La neige en deuil – Une adaptation du roman d’Henri Troyat aux Éditions Rue de Sèvres

Dans un petit village de montagne, les habitants apprennent, médusés, qu’un avion venant des Indes s’est écrasé. La neige est en deuil, mais il est impossible pour les secours de monter « ramasser » ce qu’il reste. Cette nouvelle commence, pourtant, à donner quelques idées à certains, avec un trésor à retrouver. Dont Marcellin, le jeune frère d’Isaïe, vivant seul à l’écart du village.

Un one shot pour traduire avec puissance toute la beauté de l’œuvre d’Henri Troyat. Et l’émotion d’une trahison fraternelle. 

Disponible depuis le 27 septembre 23 aux Éditions Rue de Sèvres.

La neige en deuil © Éditions Rue de Sèvres
  • Le décor :

Le ciel d’un bleu sombre. Un avion…

Il pleut. La visibilité est misérable. Le petit appareil fonce tout droit sur le sommet de la montagne.

Le matin…

Isaïe, un quinquagénaire, vit avec son jeune frère, dans une maison isolée du village. À l’aube, il est déjà à la recherche des quelques bêtes qu’ils possèdent. Les chipies se sont trouvé un endroit où l’herbe était plus savoureuse. Il faut à présent les redescendre jusqu’à la bergerie. Tandis que Marcellin est sûrement encore vers la ville. Une petite vie tranquille qu’Isaïe mène depuis le drame. L’accident… Mais son esprit est comme la montagne à présent. Ils ne veulent plus de lui. Les limites sont dépassées depuis les traumatismes. Pourtant, jadis, il fut un sacré grimpeur, renommé et respecté.

En traversant le village, chaque habitant échange quelques mots avec le « vieil homme sénile ». Même le gendarme, qui lui apprend qu’un avion se serait écrasé dans la nuit sur les cimes. Mais lorsqu’il dit que son frère est sûrement parti chercher du travail en ville, il a du mal à comprendre les rires moqueurs des villageois.

Ce n’est pas grave. Isaïe se contente de son petit train-train de vie et espère que Marcellin sera disposé et bientôt près de lui à la maison de leur enfance.

La neige en deuil © Éditions Rue de Sèvres
  • Le point sur la BD :

Un roman, un film… La neige en deuil trouve à présent un autre moyen d’impacter les esprits, en format XL aux Éditions Rue de Sèvres.

Dominique Montféry traduit avec grandeur l’œuvre d’Henri Troyat. La montagne prend toute sa splendeur et sa dangerosité à travers les illustrations réalistes et immenses en pleine page. Les visages sont « burinés », fatigués par une vie difficile. Et la narration intimiste d’un des protagonistes ajoute à cette plongée dans le néant dont il a été frappé. Le lecteur ressent cette solitude, cet abandon de la raison dont il fait l’objet. Ces souvenirs semblent nébuleux, mais réels, ce qui nous perd dans le cheminement des événements, et l’issue du récit. Pour mieux nous rattraper pour ce final plein d’émotions.

Les sentiments de ces deux frères aux personnalités totalement opposées remontent dans notre cerveau pour créer des émotions très impactantes, à la fois cruelles et douces comme la montagne.

La neige en deuil © Éditions Rue de Sèvres
  • La conclusion :

Une très belle adaptation, superbement traduite en images, aux Éditions Rue de Sèvres ! La neige en deuil, un one shot réussi qui vous prend aux tripes, et aux sentiments avec tout cet amour et cette haine qui transcendent les images et ce récit dramatique. Une version intemporelle du roman d’origine magnifiée par son réalisme poignant, et un auteur à découvrir avec son autre titre : Mortel Imprévu !

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, et couteau en second sur Le bon goût des choses ( végétarien, végétalien)

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