Rencontre avec Agathe Bonitzer au Festival de Cannes

La comédienne Agathe Bonitzer était à Cannes pendant le Festival du Film. Membre du jury du Prix de la Citoyenneté présidé par Valérie Donzelli, elle a vu les vingt-deux films en compétition. Pendant douze jours, elle a donc enchaîné les projections dans le Palais des Festivals mais aussi au Théâtre Croisette de l’Hôtel Marriott où était présenté en ouverture de la Quinzaine des Cinéastes, Ma vie, ma gueule, le dernier film de sa mère, Sophie Fillières, décédée il y a quelques mois. Deux jours avant que le jury du Prix de la Citoyenneté ne récompense à l’unanimité Bird de la réalisatrice Andrea Arnold, nous avons rencontré Agathe Bonitzer sur la Plage Mademoiselle Gray.

France Net Infos : Vous êtes membre du jury du Prix de la Citoyenneté. Quelles sont les qualités auxquelles vous allez être sensible pour décerner votre palmarès ?

Agathe Bonitzer : Le film que nous devons récompenser doit défendre des valeurs humanistes, universalistes, citoyennes, laïques mais l’idée n’est pas de remettre le Prix à  une oeuvre didactique. Il faut avant tout que le film me plaise pour sa mise en scène, sa vision et l’émotion qu’il peut me procurer. Tous les films ne défendent pas des valeurs citoyennes. Ce qui est beau, c’est un film qui suscite des émotions et donne envie de vivre ensemble de la meilleure façon possible.

France Net Infos : Le film de votre mère “Ma vie ma gueule” a fait l’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes. C’était important pour vous d’être présente à la projection pour accompagner le film…

Agathe Bonitzer : C’était un grand honneur que le film soit sélectionné à la Quinzaine ! Faire l’ouverture, c’était l’aboutissement de ce projet chargé en émotion. Le film a été très bien accueilli. C’était une magnifique projection. Après Cannes, je vais continuer à accompagner le film pendant tout le mois de juin dans d’autres festivals. Il sortira à la rentrée, en septembre.

France Net Infos : Quels sont vos projets au cinéma ?

Agathe Bonitzer : Je vais tourner le deuxième film d’un couple de jeunes réalisateurs, Alexia Walther et Maxime Matray. J’avais un petit rôle dans leur premier film. Là, j’aurai le rôle principal et le film va se tourner sur la Côte d’Azur. Je vais jouer une jeune femme qui enquête sur la disparition de la fille de son compagnon. C’est une enquête un peu décalée. J’aime beaucoup leur univers !

France Net Infos : Vous venez de tourner dans “Le dernier souffle” de Costa-Gavras…

Agathe Bonitzer : Je l’ai justement croisé dans une rue de Cannes il y a quelques jours à une heure du matin ! C’était amusant. Son film aborde le sujet de la fin de vie. Les deux personnages principaux sont interprétés par Kad Merad et Denis Podalydès. Je joue moi-même une jeune femme atteinte d’un cancer. Ce n’était pas facile…

France Net Infos : Comme de nombreux autres festivaliers, vous arborez le badge “Sous les écrans la dèche”. Pourquoi soutenez-vous ce mouvement ?

Agathe Bonitzer : C’est très important que toutes les personnes qui travaillent à différents postes dans les festivals puissent avoir leur situation encadrée. Elles sont de plus en plus menacées de précarité, suite aux dernières réformes. J’ai plein d’amis d’une trentaine d’années qui n’arrivent plus à vivre de leur métier alors qu’ils en vivaient il y a dix ans. Ce n’est pas normal : ce sont des personnes indispensables au fonctionnement du cinéma et des festivals.

A propos Laurence

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