Un palais au village : Autobiographie chez La Boîte à Bulles

L’histoire de Minna Yu, l’autrice, et de son enfance dans un petit village du Sud de la Chine. D’une vie simple et sans prétention, elle va passer « princesse » d’un palais au village » grâce à la notoriété et l’enrichissement soudain de son père.

Un changement compliqué pour toute la famille et la communauté, confrontant l’ensemble à des « nouveautés » un peu futiles mais agréables.

Ce one shot est disponible aux Éditions La Boîte à Bulles depuis le 8 juin 2022.

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Un palais au village © La Boîte à Bulles
  • Le décor :

Nannan, du haut de ses 5 ans, parcourt la forêt à la recherche de ses délices : elle picore quelques Nianzai, des fruits sauvages de la région. Puis, en s’amusant, tombe d’une butte. Malgré ses blessures, cela ne l’empêche pas de rentrer à la maison.

C’est la vie, dans ce petit village du Sud de la Chine, que l’on surnomme : « Le trou du serpent ». Une vie dure et difficile. La petite communauté est composée de dix familles seulement, vivant de ce que leur apporte la nature, grâce à leur plantation.

Ici, tout le monde fait partie d’un grand « tout ». Il y a la tante 1, la tante 2 , 3 … Les oncles, c’est pareil. Et tout le monde essaye de s’entraider. Pour avoir de l’eau pour se laver ou cuisiner, il faut aller la chercher à trente minutes de marche. Pour aller à l’école, c’est plus d’une heure.

La petite fille vit avec sa mère et ses deux frères. Car Papa travaille très loin et ne rentre que deux fois à l’année. Les journées se remplissent avec le ménage dans la maison, le ramassage des patates douces dans les champs, et les regroupements autour de la table familiale, lorsque maman a fait cuire le tout et qu’ils mangent tous ensemble. Comme elle n’a que cinq ans, Nannan ne va pas encore à l’école et suit sa mère dans toutes ses activités de la journée. Quelquefois, maman pleure toute seule. Personne ne sait pourquoi.

Mais, un jour, Papa rentre à la maison. Et là, la communauté apprend qu’il est devenu riche, et qu’il va faire construire une vraie maison pour sa famille !!! Entre autres, car il a plein de projets auxquels personne n’est encore très préparé !!!!

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Un palais au village © La Boîte à Bulles
  • Le point sur la BD :

Un véritable hommage à la culture et à la maman de l’autrice, grâce à ce one shot : un palais au village. Minna Yu raconte son enfance précaire mais heureuse dans un petit village qu’elle nous fait découvrir. De sa vie toute simple et sans prétention, avec le combat quotidien de débrouillardise de ces dix familles ayant investies un petit coin de montagne pour survivre vivre. Une vie de labeur, fatigante et harassante où la petite fille recherche des réponses affectives auprès de ses frères, et de sa mèreÀ l’ascension sociale et financière d’un père, qui vient chambouler toutes les habitudes d’une communauté bien trop ancrée dans ses US.

L’autrice donne un ton assez amusant et ultra minimaliste à son récit aux Éditions La Boîte à Bulles, qu’elle narre du haut de sa vision des choses lorsqu’elle avait cinq ans. Toute sa naïveté et ses « ambitions » par rapport à tout ce qui l’entoure. Ses observations et les conclusions de son ressenti vis à vis des situations !

Son graphisme signe cette naïveté, et donne un ton innocent et frais, malgré une atmosphère assez sociale et documentaire. On découvre certains fruits chinois et leur nom, une culture, l’unité d’un « peuple » face aux faiblesses et à la démesure de ce qui se produit !

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Un palais au village © La Boîte à Bulles
  • La conclusion :

L’autrice dépeint avec candeur son enfance dans cette micro-société insignifiante au milieu des montagnes de Chine. Et nous rend avec espoir, amusement, moquerie et drôlerie, toutes les situations de l’enrichissement social et économique du village ! Publié chez La Boîte à Bulles, ce one shot est un témoignage plein d’émotions sur ce que nos sociétés modernes ont un peu trop mis de côté : l’entraide, les fêtes importantes des communautés, la solidarité !!!

Un palais au village, une autobiographie tellement pittoresque, portée par cette vision espiègle de la vie, mise bout à bout avec ces graphismes enfantins !!! Plus qu’un hommage à sa mère, un hymne aux communautés en plein développement  !!

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, et couteau en second sur Le bon goût des choses ( végétarien, végétalien)

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