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Le Nord réussi à Bouhanni

Nacer Bouhanni, champion de France de cyclisme sur route en 2012 à Saint Amand les Eaux, gagne dans le Nord. Il remporte le 81ème grand prix de Fourmies au sprint devant le coureur allemand André Greipel et le coureur de l’équipe Europcar, Bryan Coquard.

Le coureur alsacien de la Fdj.fr a remplacé au dernier moment l’autre sprinteur de l’équipe, Arnaud Démare victime d’une chute et tout à fait remis de ses blessures. Troisième de Brussels Cycling Classic, la veille, Nacer Bouhanni voulait sa revanche face au sprinteur allemand de la Lotto Belisol, lauréat ce samedi de l’ancien Paris-Bruxelles.

Victoire de Nacer Bouhani devant André Greipel et Bryan Coquard
Victoire de Nacer Bouhani devant André Greipel et Bryan Coquard

Le départ de la course est donné à midi, tout de suite, on sent la nervosité dans le peloton. Le peloton roule vite, à près de 60 Km/h. Quelques coureurs tenteront bien de s’échapper, mais le peloton n’était pas décidé à les laisser partir.il faudra attendre près de 50 kilomètres pour qu’une échappée prenne forme, ils seront 6 : Perrig Quemeneur (Europcar) Julien Duval (Roubaix Lille Métropole) Sander Helven (Topsport Vlaanderen), l’Espagnol Angel Madrazo (Movistar), Clément Koretzky (Bretagne Séché), ainsi que le Colombien Carlos Julian Quintero (Colombia).

A trois tours de l’arrivée soit 33 km, Clément Koretsky et Sander Helven, incapable de suivre leurs compagnons d’échappée les verront partir, le peloton à 1minutes 30, qui avait laissé jusqu’à 6 minutes aux hommes de têtes les reprendront rapidement. Depuis le départ, les coureurs de Marc Madiot (Fdj.fr) sont aux avants postes et contrôlent la course, ils assureront le regroupement général au tour suivant, tout est à refaire pour les échappés. Avec un tempo élevé, les hommes de la Fdj.fr ont fait exploser le peloton, un groupe d’environs 45  coureurs est à l’avant. A 7 kilomètres de l’arrivée, Kristjan Kören (Cannondale), Maciej Bodnar (Cannondale), Romain Bardet (AG2R La Mondiale), Leonardo Duque (Colombia) et  Alessandro Malaguti (Androni-Venezuela) attaquent, sans succès. Dans un sursaut d’orgueil, le sprinteur d’AG2R La Mondiale, Samuel Dumoulin attaque a moins de 3 kilomètres de l’arrivée, il distance rapidement le peloton qui l’absorbera quelques centaines de mètres plus loin sous le commandement de la Cannondale. L’arrivée se jugera au sprint.

Et pour lancer le sprint c’est André Greipel qui s’y colle, mais collé dans sa roue Nacer Bouhanni le passe à 20 mètres de la ligne, et récolte ainsi son 8ème succès depuis le début de la saison.Marcel Kittel ne disputera pas le sprint et se classe 73ème a plus de 4 minutes du vainqueur, quand à Alberto Contador, il réalise une belle performance, en se hissant 47ème, à 10 secondes de Bouhanni.

Voiture n° 17

Afin de vivre la course de l’intérieur, l’équipe Europcar m’avait accepté au sein de la voiture de Dominique Arnould (ancien coureur spécialiste du cyclocross mais également vainqueur de la première étape du Tour de France 1994) et d’un mécanicien de l’équipe. Le rendez-vous est donné à 11h45 au bus de l’équipe. Nous montons dans la voiture après que le mécanicien de l’équipe ai chargé la voiture de roue, de ses outils pour intervenir le plus rapidement possible sur les vélos.

