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Le secteur des cosmétiques a toujours été connu comme étant peu écologique

L’industrie cosmétique a toujours été connue comme étant peu écologique. Les marques de produits de beauté produisent 120 milliards d’unités d’emballages non recyclables chaque année, et ceci n’est que le point de départ de ce problème. Cette industrie mondiale, dont le chiffre d’affaires a atteint 532 milliards de dollars, a toujours eu un effet néfaste sur notre environnement, laissant dans son sillage des déchets, de la pollution et autres produits chimiques potentiellement dangereux pour la santé.

Drew Graham on Unsplash

Heureusement, certaines grandes marques de produits de beauté se mobilisent afin de réformer le secteur sans pour autant sacrifier la qualité des produits ou l’expérience des clients.

Mais la Viabilisation  du secteur cosmétique n’est cependant pas chose aisée. Les marques, grandes et petites, doivent reconsidérer non seulement le comportement de leurs employés mais également  les ingrédients, la fabrication, l’emballage et la logistique afin d’adopter une approche holistique en vue d’une durabilité réelle.
Il est évident que l’industrie de la beauté aura un certain impact sur la planète. Mais le secteur peut minimiser son empreinte en planifiant minutieusement la durabilité et en suivant les traces des petites marques de beauté dans ce domaine.

Nicolas Krafft, un expert dans l’industrie de la beauté et ancien cadre de L’Oréal, a rejoint le programme de L’industrie de Cambridge pour le leadership et la durabilité afin de discuter des moyens par lesquels l’industrie cosmétique peut améliorer les pratiques de durabilité à tous les niveaux. Nicolas Krafft propose aux marques de produits de beauté quatre objectifs écologiques sur lesquels elles doivent se focaliser  si elles souhaitent vraiment s’orienter vers une durabilité à long terme.

À propos de Nicolas Krafft

Nicolas Krafft est un ancien cadre de L’Oréal qui a mené une longue carrière dans le secteur international de la beauté. Originaire de Suisse, Nicolas Krafft s’est perfectionné en gestion interculturelle en dirigeant plusieurs équipes au Canada, aux États-Unis, en Allemagne et en Europe de l’Est.

Nicolas Krafft a passé plus de deux décennies chez L’Oréal, où il a coordonné le lancement de la marque Matrix en Asie, développé l’ensemble du portefeuille de marques de la division professionnelle de L’Oréal en Europe de l’Est, et occupé le poste de vice-président du développement commercial. L’Oréal a également nommé Nicolas Krafft au poste de directeur général international de sa marque de coloration professionnelle Pulp Riot.

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les avantages d’un secteur de  beauté durable et plus particulièrement sur les recommandations de M. Nicolas Krafft pour assurer un avenir plus durable au secteur.

Pourquoi la durabilité ?

Pourquoi le secteur des cosmétiques et des marques de beauté devrait-il se soucier de la durabilité ? Pourquoi devrions-nous bouleverser tout un secteur?
Selon Nicolas Krafft, la raison est simple : votre marque ne peut pas se permettre de ne pas être durable. En effet :

  • Les clients veulent de la durabilité. 81 % des acheteurs déclarent vouloir des produits éthiques et écologiques.
    ● Comme l’a identifié l’étude de McKinsey sur les biens de consommation courante, les membres de la génération Z – généralement considérés comme de ” véritables natifs numériques “, classés comme des personnes nées entre 1995 et 2010 – sont beaucoup plus éthiques en tant que consommateurs que les générations précédentes. En résumé, les consommateurs de la génération Z soutiennent intentionnellement les marques qui reflètent et défendent leurs principes moraux et éthiques. D’autre part, la génération Z est beaucoup plus susceptible de boycotter les marques qui ne mettent pas en pratique ce qu’elles prônent. Cela donne du crédit à la révolution numérique et souligne la force de la transparence par le biais des plateformes numériques et le pouvoir de la foule
  • Les petites marques de beauté mènent déjà la danse. Davines, une marque B-Corp italienne familiale de cosmétiques, fondée sur la durabilité, fait bouger les choses beaucoup plus rapidement. Soucieux de l’éthique et de la durabilité, Davines a eu une longueur d’avance sur les grandes marques en acceptant et en défendant les initiatives de durabilité. Les marques de beauté d’entreprise doivent rattraper leur retard et faire de la durabilité la nouvelle norme du secteur.
    ● Les pratiques en faveur de la durabilité servent également à protéger les stylistes, les consommateurs et la planète. Les produits de soins capillaires présentent peu de risques pour le styliste ou le consommateur lorsqu’ils sont manipulés correctement, mais l’utilisation de produits chimiques, d’emballages non recyclables et l’excès d’eau ont contribué à l’accroissement des déchets dans l’environnement. Les marques peuvent assumer davantage de responsabilités vis-à-vis de ceux qui les entourent en ajustant leurs formulations pour créer des produits plus écologiques, dans l’intérêt de leurs consommateurs, de leurs coiffeurs et de l’environnement.

