Toute une vie dans des sacs en plastique aux Éditions Les Aventuriers de L’étrange 

Un titre qui pourrait faire penser à l’histoire d’un sans-abri. Et pourtant, ce qu’on croit n’est pas la réalité de « Toute une vie dans des sacs en plastique ». C’est d’abord l’histoire des rêves fous que l’on se fait à 18 ans. Ensuite, c’est l’histoire d’un désir entre deux personnes en huit clos dans une chambre. D’une flamme allumée qui perd de sa force, racontée avec toute la puissance que peut être une passion entre deux êtres qui n’ont pas les mêmes buts. Dans le cadre d’une prostitution masculine assumée.

Un récit sensible, éprouvant, dramatique, en one shot, disponible le 28 Janvier 22 aux Éditions Les Aventuriers de l’Étrange. (+18)

Toute_vie_sacs_plastique_couv.jpg
Toute une vie dans des sacs en plastique © Éditions Les aventuriers de l’Étrange
  • Le décor :

Une rue … un homme sous la pluie …

Emile a tout préparé pour LE grand départ. Il a rassemblé toutes ses affaires dans trois sacs en plastique. Toute sa vie. Qu’importe la pluie, tout va changer. C’est le dernier rendez-vous furtif avec son amant. La dernière fois dans cette chambre de l’Hôtel Royal, où leurs corps se mélangent, s’adorent pour quelques heures, cachés du monde. Des rendez vous secrets, afin de ne pas entacher la réputation.

Il monte dans le taxi qui se présente, et, sous les questions du conducteur, laisse son imagination le transporter dans la future vie qu’on lui a promise.  Il a 18 ans, la vie devant lui. Emile se prostitue. Mais, cette fois, avec son « Stephan », il sait que c’est différent. Il le sent au plus profond de lui. C’est de l’amour. Un amour fou qui va changer sa vie. Car, Stephan le lui a promis. C’est le dernier rendez-vous avant qu’il s’échappe tous les deux pour une nouvelle vie ailleurs.

Arrivé dans sa chambre d’hôtel, il s’assoit tranquillement avec son verre de vin en attendant son fougueux amant, rêvant de leurs échanges, de son corps, de ses lèvres. Il ignore la sonnerie de son téléphone qui n’arrête pas de hurler. Il sait que c’est encore ce journaliste qui veut l’interviewer sur sa relation « interdite ».

En attendant que son amant arrive, il accueille son ami Gustave, prostitué lui aussi, et une discussion « houleuse » sur les intentions des amants s’engage …

toute_une_vie_planche.jpg
Toute une vie dans des sacs en plastique © Éditions Les aventuriers de l’Étrange
  • Le point sur la BD :

Après un succès incroyable au Danemark, nous découvrons « Toute une vie dans des sacs en plastique » grâce aux Éditions Les Aventuriers de l’ Étrange. Un one shot mené en huit-clos dans une chambre, avec, en première partie une discussion entre le personnage principal et son meilleur ami. Leur activité, la comparaison entre les agissements de leurs amants, leurs attentes vis-à -vis de leurs relations. Mais surtout, tous les rêves les plus fous qui passent par la tête d’Emile, complètement épris de son « politicien quinquagénaire ». Un jeune homme d’une naïveté troublante, encore traversé par une pureté d’esprit juvénile. Tomas Lagermand Lundme déverse un torrent d’émotions à travers les dialogues de ses personnages, tandis que Rune Ryberg érotise le récit, en magnifiant les couleurs, en intensifiant follement les graphismes. Ils deviennent un brin oniriques, interprétation pure de l’imagination du personnage principal !  La seconde partie est consacrée à l’échange entre les amants, et leurs différences générationnelles et sociales.

toute_une_vie_extrait
Toute une vie dans des sacs en plastique © Éditions Les aventuriers de l’Étrange
  • La conclusion :

Un ensemble réflexif et extrêmement sensible sur la prostitution masculine, la vulnérabilité, les rêves. Basé sur le point de vue de ce pré-adulte, mélangeant ses émotions fougueuses et ses idées utopistes, de novice de la vie, de l’amour, de la passion. Toute une vie dans des sacs en plastique aux Éditions Les Aventuriers de l’Étrange est une oeuvre forte et dramatique dégageant une intensité folle dont on a du mal à se remettre en refermant la BD. « Vendre son corps, dans l’espoir d’un monde meilleur ».

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, et couteau en second sur Le bon goût des choses ( végétarien, végétalien)

A lire aussi

Aquarica T2 : La baleine Géante aux Éditions Rue de Sèvres 

Après avoir vu s’échouer un étrange crustacé contenant une jeune fille : Aquarica, venant d’un …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com