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Au bout du conte un grand film d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

Au bout du conte est le dernier film que nous proposent en choeur Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Quelles sont nos motivations pour aller au cinéma ? Passer du bon temps, oublier les tracas du quotidien, s’élever l’âme, regarder de belles histoires… Eh bien ce magnifique film remplit entièrement le cahier des charges.

au bout du conteL’histoire :

Laura (Agathe Bonetzer) est belle, riche et intelligente, c’est une princesse dans l’âme, elle voit en rêve son prince charmant, et le rencontre « pour de vrai » dans une soirée. C’est Sandro (Arthur Dupont), dont le père Pierre (Jean-Pierre Bacri) est moniteur d’auto-école et vient de se mettre en ménage « forcé » avec sa chérie et ses deux petites filles. Pierre donne des cours de conduite à Marianne (Agnès Jaoui) la marraine de Laura, comédienne qui rêve d’un grand rôle mais végète dans un cours de théâtre pour enfants.

Laura est amoureuse et pourtant, elle ne résiste pas au charme de Maxime Wolf (Benjamin Biolay) le grand méchant loup… Pierre est obsédé par une parole malheureuse d’une voyante qui lui avait prédit le jour de sa mort vingt ans auparavant, et se rend compte que ce jour tombe le samedi suivant…

Allez, je m’arrête là, c’est un film inracontable, il faut juste prendre sa place de cinéma et aller le voir….

Mon avis sur le film :

C’est un GRAND film, non seulement divertissant, mais aussi attendrissant, jubilatoire, drôlissime, tous les superlatifs de la langue française peuvent qualifier ce film.

Les acteurs sont attachants, les rôles sont magnifiquement bien distribués.  Chaque personnage est doté d’une épaisseur et d’une singularité qui fait de ce film choral, un des plus réussis du genre.

On retrouve avec tendresse le duo Jaoui-Bacri, dans toute leur dimension comique, de part les dialogues et aussi les situations. On peut penser que c’est une série de petites saynettes toutes mignones et superficielles. Mais non, que nenni, chaque image a du sens, chaque parole a du sens, rien n’est laissé au hasard dans un scénario fouillé et fouillis à la fois.

Le film regorge de belles trouvailles, de belles idées, comme ce prince charmant Sandro qui bégaille, est un paumé au début de l’histoire, sans travail, sans argent, sans copine, et « s’élève » de plus en plus vers la gloire, la fortune et la reconnaissance tout au long du film.

Le bonheur ne se conçoit que dans l’absence de bonheur, je me suis souvenue de ce précepte de Kant lorsqu’on voit un Jean-Pierre Bacri dépassé par les événements, pensant savourer la solitude enfin retrouvée quand sa compagne et sa marmaille le quitte, et qu’il se rend compte que finalement, le babillage et le remue-ménage qu’il détestait tant, lui manquent désormais.Faut-il être privé de cinéma pour se rendre compte à quel point on est heureux d’y aller ? N’attendons pas le manque pour courir vers nos salles obscures à la première occasion, surtout quand on a la chance d’avoir d’aussi beaux films à visionner.

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