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Ouverture du Concours des compagnies du Festival d’Anjou 2016

Le Festival d’Anjou est le deuxième événement théâtral le plus important après le celui d’Avignon. Cette 67éme édition, qui a débuté le 13 juin dernier, se déroulera jusqu’au samedi 2 juillet 2016, au cœur du Maine et Loire, dans les théâtres d’Angers, de Saumur et Cholet, ainsi qu’au Château du Plessis Macé. A l’issue du festival, les jurys récompenseront de différents prix les six pièces présentées dans le cadre du Concours des compagnies. Mais à côté du concours, de nombreuses autres pièces seront jouées pour le plaisir du public, allant des classiques tels le Roi Lear de Shakespeare ou l’Ecole des femmes de Molière, à une comédie musicale ou encore un sketch humoristique.

Photos Festival d'Anjou, château du Plessis macé
Château du Plessis-Macé durant le Festival d’Anjou

Le Festival d’Anjou, d’hier à d’aujourd’hui

Pour cette 67ème édition, une exposition, inaugurée le 13 mai dernier et située au rez de chaussé du Grand Théâtre d’Angers, retrace l’histoire du Festival d’Anjou depuis sa création.

Le roi jean, 1952
Le roi Jean, château d’Angers, 1952

Tout commença en 1950 par une douce soirée mondaine, organisée au Château de Brissac à l’initiative du préfet de l’époque, Jean Morin (1916-2008), haut fonctionnaire et résistant durant la guerre. Avec ses 204 pièces et ses sept étages, le Château de Brissac, surnommé le « Géant du Val de Loire », apparu comme le cadre idéal d’une mise en scène en extérieur du drame shakespearien Roméo et Juliette. Le succès fut tel que depuis, chaque année au mois de juin, un rendez-vous est fixé entre le monde du théâtre et les angevins.

Jean Claude Brialy
Jean Claude Brialy

Rapidement, ce qui apparaissait comme un événement culturel régional acquiert une dimension nationale. De grandes figures du théâtre français se succèdent à l’intérieur des murs du Château d’Angers. Après une période de stagnation voir de recul, le Festival trouve un second souffle à partir des années 1980-1990, sous l’impulsion de Jean Claude Brialy (1933-2007).  Grand comédien et acteur, venu de la Nouvelle-Vague, ce dernier mise tout sur le théâtre au détriment de la musique ou de la danse. Pari réussi: le nombre de représentations explose et leur cadre se diversifie.

Aujourd’hui, c’est le comédien et metteur en scène Nicolas Briançon qui est aux commandes du Festival. Il assume avec talent ses trois fonctions de direction, mise en scène et jeu d’acteur depuis 2004.

La vénus à la fourrure, Théâtre Tristan Bernard (Paris), 11 octobre 2014, © Fabienne Rappeneau
La Vénus à la fourrure

Il fut récompensé l’année dernière d’un Molière pour sa mise en scène de La Vénus à la Fourrure, pièce subversive de Sacher-Masoch, dans laquelle il joua aux côtés de Marie Gillain. Il entend cette année, dans un contexte difficile « où le bruit et le chaos du monde ne nous ont pas laissé indemnes », présenter des spectacles ayant pour fonctions de « distraire certes, amuser parfois, réjouir, mais toucher toujours ». Rires, émotions et larmes, tel est le programme de cette édition 2016 et ses 20 spectacles.

Le concours des compagnies

Créé en 2005 à l’initiative de Nicolas Briançon, le Concours des compagnies a pour objectifs « de présenter au public de nouveaux talents et d’apporter un soutien financier au travail de création mené par des troupes de théâtre professionnelles ». Les cinq troupes sélectionnées vont avoir le privilège de présenter leur spectacle devant les festivaliers et les différents jurys, au Grand Théâtre d’Angers durant la semaine du 20 juin.

Lundi 20 juin: Madame Bovary par la COMPAGNIE LA FIANCÉE DU REQUIN

Madame Bovary
Madame Bovary

La semaine débute par une adaptation du célèbre ouvrage de Gustave Flaubert, Madame Bovary. Défi de taille car il s’agit, des mots même du metteur en scène Paul Emond, « d’arrimer l’incomparable écriture flaubertienne à un rythme qui appartienne à ce seul spectacle ». D’autant plus que ce spectacle doit réussir à condenser une histoire que son auteur avait mis 5 ans à écrire !

 

Mardi 21 juin: Ruy Blas ou la folie des moutons noirs par la COMPAGNIE LES MOUTONS NOIRS

Ruy Blas
Ruy Blas ou la folie des moutons noirs

Après Madame Bovary de Flaubert, c’est Ruy Blas de Victor Hugo qui sera joué au Grand Théâtre d’Angers. L’histoire est la suivante: un grand d’Espagne en disgrâce va introduire son valet à la cour du roi, en le faisant passer pour son neveu, afin que ce dernier, secrètement amoureux de la reine, la séduise et provoque sa chute. Le metteur en scène entend revisiter ce drame pour en faire une « comédie burlesque et jubilatoire », d’où sans doutes le titre de l’adaptation: Ruy Blas ou la folie des moutons noirs.

Mercredi 22 juin: Les Métronautes par la COMPAGNIE SPECTA

Les Métronautes
Les Métronautes

Le mercredi 22 juin la compagnie Specta, dirigée par Arthur Deschamps, mettra en scène une création de ce dernier intitulée Les Métronautes. Le spectacle s’inspire explicitement de l’expédition des Argonautes, groupe de héros grecs qui, selon les mythes, s’embarqua à bord du vaisseau Argo et vécu de grandioses aventures. Dans les Métronautes, il s’agira d’un métro, de plusieurs stations, de passagers, de rencontres et d’absurdités en tous genres. Danse et musique seront par ailleurs présentent.

Jeudi 23 juin: Les pieds tanqués par la COMPAGNIE ARTSCÉNICUM THÉÂTRE

Les pieds tanqués
Les pieds tanqués

Place ensuite à une comédie dramatique, Les pieds tanqués, pièce créée et mise en scène par Philippe Chuyen. L’action se déroule autour d’un terrain de pétanque, sous le ciel bleu de la Provence. Quatre joueurs et un accordéoniste sont réunis, d’abord pour la partie puis pour leur lien commun avec la guerre d’Algérie. Une occasion pour l’auteur, « d’évoquer les problématiques d’appartenance à un territoire, de déracinement et par opposition d’enracinement, d’identité », dans le rire et avec légèreté.

Vendredi 24 juin: Mais n’te promène donc pas donc pas toute nue ! par la COMPAGNIE DU THÉÂTRE DE L’INSTANT VOLÉ

Mais n'te promène donc pas toute nue
Mais n’te promène donc pas toute nue

Le dramaturge Virgil tanase, ancien directeur de l’Institut culturel roumain de Paris, et le comédien David Legras s’allient pour présenter un classique de Georges Feydeau: Mais n’te promène donc pas donc pas toute nue ! Le grand auteur du théâtre du boulevard avait imaginé, dans cette pièce, un aspirant au poste de Président de la République mis en difficulté par le comportement quelque peu exhibitionniste de son épouse. Claquements de portes, farces, déplacements et mécanique du mouvement assurés pour le plus grand divertissement du public.

 

N’hésitez pas à consulter le site très bien construit du Festival pour plus d’informations, notamment pour des réservations (http://2016.festivaldanjou.com/), et consultez régulièrement France Net Infos pour suivre l’actualité et les critiques des spectacles présentés.

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