Le Liban mis à l’honneur au Cinémed de Montpellier

Mounia Akl à Cinémed

Depuis l’explosion au port de Beyrouth, le Liban vit des semaines noires, interminables. Montpellier adapte sa programmation aux films Libanais. Mounia Akl, dans la compétition des longs métrages, est en bonne place pour le palmarès final (à l’heure de l’écriture de l’article).

Costa Brava, Lebanon…Le titre du film peut surprendre, l’histoire se déroule sur un flanc de montagne, loin de la ville. On y découvre une famille “Badri”, qui vit dans une petite maison presque écolo, avec une piscine remplie d’eau de source. La mère une ancienne chanteuse populaire, un brin anarchiste, partage son temps avec un mari assez réactionnaire et deux filles adolescentes qui pour l’une découvrira les premiers émois de l’amour, tandis que “Rami” la plus jeune, poursuit son apprentissage de la vie avec ses parents, assez écolos.

Résister, défendre son idéal, le film surfe sur cette vague de l’espoir, malgré tout…

La réalisatrice vient d’une famille Libanaise qui a plutôt bien réussie dans les affaires de l’immobilier, de l’architecture. Mounia Akl est Francophone, parle couramment l’anglais et l’espagnol, “Je me situe comme une citoyenne du monde, j’ai rencontré mon amie Clara Roquet, à New-York, c’est une amie qui a co-écrit le film, en même temps j’aime aller en Espagne, partager du temps à Paris, retourner au Liban, même si aujourd’hui on a toutes et tous le coeur brisé par la situation de ce pays” martèle la réalisatrice face aux journalistes, qui ont dans l’ensemble apprécié le long-métrage.

Un film qui dénonce une situation qui au final se retrouve dans beaucoup de pays !

Le sujet aborde la problématique des déchets, de la corruption des politiques dans un contexte généralisé. L’histoire fait acte de l’enfouissement des ordures, mais aussi de ces hommes d’affaires, aux mains des responsables élus. Mounia Akl, a eu la délicatesse de filmer une famille soucieuse de ses principes de vie : Liberté, espace, et recueillement intérieur, loin de la ville.

Beyrouth n’apparait qu’en filigrane dans le Synopsis du film, juste un plan “caméra” en début de l’histoire.Le scandale de l’installation d’une décharge n’est plus  l’enjeu essentiel d’une enquête politique, sous référence des manifestations dans ce pays.

Mounia Akl et sa co-scénariste Clara Roquet ont en effet décidé de se concentrer sur le microcosme familial, peut-être en appuyant l’histoire sur la loudeur des injonctions administratives, du bon vouloir des uns et des autres…

Cette clairvoyance du film, pose le sujet dans un contexte éminemment actuel : Le Liban s’engouffre surement dans un chaos total, où l’avenir d’une guerre civile paraît plus que probable. Le film n’a pas encore de date de sortie, plus d’infos sur http://www.cinemed.tm.fr

Eric Fontaine à Cinémed

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