4 méthodes permettant aux marques de produits de beauté d’adopter la durabilité.
Mais comment le secteur de la beauté peut-il réellement devenir durable ? Nicolas Krafft a défini quatre objectifs pour que l’industrie de la beauté puisse apporter une contribution majeure à un monde plus durable après 2020.

1 – Réduire les émissions de Dioxyde de Carbone (CO2)


Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) sont l’une des principales causes du changement climatique. Selon l’Agence de protection de l’environnement, les transports et la production sont parmi les principales sources d’émissions de CO2 à l’échelle mondiale.

Dans le cadre de l’engagement des Nations unies pour la réduction des changements climatiques, par exemple, la plupart des plus grandes sociétés de cosmétiques du monde ont promis d’ajouter la réduction des émissions de CO2 à leurs projets de développement durable et il semble que l’accord commence à porter ses fruits.
Comme nous l’avons déjà mentionné, Davines a inscrit la durabilité dans son ADN et travaille délibérément pour être neutre en carbone d’ici 2030. Rien qu’en 2019, Davines a réduit ses émissions d’un pourcentage impressionnant de 47 % et a même commencé à payer pour compenser le carbone des déplacements de ses travailleurs.

Aveda, une marque mondiale de plus grande envergure, fabrique désormais tous ses produits à l’aide d’énergie éolienne, et paye pour compenser le carbone dans d’autres domaines de son activité, et le groupe Estee Lauder… a récemment annoncé qu’elle avait atteint un taux net d’émissions de carbone nul pour l’ensemble de ses activités.

Les pratiques de fabrication durable consistent à réduire la consommation d’électricité, à minimiser les déplacements des employés et à alimenter les usines en énergie renouvelable. Les marques de produits de beauté ne peuvent pas faire ce changement du jour au lendemain, mais chaque once de réduction de carbone est une avancée considérable. Et lorsque la durabilité fait partie de votre ADN, les approches à faible émission de CO2 sont les prochaines étapes évidentes pour tous les acteurs de la chaîne de valeur.

La plupart des marques se vantent d’avoir des objectifs ambitieux de zéro émission, mais elles comptent encore largement sur la compensation de leurs émissions (neutralité carbone). La prochaine étape consiste à passer de la compensation à l’élimination des émissions à la source, mais cela nécessite des innovations tout au long de la chaîne de valeur. En pratique, cela transformerait complètement le mode de fonctionnement actuel du secteur.

2 – Réduire la consommation d’eau

Saviez-vous que 59 % de la consommation d’eau aux États-Unis provient de la fabrication ? Les marques de cosmétiques et de produits de beauté ont besoin d’eau douce pour fabriquer leurs produits, mais la quantité d’eau nécessaire est énorme.

Avec l’arrivée de plus en plus de marques dans ce secteur, la pression sur notre ressource naturelle la plus précieuse s’accroît et les marques prennent des mesures pour protéger cette ressource.

La consommation d’eau est un phénomène qui s’est répandu dans le secteur ces dernières années, des entreprises comme Henkel en faisant une priorité à l’échelle de l’entreprise. Au cours de la dernière décennie, Henkel a réduit sa consommation d’eau par tonne métrique de 28 % dans l’ensemble de ses activités.

Les marques de cosmétiques font de grands progrès en matière de conservation de l’eau en ajustant les formulations de leurs produits. Les marques de produits de beauté de l’ensemble du secteur se tournent davantage vers les shampooings en poudre, qui ne nécessitent pas d’eau, ou adoptent des formules de shampooing biodégradables. Mais il reste encore beaucoup à faire dans d’autres catégories, comme les colorations capillaires, qui doivent toujours être rincées à l’eau.

La réduction de la consommation d’eau n’est pas tâche facile, mais elle est réalisable, selon Nicolas Krafft. L’une des solutions consiste à revoir la chaîne de valeur et à s’associer aux meilleures entreprises pour réduire la quantité d’eau utilisée dans les salons. Un autre moyen consiste à former les stylistes et les gérants de salons aux pratiques permettant d’économiser l’eau. Certaines marques ont même mis en place un programme de certification pour les salons dédiés aux pratiques durables, tandis que d’autres ont introduit des robinets efficaces qui minimisent la quantité d’eau utilisée à tout moment.

