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The Darkest Hour le 11 Janvier au Cinéma

        Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.

Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…

Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette…  S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

 NOTES DE PRODUCTION

 

Cinq jeunes gens se retrouvent isolés à Moscou à la suite d’une attaque extraterrestre, et doivent se battre pour survivre.

 

DES ALIENS À MOSCOU

 

Le producteur Tom Jacobson raconte : « Il y a à peu près cinq ans, Monnie Wills, la productrice exécutive, et moi-même discutions de ce qui pourrait se passer si une attaque d’aliens avait lieu. J’aime les histoires de science-fiction mêlant des thèmes classiques, qui suivent le destin de personnes ordinaires plongées dans des circonstances extraordinaires. Qu’arriverait-il si l’humanité était attaquée, vaincue et occupée ? C’est de là que tout est parti.

« J’aimais aussi l’idée de gens en territoire occupé qui refusent de capituler, comme dans les films sur la Résistance française. Notre film s’inspire un peu de ces grands films de guerre de la Seconde Guerre mondiale, sauf que les ennemis sont très différents. Ce genre permet d’explorer la dimension héroïque des hommes et le comportement humain face à de terribles épreuves. »

Tom Jacobson s’est tourné vers son vieil ami Leslie Bohem et sa partenaire en écriture, M.T. Ahern, pour écrire l’histoire. Il raconte : « Les et Megan ont écrit une formidable histoire de survie, à laquelle nous avons par la suite ajouté un élément de surprise et d’originalité en prenant la décision de tourner à Moscou. Cela a tout changé : le profil des personnages, leur identité et la raison de leur présence en un lieu qui leur est étranger. Moscou a la réputation d’une ville vivante, vibrante, excitante, mais finalement peu de gens y sont allés – la plupart des Américains n’y ont jamais mis les pieds. C’est le genre d’endroit idéal pour des jeunes en quête d’aventure et de découverte. Cette idée de placer des étrangers dans une terre qui leur est étrangère, et de les confronter à une attaque encore plus étrangère, était vraiment très excitante. »

Cette décision prise, le scénariste Jon Spaihts a commencé à travailler sur un nouveau scénario situé à Moscou, et le cinéaste Timur Bekmambetov, à qui l’on doit WANTED : CHOISIS TON DESTIN et NIGHT WATCH, lui-même basé à Moscou, a rejoint le projet comme producteur.

Tom Jacobson commente : « Timur adore la science-fiction et était attiré par la dimension visuelle du projet, et il a une connaissance parfaite des modalités pratiques de la création d’un film à Moscou. »

Timur Bekmambetov explique : « Moscou est un environnement unique, très intéressant visuellement parce qu’aucune ville ne lui ressemble. Elle n’est pas aussi élégante que Paris, pas aussi immense que Manhattan ; mais elle a son propre style, son ambiance, sa lumière. Et puis la culture russe est différente, nous avons aussi une histoire du cinéma qui nous est particulière, et qui a d’une certaine manière influencé les films faits en Russie. Le public va ressentir cela, cette nouveauté. La formule d’un film réussi, c’est une histoire qui implique les spectateurs et se déroule dans un univers unique. »

Tom Jacobson reprend : « Ici, nous avions une histoire excellente avec des personnages intéressants, et nous l’avons tournée dans un lieu particulier qui devient lui-même un élément dramatique. Moscou a une force visuelle, une puissance architecturale que nous voulions montrer au public. C’est une ville qui a la réputation d’un endroit haut en couleur, avec une vie nocturne très dynamique et beaucoup d’argent. Nous voulions saisir cette atmosphère de nouvel Ouest sauvage… L’énergie, le clinquant, le glamour, le bruit, la musique, toute cette vie qui pulse… puis le silence après la chute. »

Il poursuit : « Timur a une imagination débordante et une vraie vision artistique. Avec son studio d’effets visuels moscovite, Bazelev, ils ont commencé à travailler sur le développement visuel deux ans et demi avant de tourner, et ils ont créé des concepts, des animatiques qui ont donné une vraie direction au film. Ils ont dessiné les premiers concepts des aliens et les images de Moscou vidée de sa population – ce n’est pas rien de vider une ville de 14 millions d’âmes. Ils ont aussi conçu visuellement les tours que construisent les extraterrestres. »

 

Un an avant le tournage, le réalisateur Chris Gorak a été choisi pour diriger le film. Tom Jacobson raconte : « J’avais adoré son film LOS ANGELES : ALERTE MAXIMUM. Je l’avais trouvé authentique, sincère, effrayant, crédible, avec une très bonne direction d’acteurs et une histoire racontée avec conviction – tout ce dont nous avions besoin.

