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« J’aime ce qui vacille » de Rose-Marie Pagnard

J’aime ce qui vacille » de Rose-Marie Pagnard

                                                                                                                                                                                                             Rose-Marie Pagnard nous présente ici son onzième roman. Elle est née en 1943 et vit dans le Jura suisse.

L’auteur nous raconte pour la première fois une histoire qui fait partie de son expérience personnelle. Des parents, Illmar et Sigui,  essaient de reprendre goût à la vie suite à la perte de Sofia, leur fille toxicomane. Une écriture qui vacille, comme le titre l’indique, de situations en situations; des sentiments différents tout au long du livre en passant par la culpabilité, le chagrin, l’amour, la folie… Comment apprendre à revivre sans son enfant et pourquoi? Les parents se trouvent dans un tourbillon sans fin et ne savent pas comment en sortir tant leur chagrin est intense… Comment survivre après un tel drame? Rien n’est plus cruel que de perdre son enfant. Chacun essaye de s’en remettre à sa manière: la mère se sent coupable et mène son enquête, recherche différents indices (lieux, personnes…) sur les traces de sa fille; le père se lance dans le projet d’un bal qui réunira tous les habitants de la tour où ils vivent, il veut reprendre contact avec l’extérieur, avoir une vie sociale.

Ils ont besoin de faire leur deuil, de comprendre pourquoi et comment Sofia a fait ses choix; on ressent des sentiments différents à chaque étape du deuil et on ne comprend que trop bien les parents qui se rattachent à chaque petits instants de la vie de Sofia. À travers Illmar et Sigui, on peut ressentir la présence de Sofia tout au long de ce livre comme un personnage à part entière et bien présente à chaque instant.

Au travers ce livre rempli d’émotions, nous ressentons toute la peine et les efforts que les parents font pour se sortir de cette situation qu’ils savent sans fin. Nous pouvons essayer de continuer à vivre mais à jamais la douleur restera ce poids en nous. Une histoire poignante, une écriture vacillante telle les sentiments, les personnages, les différentes situations quelquefois extravagantes et incongrues mais surtout vacillante comme la vie elle-même, qui ne tient qu’aux choix que nous faisons, à trois fois rien car tout peut arriver à chaque seconde, elle ne tient qu’à un fil. Nous pouvons être et ne plus être en un rien de temps, alors n’hésitons pas, profitons-en à bon escient!

 

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Un commentaire

  1. L’article donne vraiment envie de lire ce roman!

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