
Avec « Tant pis« , c’est un ami qui nous invitait à une thérapie collective. Une discussion de comptoir sans filtre avec un humour noir piquant.
On se délectait de cet humoriste incapable de présenter son spectacle, qui perdait pied dans une société de plus en plus violente. Une critique au vitriol de notre quotidien où la perte de sens se cristallisait dans un rire cathartique. Aymeric Lompret nous faisait du bien.
Avec « Yolo », la séance d’introspection est tout aussi jouissive mais également émouvante.
L’important c’est pas la chute

Aymeric Lompret enchaîne les sujets avec une brillante écriture incisive et chaotique. Une fuite en avant où s’entremêle des rires exutoires, des malaises hilarants et autres punchlines dignes des pires stand-uppers. Ce SDF cherche par tous les moyens d’attirer notre attention.
Derrière les bons mots, il y a un appel à l’aide. Une profonde solitude qui accapare la scène. Des silences pesants où Aymeric Lompret ricane dans sa barbe, prêt à vaciller dans la folie.
Quand tout va mal, le rire est une arme de survie. « Yolo », on ne vit qu’une fois ! Alors autant en profiter ensemble et sortir de cette société du spectacle. Aymeric Lompret nous tend une main que l’on accepte volontiers.
Aymeric Lompret – Yolo
au Théâtre de l’Européen
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