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David Bowie, Space Exhibition

© Photographie de Brian Duffy pour le disque Aladdin saneLa première chose remarquable quand on visite l’exposition consacrée à David Bowie, qui ouvre ses portes le 3 mars à la Philharmonie de Paris est l’adéquation totale entre le contenu et le contenant. Pour l’extraterrestre David Bowie le seul espace d’exposition envisageable était un vaisseau spatial. Or le bâtiment conçu par Jean Nouvel en est un, indéniablement, avec ses lignes futuristes et ses écailles mates qui forment une onde sur la surface du bâtiment.

Et c’est bien d’un voyage intergalactique dont il s’agit puisque nous plongeons dès le début de l’exposition dans l’obscurité des salles, avec comme fil conducteur la musique de David Bowie en immersion sonore. La première salle est consacrée à David avant Bowie, lorsque qu’il avait la raie sur le côté et que la couleur de ses cheveux était encore répertoriée. Les souvenirs d’enfance et inspirations s’égrènent soulignés par la diffusion d’une interview de l’artiste revenant sur ses débuts.

La deuxième salle est consacrée aux débuts de Bowie propulsé en 1969 par la fusée ‘Space Oddity’ qui le télescopera au sommet des charts. Le ton est donné: cheveux rouge sang et combinaison moulante, dès le début des années 70, David Bowie n’est plus un homme mais un alien qui proclame à travers son avatar Ziggy Stardust son absolue liberté de création. Il sera à l’initiative du glam-rock que l’on découvre ici grâce à ses premières tenues de scènes, secoué par les tubes « Space Oddity » et « Starman ».

Les salles suivantes reflètent assez bien la période expérimental-dark dans laquelle Bowie plonge après avoir dit adieu à son personnage de Ziggy le 3 juillet 1973 sur la scène de l’Hammersmith Odeon. Il tourne dans plusieurs films, s’essaye à plusieurs processus créatifs mais expérimente surtout la cocaïne ce qui sera à l’origine de résultats contrastés.

L’on assiste ensuite à sa rédemption à travers la salle consacrée aux trois années passées à Berlin, de 1976 à 1979, en compagnie d’Iggy Pop,  pendant lesquelles il produit la trilogie « Low », « Heroes » et « Lodger » en collaboration avec Brian Eno. La trilogie enflamme la jeune génération new-wave qui l’acclame.

L’exposition déroule son parcours avec la salle consacrée aux années MTV, lorsque David Bowie se métamorphose cette fois-ci en pop-star à travers le succès planétaire de l’album « Scary Monster » sorti en 1980 et numéro 1 dans quasiment tous les pays d’Europe. Viennent ensuite les inoubliables « Let’s dance » et « Underpressure » en collaboration avec Queen: que l’on ré-écoute avec gourmandise tout en passant en revue les tenues de scène hallucinées de l’artiste qui comptent même un caniche rose sorti tout droit d’un trip sous acide.

La dernière salle, point d’orgue de l’exposition a été conçue comme une salle de concert avec une projection horizontale à 360° sur tous les murs de l’univers musical de David Bowie.

Une exposition foisonnante, vaguement bordélique mais cependant plutôt bien dirigée, à l’image de l’artiste.Bref comme il me semble l’avoir déjà écrit quelque part, une excellente adéquation entre le contenant et le contenu.

Dates d’exposition; du 3 mars au 31 mai 2015

 

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