Ed Brubaker et Sean Phillips, poursuivent leur thriller, Kill or be killed, une tétralogie angoissante, un polar bien ficelé. La bande dessinée, parue aux éditions Delcourt, en juin 2018, présente un justicier qui s’enfonce toujours un peu plus dans les ténèbres.
Dylan est dans sa tenue de justicier, près a achevé son œuvre, pour nourrir le démon qui lui a offert la vie. Assis sur le couvercle de toilette, arme à la main, il explique qu’il ne croit pas au destin. Il avoue que les choses se mettent parfois toutes seules en place, comme sous l’effet d’un grand projet cosmique. Le désir de changer les choses, le désir d’autodétermination serait une véritable blague, si tous les destins étaient déjà tracés. Les personnes ont besoin de croire qu’elles contrôlent leur destinée. Parfois, il y a des coups de chance, des coïncidences, des personnes qui sont là au bon endroit, au bon moment… Ces coïncidences sont-elles réellement différentes du destin ? Alors que Dylan pense à tout cela, un homme entre dans les toilettes, il tente d’ouvrir la porte où est Dylan. Puis s’excuse, lorsqu’il s’aperçoit que c’est occupé. L’homme va à la pissotière, avant de se laver les mains. C’est à ce moment-là, que Dylan sort et tire sur l’homme…

Kill or be killed se poursuit avec ce deuxième tome, ou le héros s’enfonce un peu plus dans les ténèbres, cet homme contraint d’assassiner des criminels pour survivre. Une bande dessinée réellement bien ficelée, qui entraîne les lecteurs dans ce sombre polar, un brin fantastique, où les évènements s’enchainent efficacement.
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