Dès les premières minutes de course, le directeur sportif sent que la course risque d’être ennuyeuse si une échappée ne se dessine pas rapidement et anime la course, c’est l’expérience d’ancien coureur qui parle, et effectivement le peloton contrôlé majoritairement par les hommes de la Fdj.fr, ne laisseront aucune chance à une échappée. La voiture étant positionnée en 17ème, il nous est impossible de voir le peloton et de prendre quelques photos. Seul radio tour nous donne quelques informations. On y apprend par ce bien que le coureur breton Cyril Gautier tente de s’échapper accompagné par d’autres coureurs sera veine, ils n’auront que 15 à 20 secondes d’avance.

Dominique Arnould me propose alors, comme nous alors effectué 3 tours d’un circuit de me déposer au sommet d’une côte ou se joue le prix des monts afin de pouvoir réalisé quelques photos et me reprendre le tour suivant pour me repositionner au ravitaillement, j’accepte volontiers. Lors de la descente de voiture, le peloton est encore groupé, mais lors du passage des coureurs devant moi, je constate une échappée de 6 coureurs dont un de notre équipe suivie ce jour, Perrig Quemeneur. Lui et ses compagnons cumuleront jusqu’à 6 minutes d’avance, mais plus la ligne d’arrivée se rapproche et plus cet écart diminuera. La voiture Europcar, positionnée derrière les hommes de tête arrive, je m’y engouffre rapidement et nous reprenons la route, un bras se lève, celui de Perrig qui appelle sa voiture, pour un bidon ?des barres énergétique ? Un problème mécanique ?oui il manque d’huile sur sa chaine, dans une chorégraphie de ballet, le coureur de déporte vers la droite et le mécanicien déjà armé du lubrifiant se penche par la fenêtre afin de lubrifier la chaine, en quelques secondes le problème est résolu, le coureur repart vers ses compagnons d’échappés et nous nous retrouvons dans la file des voitures suiveuses. N’ayant qu’une voiture, Dominique décide de s’arrêter sur le bas-côté quelques kilomètres plus loin afin d’attendre le reste de ses coureurs resté dans le peloton. Le directeur sportif aidé de son mécanicien tenteront de ravitailler en bidons les coureurs, mais par manque de chance, ceux-ci sont positionnés sur le côté opposé, aucuns coureurs ne récupérera de bidons. Une fois le peloton passé, nous reprenons notre place dans la file des voitures suiveuses, à la 17ème place, pourquoi cette position ?elle ne reflète pas les résultats d’une équipe mais elle résulte simplement d’un tirage au sort effectué pendant la réunion des directeurs sportifs qui avait lieu, un peu plus tôt dans la matinée, aujourd’hui, la chance n’était pas du côté de la voiture Europcar.

La zone de ravitaillement arrive, je descends de voiture afin d’attendre le dernier passage des participants au 81ème grand prix de Fourmies, armé d’un récepteur radio, je scrute les infos distillées par Radio Tour, j’y apprends que l’écart entre le peloton et les 6 hommes de têtes se réduit sensiblement descendant ainsi à 3 minutes puis remonte doucement a près de 4 minutes 15. Les hommes de tête passent, suivi quelques instants plus tard des coureurs restants dans le peloton. Certain coureur abandonneront sur chute ou par manque de force, nous sommes en septembre et la saison commencée depuis fin janvier commence à se faire sentir et les forces manquent.

La voiture Europcar arrive, je lève le bras pour me signaler et monte dans la voiture rapidement afin de ne pas retarder Dominique Arnould. Les coureurs ont déjà parcourus 127,4kilomètres, il leur en reste 77 kilomètres à parcourir. Au prochain passage sur la ligne je quitterai la voiture afin de suivre la course à l’aide des écrans géants positionnés à proximité de la ligne d’arrivée et des commentaires de l’infatigable Daniel Mangeas, la voix du Tour de France et autre course cycliste et réaliser quelques photos avant que les coureurs ne se disputent la victoire au sprint.

Pour cette expérience unique, je tiens à remercier l’équipe Europcar, son directeur sportif Dominique Arnould, les mécaniciens, et les coureurs sans qui il n’y aurait pas de courses.

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