Si les marques doivent toujours utiliser une certaine quantité d’eau dans leurs formulations, Nicolas Krafft estime qu’il y a encore de la place pour une innovation de rupture qui peut apporter une valeur considérable et un avantage concurrentiel.

3 – Réduire les déchets

Les déchets constituent un problème majeur pour l’industrie cosmétique. L’emballage plastique, le carton et le plastique dur sont tous des matériaux essentiels et omniprésents utilisés pour transporter et emballer les produits de beauté. Mais une grande partie de ces emballages va directement à la décharge, ou pire, dans notre environnement. C’est pourquoi les marques de produits de beauté s’efforcent de concevoir chaque composant du produit, des caractéristiques à l’emballage, dans un souci de durabilité.

En pratique, cela signifie revoir la conception des produits pour limiter les matériaux inutiles, surtout s’ils ne sont pas biodégradables. La réduction du nombre de composants dans le produit et dans l’emballage y contribuera, tout comme l’introduction de matériaux et de conteneurs de produits recyclables.

Les entreprises du secteur des cosmétiques se sont engagées à commencer à utiliser davantage de matériaux recyclables. L’une d’entre elles, Kevin Murphy, une marque haut de gamme australienne, a commencé à utiliser des bouteilles composées à 100 % de plastique récupéré dans l’océan. Cette initiative devrait à elle seule permettre de réutiliser 360 tonnes de plastique provenant de l’océan chaque année.

En instaurant un programme de recyclage des bouchons en plastique rigide des produits de beauté, Aveda a pu empêcher plus de 150 millions de bouchons rigides de se retrouver dans l’environnement. Un autre partenariat, celui-ci entre Henkel et Terra Cycle, permet aux consommateurs américains de recycler les produits de soins capillaires par le biais de Terra Cycle en échange de dons à l’association caritative de leur choix.

L’adoption d’une approche qui consiste à réfléchir au cycle de vie global des produits proposés, permet d’imaginer et d’innover en permanence pour chaque produit proposé. Avec ces initiatives et ces objectifs de durabilité partagés par une grande partie de l’industrie, la collaboration s’avère être un outil plus puissant que la pensée indépendante. En s’unissant dans la quête de l’élimination des déchets inutiles, de véritables changements et progrès peuvent être réalisés et le sont déjà.

4 – Modifier les formulations

Les ingrédients durables sont une nécessité pour toute marque de beauté écoresponsable dont la durabilité est une priorité absolue. Les formules et les emballages synthétiques, sans compter les emballages qui ne peuvent pas être recyclés, rebuteront les clients qui veulent des produits plus naturels et durables.
Outre les avantages environnementaux évidents, la durabilité devient rapidement un impératif pour l’industrie. Selon Nicolas Krafft, les goûts des consommateurs évoluent et cela se ressent dans leur comportement d’achat.

Les consommateurs d’aujourd’hui ne sont plus satisfaits de ‘’l’ écoblanchiment’’ qui a prévalu pendant de nombreuses années dans le secteur. Ils se tournent massivement vers la beauté verte, qui est devenue une catégorie à part entière chez les grands détaillants tels que Sephora ou Ulta. Comparativement aux années antérieures, les consommateurs sont désormais prêts à payer un prix plus élevé, à condition de ne pas faire de compromis sur les performances.

Bien que toutes les marques ne se soient pas engagées sur la voie de la durabilité au même moment, de nombreux ingrédients dont la suppression n’aurait pas d’incidence sur les performances du produit ont été supprimés, soit par la réglementation, soit sous la pression des consommateurs.

La prochaine étape pour l’industrie est d’innover pour remplacer davantage d’ingrédients, de revoir complètement la formulation des produits, ou d’inventer et d’éduquer sur de nouvelles routines afin d’éviter ces ingrédients sans compromettre la performance.

Le point essentiel

Notre environnement peine à satisfaire la demande de plus en plus croissante de produits de beauté. Mais comme les consommateurs sont de plus en plus nombreux à exiger la durabilité, les marques ont tout intérêt à investir dans ce domaine à long terme.

Grâce à l’évolution des préférences des consommateurs, la durabilité sera une norme industrielle à l’avenir. Utilisez les 4 conseils de Nicolas Krafft pour rénover vos méthodes de production de produits de beauté afin de garantir non seulement un succès financier à long terme, mais aussi une planète et un avenir sains.

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