« Chris a tout de suite senti l’importance de l’évolution des personnages, de leur prise de conscience, de leur apprentissage d’eux-mêmes et de leur ennemi. La force émotionnelle de l’histoire repose entièrement sur eux, ils sont notre fenêtre sur les événements. Chris a été décorateur et directeur artistique, il maîtrise donc parfaitement l’aspect visuel et a non seulement filmé Moscou de manière très belle et efficace, mais il en a aussi fait une ville post-apocalyptique parfaitement crédible. »

Le réalisateur note : « Historiquement parlant, Moscou possède une culture qui ne ressemble à aucune autre. C’est vraiment l’ultime frontière, mais une frontière dense et riche. Les personnages se retrouvent dans un environnement qui leur est inconnu, à commencer par la langue, qu’ils ne parlent ni ne lisent – les panneaux indicateurs ne leur sont d’aucune utilité pour s’orienter puisqu’ils sont écrits en cyrillique. Leur histoire devient vraiment celle d’individus en terre étrangère, hostile, qui doivent trouver le moyen de survivre.

« Je voulais montrer Moscou comme on ne l’a jamais vue dans un film américain, choisir des lieux chargés de puissance et capables d’impacter les personnages – on les voit tout petits devant des bâtiments immenses, imposants. Je voulais filmer les lieux clés, la Place Rouge, le pont du Patriarcat, la cathédrale du Christ-Sauveur, pour obtenir une carte postale d’une grande richesse qui nourrit l’histoire. »

Chris Gorak ajoute : « J’ai été séduit par le côté science-fiction apocalyptique, mais surtout par le fait que les aliens sont invisibles et l’idée qu’ils affectent l’électricité. J’y ai vu un vrai défi en tant que cinéaste. »

Tom Jacobson reprend : « Même si c’est un film de science-fiction, nous voulions rester crédibles. Nous avons donc soigné l’aspect scientifique. Ces êtres sont à la fois mécaniques, électromagnétiques, et leur « sang » est de l’électricité. Ils génèrent un bouclier qui les rend invisibles, un élément qui est à la fois une arme et un moyen de défense. »

Le réalisateur observe : « Leur attaque a renvoyé la Terre à l’âge de pierre. Pas d’électricité, pas de téléphone. Les personnages vont devoir apprendre à survivre dans ce nouveau monde et à découvrir la nature de leurs ennemis pour pouvoir leur échapper. Les aliens émettent une onde énergétique qui pénètre tout ce qui les entoure et détruit ce qui est conducteur d’électricité. C’est leur façon de chercher et de voir. Ce ne sont ni des rayons X, ni des infrarouges, mais quelque chose de radicalement nouveau. Nous avons complètement renversé les conventions du genre horrifique : ce n’est plus l’obscurité qui est dangereuse, mais la lumière du jour, car les aliens sont invisibles mais leur présence illumine les lampes électriques. Une ampoule devient donc un moyen de les repérer. »

Chris Gorak précise : « Une des caractéristiques qui les rend redoutables, c’est la violence de leur attaque. Ils « atomisent » les humains, les pulvérisent – c’est très violent, organique et assez chaotique. Ce n’est jamais parfait : chaque humain qui se volatilise le fait différemment. Cette « démolécularisation instantanée des particules » s’appuie sur des lois physiques, et le public va vraiment sentir le danger, même si nous avons pris soin d’éviter le gore.

« Avoir affaire à des personnages invisibles n’est pas une mince affaire pour les montrer à l’image ! Nous avons donc choisi de leur donner un point de vue quand ils attaquent les humains. On peut ainsi indiquer leur position, et faire passer l’idée que ce sont des êtres intelligents, doués de réflexion. Ils voient les pulsions électriques qui naissent dans notre cerveau et parcourent notre colonne vertébrale pour se répandre dans notre corps. »

