
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