La longue marche des Dindes : une épopée salvatrice aux Éditions Rue de Sèvres

La longue marche des dindes, c’est l’accomplissement du rêve d’un jeune ado, que tout le monde prend pour un simplet !!! Dans le Missouri de 1860, Simon Green entreprend une épopée incroyable vers l’Ouest avec une cargaison peu commune. Un accomplissement et un apprentissage au fil de ses rencontres pour un épanouissement inattendu !

Adaptation du roman éponyme, ce roman graphique en one shot extrêmement positif nous entraîne dans une aventure où la rudesse de l’époque et des vastes étendues de l’Ouest semble bien légère accompagnée des bonnes personnes ! 

Disponible le 7 septembre au Éditions Rue de Sèvres !! (+10)

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La longue marche des dindes © Rue de Sèvres
  • Le décor :

Une flopée de dindes. Missouri, 1860…

Tandis que Miss Rogers, l’institutrice du village, compte le nombre de volatiles qui sortent de l’enclos, le jeune Simon Green, fier comme un pape, s’apprête à faire un long voyage.

Ce n’était pourtant pas gagné dans la vie pour lui. Orphelin de mère, abandonné par son père. Vivant chez son oncle et sa tante, comme une « bouche de plus à nourrir ». Considéré comme un « simplet » par toute la ville après avoir redoublé plusieurs niveaux de sa classe. Mais toujours persévérant et amoureux de ses mules. 

Aussi, un jour, Simon a l’idée qui va lui permettre de changer sa vie pour toujours. Car, même si son institutrice lui octroie son diplôme, certes, par dépit, c’est aussi et surtout avec beaucoup d’affectionSans cette Miss Rogers, rien n’est possible ! Au moins une personne pour le soutenir dans sa folle idée. Acheter mille dindes et aller les revendre à un prix supérieur à Denver, en traversant les Amérique et ses dangers.

Même si M. Buffey, le voisin, a du mal à accepter le deal, et essaye de le tromper. Même si tout le village se moque de lui. Même s’il engage une négociation avec sa « famille » pour se sortir de l’héritage. Et même si son muletier n’est que l’ivrogne du coin.

Il entame le voyage de sa vie, à travers les vastes étendues de l’Ouest, ses dangers, ses rencontres fortuites, et beaucoup d’amour et de bonté

  • Le point sur la BD :

Une extraordinaire interprétation du roman initial de Kathleen Karr, publié à L’école des loisirs. Pour cette longue marche des dindes, Léonie Bischoff pose sa plume et ses crayons de couleurs sur une épopée remplie d’amour et d’Histoire. Les personnages sont réellement attachants dès les premières pages : d’abord deux victimes de la rudesse d’un Missouri, brisées par la bêtise humaine. Puis des rencontres au fil de l’aventure, avec des personnages tantôt broyés par un système esclavagiste, colonial et patriarcal de l’époque. L’autrice aborde chaque sujet, entre narration du protagoniste principal, et tout un « west- langage » qui nous ramène dans cette époque tourmentée. Le récit final en ressort pourtant plein d’espoir, de détermination pour atteindre différentes sortes de liberté. De générosité et d’une positivité, grâce à cet apprentissage « sur le tas » et ce voyage initiatique et libérateur. 

Ses graphismes, qui ont terriblement mûri depuis « Princesse Suplex », restent signés. Candides pour ce récit adapté à tous les âges aux Éditions Rue de Sèvres, et merveilleusement expressives.

  • La conclusion :

     

Il est loin le temps où Miss Léonie commençait ses premiers pas chez Manolosanctis ! Car depuis, elle nous a conquis en adaptant plusieurs titres, dont l’incontournable “Anaïs Nin”.

La longue marche des dindes devient, grâce à elle, un roman graphique sans concession, empreint de toutes les plus belles choses de la vie. Après l’adversité, apparaissent les amitiés naissantes et durables. La détermination du cœur et de l’esprit pour atteindre et combattre toutes les libertés !

On voudrait que ce soit plus long quand on referme l’œuvre, mais on se dit que les Éditions Rue de Sèvres vont donner envie à plusieurs réalisateurs, d’adapter cette histoire en film ou en animation, tant les sujets sont forts et le récit est inspirant ! Coup de cœur total !

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, et couteau en second sur Le bon goût des choses ( végétarien, végétalien)

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