Le réalisateur raconte : « Timur est incroyablement créatif et il a apporté sa patte personnelle à la création de nos aliens, de leurs mouvements et de leurs activités. Il apporte toujours cette petite touche qui rend les choses spéciales. Il veille à respecter une certaine philosophie de la science-fiction. Que sont ces êtres, de quoi sont-ils faits, que veulent-ils ? Nous avons beaucoup discuté de tout cela, ce qui a donné naissance à des moments comme les ampoules qui clignotent à l’approche des extraterrestres. »

Tom Jacobson commente : « C’était une très bonne combinaison : Chris a apporté son sens du réalisme, en ancrant l’histoire et les personnages dans le concret, et Timur a apporté une certaine théâtralité, une énergie. Ils se complétaient parfaitement. »

 

DU JAMAIS VU… EN 3D

 

Chris Gorak explique : « Nous avons choisi de tourner en 3D pour capter l’environnement et cette ville incroyable d’une part, et de l’autre, pour rendre encore plus vivants nos aliens et la terrifiante façon dont ils volatilisent les êtres vivants. Nous nous sommes dit que la nature électrique des aliens rendrait fantastiquement bien en 3D. Tourner le premier film en 3D à Moscou était aussi une chance à ne pas rater. »

Tom Jacobson commente : « Le film est un voyage intense, au plan émotionnel comme au plan visuel. Chris et notre directeur de la photo, Scott Kevan, ont conçu les plans spécifiquement pour la 3D avec une grande profondeur de champ derrière les personnages, ce qui donne l’impression d’être vraiment sur place avec eux. Le côté aventure et découverte se prête parfaitement à ce format. Nous avons aussi voulu filmer l’action d’une manière naturelle, ce qui n’a pas été vu souvent en 3D. »

Peu avant le début du tournage, Stefen Fangmeier, superviseur des effets visuels réputé, a rejoint l’équipe. Monnie Wills commente : « Timur a joué un rôle fondamental dans le développement des concepts préliminaires – la manière de définir les mouvements des aliens par leur énergie électrique, le fait qu’ils illuminent les objets électriques autour d’eux, leur façon de détruire les humains et les êtres vivants, et une partie des éclairs qu’ils émettent. Mais c’est Stefen qui a trouvé comment transcrire tout cela à l’image. Il était très important que ça n’ait pas trop l’air d’images de synthèse, que l’on ait l’impression que cela arrive vraiment. »

Chris Gorak ajoute : « Stephen a apporté beaucoup de créativité et il a le sens du détail – des qualités qui lui viennent de ses années d’expérience dans les effets spéciaux et dans la réalisation. »

Tom Jacobson note : « Le résultat est un mélange de réalisme et de fiction ; l’histoire se déroule dans notre monde réel mais il y a quand même ce sentiment d’émerveillement, ce côté spectaculaire. Stefen a travaillé main dans la main avec Dmitry Tokoyako, le superviseur des effets visuels de chez Bazelev. »

Tourner en 3D rend le travail des acteurs encore plus important. « Il est essentiel pour le spectateur de pouvoir nouer un contact viscéral avec les personnages, parce qu’avec la 3D, vous ne pouvez pas monter trop cut et forcer l’attention du spectateur ou l’orienter artificiellement, il faut le laisser avancer avec les personnages. Heureusement, nous avons des acteurs fantastiques. »

Monnie Wills précise : « Le public a soif d’inédit. Mais les gens n’entreront pas dans l’histoire, ils ne vivront pas le frisson s’ils ne vivent pas au rythme des personnages. Pour nous, le plus important était d’abord de créer le lien entre les spectateurs et les personnages, et ensuite de les entraîner dans une expérience palpitante, servie par la 3D, sans que celle-ci ne prenne jamais le pas sur l’action. »

 

EN TERRE INCONNUE

 

Chris Gorak confie : « Emile Hirsch m’avait époustouflé dans INTO THE WILD et Olivia Thirlby était pour moi idéale pour le premier rôle féminin. Max Minghella et Rachael Taylor sont eux aussi des acteurs fantastiques, tout comme Joel Kinnaman. Ils ont formé un vrai groupe. »

Monnie Wills explique : « Sean, le personnage joué par Emile Hirsch, et Ben, celui de Max Minghella, se rendent à Moscou pour affaires. Ils sont amis d’enfance. Ben est celui des deux qui a l’esprit le plus pratique, Sean a un petit grain de fantaisie. Ben est organisé, il a toujours un plan. Sean apporte l’énergie, le fun, et il sait réfléchir en dehors des sentiers battus. »

