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Déborah François est à l’affiche de « L’état sauvage » de David Perrault

Le 26 Février sortira L’état sauvage, le nouveau film de David Perrault : un western qui se déroule aux Etats-Unis en pleine guerre de Sécession. On suivra le parcours d’une famille de colons français décidés à fuir le Missouri où ils sont installés depuis vingt ans.  Escortés par un ancien mercenaire mystérieux, chargé de leur sécurité, ils devront traverser un vaste territoire sauvage… Alice Isaaz, Déborah François, Constance Dollé, Kate Moran, Bruno Todeschini font partie du casting.

Lors des dernières Rencontres cinématographiques de Cannes, nous avions rencontré Déborah François. Elle était présidente du jury et, entre deux projections, elle nous avait accordé un entretien et nous avait parlé avec beaucoup d’enthousiasme du film de David Perrault, qu’elle qualifiait de « western de filles » et de « diligence trip ». Elle incarne l’une des filles de cette famille bourgeoise qui tente de rentrer en France, dans une diligence conduite par des cow boys de l’ouest. En plus d’être un western obéissant aux codes du genre attendus, le film montre les rapports entre les classes sociales.  L’actrice garde de très bons souvenirs de tournage, même si les conditions ont été « très, très dures, même extrêmes. » Elle nous a parlé des nombreuses péripéties qu’ils ont vécues dans les Alpes enneigées, parfois par -28 ° ! : « il y avait des tempêtes et il fallait marcher dans la neige, dans des costumes et des chaussures d’époque ! ». Maintenant elle en rit.

Ce n’est pas la première fois que Déborah François joue dans un western.  L’année dernière, elle était à l’affiche de Never grow old d’Ivan Kavanagh avec Emile Hirsch et John Cusack, joué en anglais. Tourner à l’étranger ne fait pas peur à Deborah François. Bien au contraire, elle adore ça. « Jouer dans plusieurs langues apporte de la contrainte, de la technicité, c’est ce qui est stimulant. » Lorsque nous l’avons rencontrée, elle venait de terminer pour Netflix le tournage à Barcelone d’un « thriller, un film noir sur une histoire de couple. » Comme elle ne parlait pas un mot d’espagnol, elle a dû beaucoup travailler en amont, en suivant chaque jour cinq heures de cours à Barcelone. Maintenant, elle se débrouille très bien dans la langue de Cervantès.

Depuis L’enfant des frères Dardenne, qui a remporté la Palme d’Or à Cannes en 2005, – elle avait alors 17 ans et était en Terminale -, Déborah François a tourné des films variés. « Je n’aime pas les choses tièdes et m’ennuie assez vite », nous a-t-elle confié. Sa filmographie en est la preuve. En 2009, elle remporte le César du meilleur espoir féminin pour Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon. Elle a joué dans des comédies, « un registre qui laisse moins de latitude de jeu ; pour qu’une scène fonctionne, c’est plus difficile »,  des films dramatiques, plus intimistes comme L’autre continent de Romain Cogitore, « un mélodrame tourné à Taiwan, poétique et doux, dont l’histoire, vraie, est très émouvante ». Lorsqu’elle lit un scénario, c’est l’écriture qui la touche en premier.

Déborah François adore la littérature et parle volontiers de ses auteurs préférés, parmi lesquels  Barjavel et Frank Herbert, l’auteur de Dune. Dans un tout au genre, Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde est l’un de ses livres de chevet. Elle l’a lu plusieurs fois. Elle nous a confié qu’elle essayait de se lancer dans l’écriture. Elle aimerait réaliser un film documentaire : le thème de l’enfermement au sens large la fascine. Elle avoue aussi adorer les documentaires politiques. Récemment, elle a vu « Wild wild country « sur Netflix. D’ailleurs, elle reconnaît voir plus de documentaires que de films.

En tant que spectatrice, au cinéma, elle apprécie quand les réalisateurs ont un vrai univers. Elle aime les beaux plans, comme ceux de Terrence Malick par exemple. Parmi les films sortis récemment au cinéma, elle a vu Les Misérables. Elle avait assisté à la projection à Cannes et avait pu féliciter Ladj Ly. Elle serait partante pour jouer dans ce genre de films. « Bizarrement, on a l’impression que je ne pourrai pas jouer dans un film qui se passe en banlieue », regrette-t-elle. Elle a pourtant grandi à Liège, dans une famille de classe moyenne.  Avis aux réalisateurs.  De toutes façons,  Déborah François adore « être déstabilisée en tant qu’actrice, tant que c’est dans le respect. »

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