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Jean Prudhomme : au cœur du roman policier

C’est à l’âge de la retraite que Jean Prudhomme décide de prendre sa plume. Ancien cadre d’un organisme de protection sociale, l’auteur a parcouru, pendant trente-trois ans, beaucoup des routes de Lorraine, là où le conduisaient ses missions. Il a eu l’occasion de travailler avec des gendarmes et des policiers, souvent dans une ambiance de franche collaboration. De son goût des livres, de la région Lorraine, chère à son cœur et de son attrait pour le polar naîtront trois romans policiers : « Le reflet de l’ombre », « Elections barbares », « Jogging mortel » de l’éditeur RRoyzz Editions. 

Jean Prudhomme, écrivain

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’ai bientôt 76 ans. Je suis lorrain d’adoption depuis cinquante-cinq ans. Je suis marié, père de quatre enfants et grand-père de sept petits-enfants. J’ai fait ma carrière dans la protection sociale d’abord en Bretagne puis en Lorraine.

Vous êtes l’auteur de trois romans policiers : « Le reflet de l’ombre », « Elections barbares » et « Jogging mortel ». D’où vous est venue cette passion de l’écriture ? Et particulièrement la volonté d’écrire des polars ?
L’envie d’écrire m’est venue par hasard, à la retraite. Le « policier » est un genre qui m’intéresse pour plusieurs raisons. C’est une espèce de jeu de piste qui met en concurrence un lecteur et un auteur. C’est aussi une occasion de mettre en scène des personnages pas si extraordinaires que cela mais qui, se trouvant dans des situations particulières, réagissent avec leur tempérament réel, se découvrent tels qu’ils sont vraiment. Enfin, autant je construis mes personnages, autant le décor est réel.

Votre écriture est-elle inspirée par d’autres auteurs ?
Je ne peux pas le dire vraiment. Pour autant, je ne veux pas entrer dans l’ambiance thriller. Je ne veux pas faire peur. Je dis souvent à mes lecteurs que le roman peut être lu le soir sans être obligé de regarder sous le lit avant d’éteindre… En revanche, j’ai appris beaucoup d’Elizabeth George quant à la « technique » du polar.

Vos histoires sont-elles inspirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ou sont-elles totalement fictives ? Que souhaitez-vous démontrer ? Avez-vous la volonté de faire passer un message particulier ?
Je n’ai rien à démontrer ni de message à faire passer. Je souhaite seulement divertir mes lecteurs. Votre question relative aux faits réels m’est souvent posée. Je suis amené à faire une « réponse de normand » : l’imaginaire puise dans la réalité, vécue ou non. Ce qui est sûr, c’est que je ne me plonge pas dans les « faits divers » des journaux. Ma démarche consiste à choisir un thème et à construire un personnage qui va illustrer, animer celui-ci. Bien sûr, plus ou moins consciemment, je peux m’impliquer à travers l’attitude d’aucuns. L’histoire, elle-même, est totalement fictive : la responsable est mon imagination.

Les intrigues des trois romans se déroulent principalement sur le sillon Lorrain. Pourquoi ce choix ?
Pour la raison principale que je souhaite écrire des romans policiers de terroir. Ce qui explique la présence d’un gendarme dans les enquêtes. Le terroir est, pour moi, à dimension d’homme et me rappelle ma prime jeunesse vécue à la campagne. Plus tard, j’ai résidé une quinzaine d’années dans le Saintois, région de Meurthe et Moselle située au sud de Nancy. Elle m’a inspirée lors des premiers romans.

Quelles sont les réactions de vos lecteurs à propos de vos trois romans ?
La fidélité… ce qui est encourageant, n’est-ce-pas ! En général, ils aiment l’histoire et son déroulement. Ils trouvent que « ça se lit bien ».

Que vous apporte l’écriture ?
Beaucoup de plaisir… surtout quand j’écris le mot FIN ! C’est malgré tout une souffrance car les mots ne viennent pas toujours quand j’en a besoin, les situations m’échappent quelquefois. Je dois préciser, ici, que je laisse beaucoup de liberté à mes personnages tant qu’ils sont crédibles. Ce qui fait qu’ils m’entrainent vers des situations que je n’avais pas imaginées et que je dois gérer. Enfin, pour être honnête, il y a des périodes de panne, de traversée du désert et là… il paraît que je suis pénible !

Bientôt un projet de quatrième roman ?
Oui, bien sûr ! Plusieurs idées sont en lice… et beaucoup d’hésitations tant sur le thème que sur l’histoire elle-même. L’accouchement n’est pas pour demain, donc j’attends le prochain « scanner » pour me projeter.

 

« Le reflet de l’ombre »

Tout commence en 1942, sombre période de l’Histoire de France. Mais les répercussions des événements de cette époque vont apparaitre seulement en 2000. Les rancœurs et antagonismes accumulés de génération en génération vont semer le trouble dans un village au sud de Nancy. Jusqu’à l’irréparable. Vengeance, soif de vérité ou de justice, destins de femmes qui se croisent, tous ces éléments vont rendre difficile l’enquête de l’adjudant-chef Rochouart.

 

« Elections barbares »

Jeanne Ceilhac aimerait pouvoir changer la vie des habitants de son village. Edmond Grangier veut conserver le pouvoir. Le moment idéal pour eux est la campagne électorale pour les municipales. Mais une élection peut, par la publicité qu’elle suscite, faire remonter des rancoeurs. Elections barbares raconte l’enquête menée par l’adjudant-chef Rochouart* suite à la mort de trois personnes dont un élu, pendant les élections municipales de Laneuveville en Saintois. Parallèlement, chacun possède une histoire. Chacun, à un moment donné, a pris des décisions qui sont parfois susceptibles de générer des situations incontrôlables. Les destins croisés de personnages rendent les opérations judiciaires particulièrement difficiles. Les vraies raisons d’agir correspondent-elles aux mobiles retenus par les enquêteurs ?

 

« Jogging mortel »

« Plus le mensonge est gros, mieux il passe … » Plus la situation est grave, plus le mensonge se justifie … pour son auteur. Le gendarme Rochouart, promu major et muté en Moselle, devient chef d’une brigade de recherches à Sarrebourg. Cette nouvelle responsabilité multiplie les difficultés et les tensions. Pour l’heure, il doit démêler une affaire particulièrement compliquée mettant en scène des associations, des groupuscules et des personnages éminemment troubles et potentiellement dangereux. Les actions sont menées dans le Saulnois mais aussi à Metz et à Nancy. L’histoire commence sur les Côtes de Delme, un dimanche matin…

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