“Lui” : Guillaume Canet et Laetitia Casta sont venus présenter le film à Nice au festival Cinéroman

Lui, le septième film de Guillaume Canet vient de sortir au cinéma. Un film très personnel, écrit pendant le premier confinement où l’acteur-réalisateur se met dans la peau d’un compositeur de musiques de films en panne d’inspiration. Son couple bat de l’aile et il décide alors de s’isoler sur une île bretonne, dans l’espoir d’y trouver un peu de sérénité. Cependant, rien ne va se passer comme prévu et des figures incontournables de sa vie (sa femme, sa maîtresse, son meilleur ami, ses parents) vont venir lui rendre visite, convoquées par « Lui », son double, son autre Moi, cette petite voix avec laquelle il a des comptes à régler.

Guillaume Canet embarque les spectateurs dans une sorte de thriller psychanalytique original et déroutant. Il les malmène parfois, en leur rappelant que cette petite voix, tapie en chacun d’eux, ne demande qu’à se manifester.

Quelques jours avant sa sortie, Guillaume Canet est venu présenter Lui à Nice, au festival Cinéroman. Il était accompagné de Laetitia Casta (qui interprète sa maîtresse dans le film), pour le plus grand bonheur du public. Lors de la conférence de presse qui s’est tenue dans le Pathé Gare du Sud, Guillaume Canet a longuement parlé de son film, de son écriture et de son inspiration. Moments choisis.

Guillaume Canet Laetitia Casta

Un film écrit pendant le premier confinement

« Au départ, j’avais envie de laisser partir mon imagination dans une période où j’avais été interrompu dans mon travail. Je m’étais noyé dans le boulot pendant plusieurs années et, là, je me suis retrouvé face à moi-même, comme beaucoup de gens dans cette période d’introspection. J’ai commencé à écrire ces trois lettres, LUI, pour m’adresser à ce double, cette petite voix qu’on peut avoir en nous et qui peut, de temps en temps, nous tirer vers le bas, nous mettre le doute. Au départ, je ne savais pas ce que j’allais en faire puis d’autres personnages sont venus se greffer à cette histoire. Je l’ai écrit de manière assez fulgurante, d’une traite. C’était plaisant d’écrire sans retenue. »

Un film qui parle aux jeunes

« Lors des avant-premières, beaucoup d’ados, de jeunes, sont venus me voir pour me dire qu’ils vivaient cette dualité, notamment pendant cette période de confinement. J’ai  été touché de voir à quel point ils étaient émus par le film. »

Une petite voix en chacun de nous

« Il faut savoir vivre avec et l’accepter. Elle est là pour nous apprendre quelque chose. Je n’aurais pas fait les films que j’ai faits si je n’avais pas eu cette partie-là de moi, pointilleuse et très exigeante envers moi-même. Elle m’aide. Il faut simplement être vigilant et faire attention à ce qu’elle ne nous détruise pas. »

Les films de Bertrand Blier sources d’inspiration

« A partir du moment où j’ai décidé d’intégrer d’autres personnages à cette histoire, je me suis demandé comment j’allais les faire intervenir. Les films de Bertrand Blier et nomment Le bruit des glaçons m’ont beaucoup inspiré, par rapport à cette facilité à faire entrer des personnages, sans même les nommer ou les identifier. Ses films sont chers à mon cœur. J’avais aussi envie que le film aille dans plusieurs genres différents pour qu’on ressente les angoisses de cet homme. »

Marion Cotillard a participé au projet du film

« Elle m’a beaucoup aidé au moment de l’écriture, dans un moment où je commençais à tourner un peu en rond. Elle aimait beaucoup ce que j’avais écrit et elle m’a fait lire un poème d’un poète persan du XIIIème siècle, qui s’appelle « La maison d’hôte ». Il explique que chaque être humain est comme une maison d’hôte et que chaque émotion qui arrive doit être accueillie sur le pas de la porte avec un grand sourire car ce sont des guides venus d’ailleurs pour nous apprendre quelque chose. Je me suis alors interrogé sur ce double : faut-il l’accepter ?, faut-il le tuer ?, ce qui revient alors à se tuer soi-même.  J’ai eu envie de traiter de la jalousie, d’autres thèmes propres à la névrose de cet homme »

Guillaume Canet derrière et devant la caméra

« Quand j’ai commencé à écrire, je ne me suis pas forcément dit que ça allait être moi l’acteur du film. Il y des rôles dont j’ai vraiment envie mais que je n’ai pas. Quand le film a été écrit, j’ai eu envie de le jouer. C’est un très beau rôle. Le fait que l’on me demande si ce que vit le personnage du film m’est arrivé ou pas, c’est du voyeurisme. Si j’avais été un réalisateur pas connu, on ne se poserait pas la question. On met tous de soi dans les films. Il y a des choses vraies et des choses fausses. Je pense que c’est important de faire du cinéma de manière inconsciente  et ne pas trop se censurer. Il y a plein de réalisateurs qui jouent dans leurs films… »

Bientôt Astérix

« J’ai terminé le tournage il y a peu de temps. Je suis en plein montage. Il y a beaucoup d’effets spéciaux. C’est un film très ambitieux, avec plein de batailles, des figurants. Je suis très excité. Ca me plaît aussi de faire un film que mes enfants auront envie de voir. C’est aussi un rêve de môme. J’ai grandi avec les bd d’Astérix, que mon fils lit maintenant. Je voulais faire quelque chose de nouveau et j’espère qu’il plaira aux gens ! ».

Lui de Guillaume Canet avec Guillaume Canet, Laetitia Casta, Virginie Efira, Matthieu Kassovitz, Nathalie Baye, Patrick Chesnais au cinéma depuis le 27 octobre.

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