C’est une biographie captivante que Jean-David Morvan et Tristan Filaire proposent ici, avec l’ouvrage Stanley Greene – Une vie à vif, paru aux éditions Delcourt, fin mai 2020. Une bande dessinée qui tire le portrait d’un géant du photoreportage de l’après-guerre froide.
C’est Stanley lui-même qui raconte son histoire, ou du moins une partie de sa vie, en commençant par le 9 novembre 1989, à Berlin. Le photographe regarde la foule, devant le mur et il a une curieuse impression. La foule compacte et fluctuante lui rappelle celle d’un concert, avec une énergie palpable qui s’en dégage. D’ailleurs toutes les personnes ont les yeux rivés sur la scène… Il y a des militaires sur ce mur, comme des musiciens qui font comme si les gens dans la fosse n’existaient pas. Mais parmi les vagues de mains à leurs pieds, une paire retient leur attention. Bientôt une jeune femme est hissée à leurs côtés. Sur le mur, elle s’apprête à ouvrir une bouteille de champagne. Stanley immortalise l’instant… Il découvre deux mondes différents qui se rencontrent enfin, la personne d’en bas qui avait peur d’entrer dans la lumière et ceux d’en haut de plonger dans l’ombre.

Stanley Greene – Une vie à vif est une bande dessinée biographique, parue aux éditions Delcourt, présentant une partie de la vie du photoreporter et de sa carrière. Un récit touchant, qui témoigne aussi des horreurs de l’époque, entre les guerres, la vie et la nature parfois dévastatrice.
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