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Depeche Mode enflamme le public du Lollapalooza !

Le mythique trio britannique des 80’s Depeche Mode était au festival Lollapoloza ce samedi 21 juillet. Puissant et mélodique gorgé d’un blues épais chant puissant et assuré, les Depeche Mode ont démontré qu’ils sont bien les maîtres du genre. Retour sur un show d’une classe et d’une densité exceptionnelle.

 Depeche Mode au Lollapalooza

21hh45. Les milliers de festivaliers attendent patiemment Depeche Mode sur les pelouses de l’Hippodrome. L’ambiance est déjà palpable, électrique mais bonne enfant. Sur scène, les techniciens règlent les derniers préparatifs tandis que la sono diffuse le Revolution des Beatles. Quelque chose de lourd de pesant flotte dans l’air. A 21h50, les musiciens de Depeche Mode entrent un à un sur le plateau au son de Cover Me issu de leur album Spirit de 2017. Tout de noir vêtu les cheveux gominé, Dave Gahan (chant), Martin Gore (claviers, guitare) et Andy Fletcher (claviers) font leur entrée sous un soleil encore haut. Dès le premier titre, Going Backward issu lui aussi de leur dernier album Spirit, le trio est dans son élément: la voix est affûtée, le son puissant. L’allure élégante, le corps souple, Gahan est à l’aise. Tournoiement sur lui même, rapides majestueux, pas de danse déhanchés, puissant sex appeal, le showman est un entertainer hors pair. On est bluffé de le voir ainsi prendre dans ses filets les milliers spectateurs avec une telle facilité, une telle une virtuosité. Gahan de Depeche Mode nous envoie ses chansons tantôt comme des brûlots, tantôt comme des caresses. Immédiatement le public suit comme soulevé, porté par une vague d’euphorie collective. Ce soir, il n’y a quasiment aucun temps mort entre les 15 titres joués. Dans un ronflement de claviers et de guitares Grescth gonflées rock, Martin Gore et Andy Fletcher enchaînent les titres du récents album (A Pain That I’m Used To, Precious, Cover Me ) sans oublier les tubes  du passé Black Celebration, Enjoy the Silence, A Pain That I’m Used to. Arquebouté derrière son pied de micro, se tord comme un pantin déglingué. Derrière, le groupe joue de façon sobre et mesurée et donne au set ce côté magique et intemporel. Sur chaque titre, Peter Gordeno (claviers additionnels), fait durer le plaisir, en bidouillant ses effets spéciaux, plongeant les titres dans une transe electro. Si le ton général semble plus apaisé, le groupe explore toujours les méandres du spleen avec pour toile sonore un mélange sonorités trip hop aussi riches que subtiles. Voilà une pop rock raffinée truffées de mélodies imparables, le tout chanté avec un grand soin pour les harmonies vocales. Plus d’une fois, l’écran géant distillant images vidéos installé en fond de scène montrera un Dave Gahan se laissant aller à une ivresse hypnotique à lui faire perdre la tête. Précisons que le light show à dominante noir et rouge est d’un esthétisme rare. En guise de rappel, le public a droit à Walking in My Shoes, Enjoy the Silence et s’achève sur Just Can’t Get Enough d’anthologie issu du premier album sorti en 1981. La boucle est bouclée.

Jean-Christophe Mary

 

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