
« Le jeu de l’amour et du hasard » de Marivaux revisité en soap opéra à l’américaine, il fallait y penser. L’idée est complètement barrée et son adaptation à mourir de rire. Une mise en abîme délirante d’un tournage qui vire au règlement de comptes entre comédiens. Ça part dans tous les sens avec panache. Un cocktail absurde entre Les Robins des Bois, Les Nuls et Kad et Olivier. Mais La Comédie Presque Française dépasse ces références et affirme son propre univers déjanté.
Tous les comédiens jouent subtilement le surjeu sans sombrer dans la caricature indigeste. Et quand les caméras s’éteignent, la finesse d’interprétation est encore plus visible. « Les Feux de l’Amour et du Hasard » est une bouffée de plaisir brut à prendre au 50ème degré. La mise en scène regorge de blagues visuelles et d’un rythme crescendo ponctué de malaises hilarants. C’est la comédie de l’été à ne pas rater, et qui deviendra culte à la rentrée.
Une folle parenthèse nostalgique, régressive et philosophique, car comme dirait Bob Flanagan : “Derrière un verre vide, il y a toujours un homme plein.”
Les Feux de l’Amour et du Hasard
jusqu’au 2 septembre à La Comédie de Paris
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