Emile Hirsch explique : « Au début, Sean est du genre insouciant. Mais il s’adapte bien aux situations difficiles, et cette qualité va lui être très utile. Il sait garder son calme. C’est un type héroïque, courageux, qui sait qu’il doit prendre des risques s’il veut espérer survivre. »

Tom Jacobson commente : « Emile a beaucoup d’assurance. Il est complètement dans la peau de son personnage, ce qui le rend convaincant. Il a une façon de caractériser son personnage qui le rend divertissant et attachant. Il vous fait entrer dans l’histoire. Il a un charme naturel, une vraie finesse d’esprit, et de l’authenticité, tout en ayant un instinct très fiable. »

THE DARKEST HOUR est le premier film de science-fiction de ce jeune acteur salué pour ses rôles dramatiques. Chris Gorak note : « Emile a apporté à Sean son réalisme et sa subtilité. C’est un acteur qui travaille en profondeur et cherche à camper le personnage le plus riche et le plus détaillé possible. Pendant des mois, nous avons développé le personnage ensemble, et travailler avec Emile a été une expérience formidable. Je le connaissais depuis LES SEIGNEURS DE DOGTOWN, sur lequel j’étais chef décorateur, mais là je l’ai vraiment découvert en tant qu’acteur. »

Emile Hirsch commente : « Même si c’est un film de science-fiction, le scénario avait un ton spécial, et j’ai pensé que je pourrais vraiment apporter quelque chose au film en tant qu’acteur. Il y a un vrai développement des personnages, une intensité dramatique qui vous prend aux tripes. De la peur, du suspense, de l’excitation dès la lecture du scénario. Quand j’ai rencontré Chris, il m’a montré le storyboard, les dessins préparatoires. Il y avait vraiment une ambiance spéciale, gothique, angoissante, étrange. Je n’avais qu’une hâte : faire le film ! »

 

L’acteur britannique Max Minghella joue Ben, le meilleur ami de Sean. Chris Gorak explique : « Max fait vraiment la paire avec Emile. Ils s’entendaient à la perfection, et cela se sent. »

Il développe : « Ben est un concepteur de logiciels originaire de Seattle. Il se rend à Moscou avec son associé Sean pour vendre le site qu’ils ont conçu, mais cela ne se passe pas bien. Ils vont boire un verre dans un bar pour oublier leurs soucis un moment, et c’est là que l’impensable se produit. Ben est un type pragmatique, habitué à prendre les choses en main, mais la situation est vraiment extrême et il est incapable de penser et d’agir à sa manière habituelle. Une partie de l’arc du personnage repose sur cette perte de repère et la nécessité de retrouver un équilibre, une base solide sur laquelle fonctionner. Ben s’attend à montrer les mêmes qualités de leader que d’habitude, mais au fil des événements, il s’aperçoit qu’il n’en est pas capable et cela le terrifie. Il lutte pour garder le contrôle d’une situation par essence incontrôlable. Le film est un divertissement, mais cela ne l’empêche pas d’explorer la nature et les émotions humaines. »

Tom Jacobson observe : « Max est quelqu’un de sérieux et de réfléchi dans son métier, tout en ayant la légèreté de sa génération. Il a fait beaucoup de films indépendants et des drames comme THE SOCIAL NETWORK, mais cela ne l’empêche pas d’aimer les films de science-fiction. Il était très désireux de faire celui-ci et il a parfaitement fonctionné avec Emile. »

Max Minghella explique : « THE DARKEST HOUR est un thriller avec une invasion extraterrestre, mais traité d’une manière très originale. Le scénario m’a paru différent de tout ce qui se fait, tout en étant fidèle à son genre cinématographique. Le film plaira aussi bien aux mordus de SF qu’aux amateurs de suspense et de bonnes histoires, et il surprendra tout le monde. »

 

Olivia Thirlby incarne Natalie. Elle raconte : « La première chose qui m’a donné envie de faire le film, c’est la possibilité de travailler avec Chris Gorak. J’avais trouvé LOS ANGELES : ALERTE MAXIMUM très impressionnant. Je ne suis pas attirée en général par ce genre de films, mais celui-ci m’est apparu comme une aventure géniale et très excitante, et le lieu de tournage m’attirait beaucoup également.

