Rencontre avec la comédienne Naidra Ayadi au festival CANNESERIES

Le visage de Naidra Ayadi est loin d’être inconnu du public. Depuis plusieurs années, elle enchaîne les rôles à la télévision, au théâtre et au cinéma. On l’a notamment vue dans Polisse de Maïwenn, qui lui a valu le César du meilleur espoir féminin en 2012. A la télévision, elle faisait partie du casting de la très belle série de Zabou Breitman sur Canal Plus, « Paris, etc ». En ce moment, la comédienne est à l’affiche de deux films au cinéma, Stillwater et Mon légionnaire. Nous l’avons rencontrée lors du festival CANNESERIES. Elle faisait partie du jury série longues, présidé par Nikolaj Coster-Waldau. Un rôle qui lui a permis de voir des séries du monde entier et de côtoyer des personnalités venant d’univers différents. Nous l’avons interrogée sur ses rôles et sur ses projets, mais, d’une question à l’autre, elle en est venue à parler des valeurs essentielles dans sa vie :  le travail, l’amour, la famille. Une rencontre passionnante.

A l’affiche de plusieurs séries

 La comédienne était membre du jury à CANNESERIES et elle connaît bien elle-même l’univers des séries. Elle a participé à « Paris, etc », « zone blanche »mais aussi à des mini-séries, « Trois fois Manon », « Héroïnes ». Bientôt, on la verra sur France 2 dans « Le code », dans « Parallèle », une série fantastique sur Disney + et dans « Oussekine » , une série qui reviendra sur la mort de cet étudiant en 1986. Des rôles très variés. « C’est super pour une comédienne de jouer des personnages complètement différents ; j’ai de la chance. » Il en est de même au cinéma ; la comédienne se tourne vers des rôles très variés.

Naidra Ayadi et Cannes

C’est loin d’être la première fois que Naidra Ayadi vient à Cannes. Elle a monté les marches du Palais des Festivals pour Polisse mais aussi pour Zim and Co. de Pierre Jolivet dans la section Un Certain Regard, son premier film en tant que comédienne. Cette année, elle a accompagné l’équipe de Mon légionnaire de Rachel Lang, qui a fait la clôture de la Quinzaine des Réalisateurs. Elle gardera toujours en mémoire la présentation de Polisse à Cannes. « Toute l’aventure de ce film a été magique. Je me rappelle la première fois que j’ai vu tous les acteurs avec lesquels j’allais jouer. J’étais la seule à ne pas être connue. Je ne pensais pas que le film allait me conduire aux César. Je suis très fière et très contente. »

Au cinéma aux côtés de Camille Cottin et de Matt Damon

Au cinéma, hasard de la programmation, elle est en ce moment à l’affiche de deux films avec Camille Cottin : Stillwater et Mon légionnaire. D’ailleurs, les deux ont été présentés au festival de Cannes en juillet dernier. « J’ai l’impression d’avoir passé l’année avec Camille ! » Les deux comédiennes se connaissent bien depuis qu’elles ont partagé l’affiche du film Les Gazelles. Evidemment, nous ne pouvions pas nous empêcher de lui demander comment s’est passé le tournage avec Matt Damon. « C’était génial. J’ai trois scènes avec lui. C’est une autre manière de travailler. Les Américains sont très rigoureux, très présents. Je viens du théâtre et j’aime bien cette notion de travail. » De Matt Damon nous en sommes ainsi venues à parler du travail, tellement important aux yeux de Naidra Ayadi. « Le talent, c’est quelque chose de rare et de fragile, et c’est avec le travail qu’on peut arriver à le maintenir. On sait ce qu’on manie, un peu comme un menuisier qui travaille avec un certain type de bois. Plus il sait le manier, plus il fait de belles choses avec ».

Bientôt un deuxième long métrage en tant que réalisatrice

En 2018, Naidra a réalisé son premier long métrage, Ma fille, un joli film sur la famille. Elle vient de finir l’écriture du deuxième, qu’elle a l’intention de tourner au printemps prochain. Quel en sera le sujet ? Elle nous a d’abord dit qu’elle ne voulait pas trop en parler puis elle est s’est faite plus précise et nous a donné des informations sur le film, spontanément.  « Je me rends compte que je dois avoir des petites obsessions sur les liens familiaux ! C’est tout ce qui fait ce que nous sommes. Le premier film abordait les relations père-fille. Avec celui-là, ce sera plutôt la mère. Pour une jeune fille, la mère est le premier modèle. On l’idolâtre un peu puis on se rend compte et on finit par accepter qu’on ne sera pas comme elle. Ce sera un film lumineux et positif. On peut faire une force de ce qui pourrait au départ nous fragiliser. On peut tout transcender, avec un peu d’amour et de solidarité. Souvent, les familles sont détruites parce qu’il y a une fragilité mais cela peut faire l’effet inverse et souder. Ce qui peut nous fracasser peut nous rendre forts, ça j’y crois ! Si on rencontre quelqu’un qui pourrait nous faire du mal, il faut fuir. La vie est trop courte…. Quand on est conscient d’être aimé, on se sent plus fort. Ca paraît banal de dire ça mais je pense que c’est vraiment la base. Si on n’arrive pas à dépasser cette fragilité, on essaie toute notre vie de réparer quelque chose. A ma manière, j’essaie de réparer… Je fais des films ! » Ce film sera assurément très personnel. La comédienne a donc l’intention d’assurer les deux casquettes de réalisatrice et d’actrice. Peut-être le film sera-t-il sélectionné au Festival de Cannes. C’est tout le bien que nous lui souhaitons.

A propos laurence ray

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