Le palmarès du 76e Festival de Cannes

Le Festival de Cannes vient de se terminer. Cette 76e édition aura été une réussite. Les films présentés en compétition ont tenu leurs promesses. Peu ont déçu ; beaucoup nous ont enthousiasmés, nous ont émus, nous ont bouleversés. Les favoris du public et de la presse ont été récompensés par le jury de Ruben Ostlund. Tout le monde est donc (presque) d’accord ! Retour sur cette belle et riche 76e édition.

Le palmarès

Comme chaque année, le Festival est passé très vite. Après dix jours de compétition, difficile de faire son choix tant les films présentés en compétition étaient de qualité. Des habitués (Ken Loach, Nuri Bilge Ceylan, Nanni Moretti, Marco Bellocchio, Wes Anderson, Todd Haynes, Alice Rochrwacher, Kore-Eda, Aki Kaurismaki notamment…) ont côtoyé de nouveaux venus ( Jonathan Glazer, la jeune réalisatrice franco-sénégalaise Ramata-Toulaye Sy, Karim Aïnouz, Kaouther Ben Hania..) Beaucoup auraient mérité de figurer au Palmarès. Voici les choix du jury :

  • La Palme d’Or a été décernée à « Anatomie d’une chute » de Justine Triet. Dès sa présentation, le film a fait figure de favori auprès des festivaliers. La réalisatrice française ausculte le couple dans un brillant film de procès maîtrisé de bout en bout. Elle est la troisième femme (seulement) à décrocher la Palme d’Or. S’il n’avait pas obtenu la consécration, le film aurait sans aucun doute valu à Sandra Hüller le prix d’interprétation féminine.
  • Le Grand Prix est revenu à « The zone of interest » de Jonathan Glazer. Pour sa première participation à Cannes, le réalisateur britannique s’est inspiré du roman de Martin Amis et a impressionné en filmant la vie quotidienne d’une famille de nazis à côté du camp d’Auschwitz. Pour une grande partie de la presse, le film méritait la Palme d’Or. Il ne faudra donc pas manquer de le voir à sa sortie en salles.
  • Le prix de la mise en scène a été décerné a Tran Han Hung pour « La passion de Dodin Bouffant » qui réunit à l’écran Juliette Binoche et Benoît Magimel dans une ode à l’art de vivre et à la gastronomie.
  • Le prix du jury est allé à « Les feuilles mortes » d’Aki Kaurismaki. Un petit bijou de poésie et de tendresse qui a touché en plein cœur les festivaliers.
  • Le prix du scénario est revenu à Sakamoto Yuji pour « Monster » réalisé par Kore-Eda Hirokazu. Une évidence pour ce film à tiroirs qui parle de harcèlement, d’éducation et surtout d’amour.
  • Merve Dizdar a reçu le Prix d’interprétation féminine pour son rôle dans le très puissant film du turc Nuri Bilge Ceylan, « Les herbes sèches ». Le prix d’interprétation masculine a été décerné à Koji Yakusho pour son rôle d’employé des toilettes publiques de Tokyo dans le très beau « Perfect days » de Wim Wenders.
  • La Palme d’Or du court métrage est allée à « 27 » de Flora Ana Buda.
  • La Caméra d’Or, qui récompense un premier film, a été décernée à « Inside the yellow cocoon shell » de Thien An Pham, présenté à la Quinzaine des Cinéastes.

A propos Laurence

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