« J’apprécie que Natalie ne soit pas une caricature comme le sont souvent les personnages féminins dans la science-fiction – elle n’a pas de tenue ultra sexy et n’est pas réduite à un simple gadget ou à une fille candide. Au contraire, elle a de l’instruction, elle a grandi à Washington et vit à présent à New York. C’est une fille qui sait ce qu’elle veut, volontaire.

« Natalie et sa meilleure amie, Anne, se sont connues à l’université. Elles atterrissent à Moscou sans l’avoir voulu, à cause d’un changement de dernière minute. Natalie sort d’une rupture difficile et a besoin de souffler. Anne l’a convaincue d’aller faire un safari photo au Népal ; Natalie a pris la décision de l’accompagner sur un coup de tête, ce qui ne lui ressemble pas. »

 

Les quatre personnages se rencontrent dans une boîte de nuit juste avant l’invasion. Olivia Thirlby explique : « Natalie est attirée par Max, un garçon qui présente bien, intelligent, du genre major de promotion, un type séduisant qui semble être le meneur. Elle voit Sean comme un dilettante, ce n’est pas son type. »

C’est pourtant Sean qui va l’aider. Olivia Thirlby explique : « Natalie est trop dépendante de la technologie. Elle a toujours le nez dans son Blackberry, souvent au détriment des gens qui l’entourent. Elle peut sacrifier la possibilité d’une rencontre, d’une relation, ou même un lien avec un ami, pour envoyer un texto ou un e-mail, ou lire quelque chose sur Internet.

« Après l’invasion, elle souffre beaucoup de ne plus disposer de cette technologie et elle ne sait plus trop comment se comporter socialement, encore moins dans un petit groupe. Elle ne dit pas grand-chose. Pourtant, quand la situation devient critique, elle révèle sa vraie nature – un vrai sens moral. Ce n’est peut-être pas la plus courageuse, mais elle fait ce qu’il faut.

« J’ai été séduite par la situation des personnages, quatre étrangers qui sont obligés de se serrer les coudes pour faire face et survivre ensemble face à une adversité inimaginable. Leur véritable nature va se révéler et le film a finalement une vision très optimiste de la nature humaine.

« C’est très rafraîchissant de voir une histoire se dérouler dans un paysage bien différent des films américains habituels. Une part de ce qui motive la survie des personnages est qu’ils ne savent pas ce qui se passe chez eux. Ils doivent survivre à l’endroit où ils sont dans l’espoir de pouvoir regagner un jour l’endroit d’où ils viennent, et cela apporte un enjeu supplémentaire. »

Tom Jacobson déclare : « Olivia confère authenticité et sincérité au film. C’est une fille de la côte Est, équilibrée, séduisante, face à Rachael, une Australienne vive et très capable. Toutes deux se complètent et sont formidables dans leurs rôles respectifs. Elles ont développé un vrai lien qui se reflète dans celui de leurs personnages à l’écran et apporte une authenticité supplémentaire à l’histoire. »

 

Anne, la photographe globe-trotter, est jouée par Rachael Taylor. Celle-ci dit de son personnage : « Au début du film, Anne est très optimiste, ouverte. C’est une jeune femme qui aime s’amuser. Je trouve excitant de la voir évoluer, d’assister à la désintégration de sa personnalité. Quand on la découvre, c’est une jeune femme très capable, mais ce qui lui arrive est horrible et elle n’arrive pas à s’y faire. Elle se révèle bien moins gentille et légère que ce que l’on croyait. Les circonstances ne l’élèvent pas. Ce sont ses vulnérabilités intérieures qui se font jour. »

Monnie Wills commente : « Le plus excitant pour le public, c’est de se demander ce que l’on ferait à la place de ces personnages. Sans parler d’invasion extraterrestre, il s’agit de jeunes gens qui découvrent qui ils sont vraiment et quelles sont les qualités nécessaires pour être un héros. »

Rachael Taylor reprend : « Je me suis posé la question. Serais-je de ceux capables de se battre pour survivre ? Ou bien ressemblerais-je davantage à Anne, qui finit par ne plus attacher d’importance à sa propre existence ? Elle a si peur qu’elle ne peut plus lutter… Quelle personne seriez-vous ? C’est la question la plus passionnante que soulève le film. Survivriez-vous à tout prix ? Vous écrouleriez-vous ? Tiendriez-vous pour ceux que vous aimez ?

