À Tokyo, un jeune prothésiste ongulaire tombe amoureux d’un Coréen, postant toute sa vie en ligne. Un Internet Love, qui permet à Tenma de sortir de sa routine journalière, et qui va devenir une « obsession « jusqu’à le pousser à une rencontre physique…
Kiko Urino nous offre un Boy’s love en un tome, dont l’actualité ressemble à nos vies citadines et connectées.
À retrouver aux Éditions Glénat Manga depuis le 6 novembre 24.(+14)

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Le décor :
Un jeune homme, le matin, dans sa chambre…
Dès que Tenma ouvre l’œil, toujours allongé dans son lit, il a cette habitude routinière. Attraper son téléphone. L’activer avec la reconnaissance faciale. Ouvrir Instagram, un réseau social où Eunho, un jeune Coréen inconnu, poste sa vie entière ! Spectateur des différents posts, Tenma commence sa journée en se nourrissant de chaque nouvelle photo du Coréen ? Une habitude, qui est devenue une addiction. Même s’il ne le connaît pas, plonger dans sa vie tous les jours à travers ce réseau social, c’est comme s’il en faisait partie. Après avoir développé une sorte d’amitié « virtuelle » pour cet inconnu, il se laisse même influencer par ses posts. Tenma se met au skate, quand Eunho le fait …. Et il s’étonne de commencer à avoir des sentiments affectifs pour ce Eunho, total inconnu vivant à des kilomètres.
Et, comme sa journée commence toujours de bonne humeur, après ce « cyberstalking », le voilà prêt à rejoindre ses collègues de travail, à l’institut de manucure où il bosse.
Aussi, chacune des filles qui travaillent avec lui savent pour le Coréen. Et elles mettent Tenma en garde, sur sa vie « amoureuse ». Celle d’Eunho semble être totalement vide depuis cinq ans. Pas l’ombre d’une copine, ce qui laisse le jeune prothésiste ongulaire, penser que son « idole » est sûrement gay, comme lui !!!!
Il suffit maintenant de passer le pas, et de peut-être, prendre contact….

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Le point sur le manga :
À travers ce boy’s love virtuel, Kiko Urino s’attaque à un réel fait de société actuelle : l’appauvrissement des relations et rencontres physiques à cause des réseaux sociaux. Mais aussi, la capacité que les réseaux ont d’influencer directement nos sentiments envers des inconnus. Et, peut être, passer le pas pour les rencontrer, sans limites géographique, linguistique, de genre …
L’histoire de Tenma, aux Éditions Glénat Manga, est l’histoire intimiste et humaine de tout un chacun. On a cet « Internet Love » naissant d’un symptôme de « cyber stalking » qui va évoluer en une belle histoire de rencontre.
La mangaka met en avant, de manière très romantique, cette relation à distance grandissante, qui va, par le biais d’une « erreur de frappe » , devenir une histoire d’amitié évolutive.
On aime particulièrement le graphisme singulier et très féminin d’Urino Kiko, qui donne à ce quotidien de la jeunesse internationale, des airs de non-binarité dans chacune des représentations du protagoniste principal.
Cliquez ici pour feuilleter les premières pages
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La conclusion :
Une « slice of life » en seulement un tome, publié aux Éditions Glénat manga. Internet Love dépeint plus que jamais un sujet d’actualité avec les relations « fantômes », virtuelles, imaginaires que chacun peut s’inventer ! Du stalking « obsédant » à la rencontre physique maladroite, donnée par ces nouvelles cyber US et coutumes de l’amour, de l’amitié, transcendant les sentiments de chacun.
Sujet super intéressant qui fait se questionner sur la nouvelle nature humaine, que les réseaux éloignent tout en leur permettant une multitude de choix pour se rapprocher !
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