ImageSingulières Sète : Ioana Cîrlig et Panos Kefalos témoignent sur leur époque !

Territoire oublié en Roumanie (Ioana Cîrlig)

Jusqu’au 30 avril 2022, Sète, à travers l’exposition des photographes Ioana Cîrlig & Panos Kefalos, témoignent du temps passé et du regard des enfants. L’association sétoise a toujours revendiqué, une certaine éthique, dans le choix des artistes, dont certains viennent dans la cité, après avoir été en résidence, surement un bon moyen, pour témoigner, qu’ici, le climat de la ville, s’harmonise des histoires vécues. Un bon moyen, pour nous, également de visiter les lieux, qui reprennent vie, après la période du covid-19, mais aussi, par engagement culturel, par ces temps de guerre, où l’Ukraine est exterminée.

Les territoires oubliés, pistes d’observation pour Ioana Cîrlig…

“il y avait une mine d’or. Je voulais essayer de comprendre les changements dans le paysage, l’architecture et la façon dont les gens vivent leur vie en cette période de bouleversement. Les zones mono-industrielles sont les plus vulnérables, car, depuis toujours, elles dépendent économiquement de la mine” explique la photographe Ioana Cîrlig !

Post-Industrial est avant tout un travail d’archives sur les territoires et les micro-communautés, dans l’environnement industriel de la Roumanie.Au fond, si le travail était pour toutes et tous, tout le monde y travaillait, des activités culturelles et sportives étaient organisées par le pouvoir local.

Sous Nicolae Ceausescu la Roumanie socialiste a été fortement industrialisée, pendant plus de 40 ans sous le communisme également dans l’ère de Gheorghe Gheorghiudej. Les gens ont été déplacés de tout le pays vers ces régions pour y travailler, et produire la richesse industrielle.

« Post-Industrial Stories » est un projet de photographie au long cours qui documente cette période de changement et de transformation des mentalités. Les effets de cette désindustrialisation sur les petites villes minières de Roumanie, et le désoeuvrement plonge le visiteur dans une installation de clichés homogènes et singulièrement émouvants, par les portraits qui en résultent.

Cirlig Ioana expose à Sète

À Sète, parcourir la ville et aller à “ImageSingulières”…

Tout attaché, l’association gère les exposition, le lieu est un immense bâtiment, faisant penser aussi à la période industrielle de la ville. L’éclairage des panneaux d’exposition, font le plus dans l’accrochage des oeuvres. On est surpris, de l’intensité des clichés, de la force de témoignage de Ioana, qui contribue, au travail de mémoire, de cette Roumanie en déclin.

Panos Kefalos et le “Noir & Blanc” !

C’est un autre registre, les photographies sont essentiellement composées, par le diaphragme visuel, basé sur le noir. Le noir qui souligne le regard, le noir qui force les contrastes. Panos Kefalos fait poser ses sujets, pas d’alignement, il est dans l’action, il est dans la multitude des clichés, pour n’en retenir que l’essentiel.

Panos Kefalos s’est fait un nom avec le livre « Saints », édité en 2016 par la Fabrica en Italie, une chronique pudique, autour de jeunes migrants afghans et de leurs familles à Athènes. Pourquoi « Saints » ? Le titre est complexe, le rapport de ces jeunes et le restant du monde, Panos photographie comme un grand penseur, un poète, par le biais des images, il nous montre l’existence d’une jeunesse mutilée.

“Le lien entre le titre de mon livre et le sujet qu’il traite n’est pas évident. J’ai choisi le mot « Saints » parce qu’il représente, à mes yeux, une quête spirituelle. Par mon travail j’ai voulu combler un vide spirituel : trouver quelque chose me reliant aux individus qui apparaissent sur mes images, ou les reliant à ma ville, ou encore me reliant à l’inapaisable fantôme de mon passé”explique t’il à Sète, pour “illustrer” son travail.

D’autres infos sur https://www.imagesingulieres.com

Eric Fontaine (à Sète)

Ioana Cirlig et la Roumanie Industrielle
Ioana Cirlig “Post-Industrial”
Panos Kefalos “Saints” à Sète

 

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