« Êtes-vous motivé par l’amitié, la haine, la peur ? On ne sait jamais vraiment qui l’on est avant de se trouver poussé à ses ultimes limites. C’est ce que le film explore d’une manière surnaturelle et effrayante. »

Tom Jacobson remarque : « L’un des aspects intéressants est de voir que des gens se révèlent des héros alors que l’on ne s’y attendait pas, et que ceux que l’on pensait voir se comporter magnifiquement font tout le contraire. Certains qui ont mal agi dans le passé révèlent leur humanité. »

 

Monnie Wills précise : « La question de savoir comment les gens réagissent en situation de stress nous intéressait beaucoup. À notre époque moderne, on vit dans le confort. Que devient-on quand tout cela nous est retiré ? Explorer les faiblesses humaines est au moins aussi important que d’explorer nos forces. Joel Kinnaman a livré une prestation magnifique dans ce sens, parce que c’est exactement le parcours de son personnage, Skylar. »

Joel Kinnaman explique : « Au début, Skylar est un homme d’affaires suédois parfaitement égoïste qui ne s’intéresse à rien d’autre qu’à lui-même. Il escroque les deux garçons avant d’avoir à faire équipe avec eux contraint et forcé. Il accomplit un  grand virage dans cette histoire. J’ai aimé l’idée que ce ne soit pas le type sûr de lui, fort et égoïste qui prenne la tête du groupe. Il panique. Il ne prend pas de décisions rationnelles. Il n’aide pas les autres survivants. Il va évoluer, mais il commence par être en état de choc.

« Skylar est aussi vraiment amoureux de Tess, sa petite amie, et elle va mourir à cause de lui. C’est sa première grande erreur, une erreur cruelle mais qui va l’aiguillonner et le pousser à trouver son propre cœur et à comprendre qu’il a besoin de changer. »

 

Le film est également interprété par Dato Bakhtadze (WANTED : CHOISIS TON DESTIN, COLLISION), un acteur russe très connu, dans le rôle de Sergei, et par une nouvelle venue, Veronika Ozerova, dans celui de Vika.

Tom Jacobson explique : « Sergei est un Russe. Ingénieur, scientifique et technicien, il a compris certaines choses sur les aliens et leur électromagnétisme. Il a construit une cage de Faraday autour de son appartement, un grillage de métal étanche aux champs électriques qui empêche les aliens de le détecter. Il a même placé une cage autour de son chat. »

Max Minghella explique : « Nos personnages ont compris qu’il y avait une relation entre l’électricité et ces extraterrestres et que ce pourrait être la clé de leur destruction. Sergei l’a compris lui aussi, et a construit une arme qui fonctionne à base de micro-ondes. »

 

Tom Jacobson raconte : « Quand Veronika Ozerova, la jeune actrice russe qui joue Vika, est venue à l’audition, elle parlait à peine anglais. Elle a énormément travaillé. C’était un de ces moments où vous tombez sur un visage qui illumine littéralement l’écran. C’est une très belle jeune fille qui a quelque chose de typiquement russe. Vika est importante dans l’histoire parce qu’elle représente l’espoir. On ne sait pas ce qui est arrivé à sa famille, mais on s’en doute, parce qu’elle est déjà dure pour son âge. C’est une survivante. Elle se lie instantanément avec ces Américains. D’ailleurs, tous les acteurs et les techniciens s’illuminaient quand Veronika entrait sur le plateau. Et tous se montraient très protecteurs, d’elle et de l’esprit qu’elle représente et que nous espérons avoir su mettre dans notre film. »

 

Le film compte d’autres acteurs russes : Gosha Kutsenko, que l’on a pu voir dans NIGHT WATCH et DAY WATCH de Timur Bekmambetov, joue Matvei, l’officier qui commande un groupe de soldats russes incarnés par Nikolai Efremov, Arthur Smoljaninov et Georgiy Gromov.

