Portrait : Anouk Grinberg “Arlésienne” jusqu’au 5 juin !

Anouk Grinberg (vincent Josse)

Anouk à Arles grâce à l’association Méjan, c’est déjà tout un évènement, tant l’actrice-artiste est insaisissable, mais surtout discrète ! Arles, est la ville destinée, pour celle qui a brillé dans “Un, deux, trois, soleil” (1993 Bertrand Blier).

Anouk Grinberg, ne laisse pas son oeuvre dans l’indifférence. Ce vendredi 1er avril, suivi du concert de Sonia Wieder-Atherton, le public est venu nombreux pour l’accrochage de la “rétrospective” de ses peintures (d’avant le covid et d’aujourd’hui). “Mon Coeur” est l’intitulé de son exposition qui présente chez Françoise Nyssen (ex ministre de la culture), une centaine d’oeuvres jusqu’au 5 juinhttp://www.lemejan.com

La Chapelle Le Méjan à Arles !

Le lieu est incontournable dans la capitale Arlésienne, Patrick de Carolis le maire aime à rappeler “La ville a d’innombrables lieux, dont la chapelle Méjan”. Visiter l’exposition c’est explorer l’univers de l’actrice, son travail est plutôt intimiste, et sa peinture et dessins, s’inscrivent dans son quotidien à fleur de peau.

Biographie :
Née le 20 mars 1963 à Uccle en Belgique, Anouk Grinberg est la fille de l’auteur Michel Vinaver. Elle effectue ses premiers pas de comédienne sur les planches, sous la direction de Jacques Lassalle. Révélée auprès du grand public dans les films de Bertrand Blier (Merci la vie, Un deux trois soleil, Mon homme), elle alterne ensuite prestations pour le théâtre et rôles pour le grand écran tout en se consacrant à la lecture publique et à la peinture.

“Je dessine, je joue la comédie, et je ne joue pas la comédie. Je fais ces choses sans les avoir apprises à l’école et sans penser à ce qu’on pensera de moi. Je dessine ce que je vois dans la vie, le dessous des choses humaines, le dedans des visages. Des gens ou des histoires me passent à travers. Ça va vite à les dessiner. Ça vient souvent d’un choc, lointain ou pas, perso ou pas, mais ce choc devient aussitôt une joie dès que je trouve la résolution dans la feuille. Les dessins m’échappent en partie, mon job est d’aider ces présences à faire ce qu’elles ont à faire, sans les ruiner par du bavardage. C’est du dessin, de la patouille, pas de la psychologie. Il y a des visages d’hommes, des gueules de bêtes, des paysages, des visions chagrin et des images heureuses. Je ne suis pas la commandante, c’est ça qui est excitant, et me mets au travail. Je ne peux pas analyser mes dessins. C’est très instinctif, animal, direct et silencieux. Ils sont secrets, bien que transparents. Il n’y a pas pour moi de séparation entre le gai et le grave, le noir et les couleurs. Tout ce qui est vrai devient heureux. J’utilise le pastel, l’encre de chine, l’huile, l’aquarelle, la gouache, la plume. Je joue, je dessine, je brode, j’écris ; j’ai la chance d’être mobile. Je saute par-dessus les enclos. Parfois je parle et on me voit, parfois je me tais et c’est moi qui vois. Je sens ce qui est très beau des hommes et comme ce satané monde le menace. Sarah Moon, Robert Delpire, Ernest Pignon Ernest, Germain Viatte, Tzvetan Todorov, Fabrice Melquiot et Louis Deledicq m’ont fait l’immense honneur d’écrire sur mes dessins. Ce livre est une danse à plusieurs.” clamait Anouk pour exprimer son ressentiment sur sa peinture !

Eric Fontaine

Anouk Grinberg à Arles

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