Timur Bekmambetov commente : « Gosha est une star en Russie. Son personnage, Matvei, est un héros. J’ai beaucoup aimé l’image des Russes dans le scénario, qui aident et se sacrifient pour les autres. »

Il ajoute en plaisantant : « C’est devenu très tendance en 2012 d’avoir pour héros des Russes ! Dans la mythologie russe, le héros doit mourir. Si ce n’est pas le cas, alors ce n’est pas un héros. Les codes culturels sont très différents. »

Le producteur ajoute : « Il y a encore vingt ans, c’était la guerre froide entre Américains et Russes. Si cette époque est révolue, il subsiste pourtant des tensions entre ces deux grands pays ambitieux l’un comme l’autre. Heureusement, quand les aliens arrivent, tout le monde s’unit ! Au début du film, les Américains se sentent étrangers, ou bien ressentent les Russes comme si c’étaient eux les étrangers. Ils ne comprennent pas leur monde, leurs règles, ni même leur langue et leur écriture. Quand les extraterrestres débarquent, ils se retrouvent, tous humains, à faire front contre les vrais étrangers. C’est là pour moi que réside le cœur émotionnel du film. »

En fuyant l’appartement attaqué par les aliens, les personnages tombent sur les soldats russes, lourdement armés d’AK 47 et vêtus de sortes d’armures modernes.

Chris Gorak commente : « Varya Avdyushko, la chef costumière, et son équipe ont fait un travail formidable avec les costumes, surtout avec les uniformes des soldats. L’un d’eux a un casque pour que la musique se déclenche quand un alien approche. Matvei, pour détourner le courant, a fixé 222 clés récupérées dans les appartements vides de la cité. Nous voulions que tout ait l’air d’avoir été bricolé main. Il existe différentes façons de créer une barrière pour capter une charge et la détourner. Varya a développé cet aspect, jusqu’aux plaques de cuivre sur leurs semelles… Jusqu’au cheval des soldats qui a une plaque d’immatriculation sur le chanfrein et des chaînes… »

 

MOSCOU AU CINÉMA

 

Le tournage de THE DARKEST HOUR a commencé le 18 juillet 2010 dans un gratte-ciel moderne de Moscou surplombant la rivière Moskova qui illustre bien le nouvel esprit capitaliste latent dans la capitale russe.

Ce thriller est le premier film hollywoodien à avoir été entièrement tourné à Moscou selon les toutes dernières technologies 3D. L’équipe internationale composée d’acteurs et de techniciens américains, russes, anglais, australiens, suédois, tchèques et allemands a rencontré de multiples difficultés : technologie capricieuse, tournage dans des zones urbaines très peuplées qui devaient avoir l’air vidées de toute population, barrière de la langue, complications de transport (les costumes des principaux personnages sont restés bloqués en douane plus de trois semaines et ont manqué le premier jour de tournage), sans compter la plus forte vague de chaleur depuis plusieurs centaines d’années, qui a entraîné des incendies dont la fumée a obligé l’équipe à interrompre le tournage pendant trois semaines.

Les prises de vues se sont déroulées sur la Place Rouge, devant le Kremlin, au grand magasin Goum, sur le pont du Patriarcat devant la cathédrale du Christ Saint-Sauveur, et à la très belle station de métro Art déco Mayakovskaya, l’un des plus beaux exemples de l’architecture stalinienne d’avant la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs scènes ont aussi été tournées à la bibliothèque Lénine, à l’aéroport Sheremetyevo, à l’Institut Nachimovsky, sur la place des Cathédrales et  à l’Académie des sciences de Moscou. On peut aussi voir différentes vues depuis la Moskova, dont le gratte-ciel de la berge Kotelnitcheskaïa, l’un des gratte-ciel staliniens surnommés les Septs Sœurs de Moscou.

Les décors de la boîte de nuit Zvezda, le magasin de luminaires et l’appartement de Sergei ont été construits chez MyStudio. D’autres décors comme le toit de l’Ambassade américaine, le quai du métro, la réserve souterraine, et des parties du bateau ont été construits sur les plateaux des Russian World Studios, situés sur le domaine de l’usine automobile Zil, une zone industrielle qui a aussi été utilisée pour tourner la séquence d’action avec le tramway électrique dans le troisième acte du film.

L’équipe a souvent travaillé tôt le matin et tard le soir pour filmer dans des lieux normalement très encombrés comme le boulevard périphérique B de Moscou ou la Place Rouge. Monnie Wills raconte : « J’aurais bien aimé avoir une photo du visage de notre régisseur des extérieurs russe quand on lui a expliqué où on allait placer les caméras et qu’il faudrait couper la circulation… Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi pâle ! Mais il était vraiment important pour nous de tourner sur les lieux réels. »

Les prises de vues se sont achevées le 15 octobre 2010 sur le décor de l’appartement de Sergei chez MyStudio à Moscou, suivies d’une journée de tournage dans un bassin spécial à Berlin, en Allemagne.

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