Le théâtre Anthéa d’Antibes a célébré La Fontaine dans un spectacle musical très réussi

Jean de La Fontaine est né il y a quatre-cents ans. Pour célébrer cet anniversaire, la compagnie StART 361°a conçu un spectacle intitulé sobrement « Jean De La Fontaine », que le théâtre Anthéa d’Antibes a présenté dans la salle Pierre Vaneck du 7 au 18 décembre.

Tout le monde connaît au moins une fable de La Fontaine. Depuis l’école primaire, la fourmi qui « n’est pas prêteuse », ou le corbeau qui « tenait en son bec un fromage » nous sont familiers. S’il est incontestable que les fables de La Fontaine figurent parmi les textes les plus célèbres de la littérature française, il faut bien avouer que rares sont ceux qui connaissent la vie du célèbre fabuliste. Pour concevoir ce spectacle musical si original, Clément Althaus a pris comme point de départ la toute dernière partie de la vie de La Fontaine. Alors que sa santé s’est fortement dégradée, il est convoqué devant les membres de l’Académie Française à laquelle il a été admis quelques années auparavant. Il est alors forcé à se confesser publiquement, à écrire des ouvrages pieux et à détruire le manuscrit de son unique pièce de théâtre. C’est à ce moment de la vie de La Fontaine que se sont attachés Clément Athaus et Gaële Boghossian qui a mis en scène le spectacle.

La Fontaine forcé à confesser ses péchés comme point de départ de la pièce

Sur scène, La Fontaine (incarné par Clément Althaus lui-même), est entouré de deux femmes : une religieuse, sœur Pouget (Aliénor de Georges) et sa fidèle servante venue à son chevet (Claudia Musso). Clément Althaus a pris des libertés avec l’Histoire mais qu’importe. Soeur Pouget a comme unique but de convaincre La Fontaine de se confesser tandis que sa servante incarne la bienveillance, en le soignant. Quant aux spectateurs, ils semblent être les membres de l’Académie française auxquels s’adressent régulièrement la religieuse, pour les prendre à témoins et les rallier à sa cause. En effet, elle n’a de cesse de rappeler la vie tumultueuse de La Fontaine, ses mauvaises fréquentations, ses infidélités, son incapacité à être un bon père. Elle insiste sur le contenu de ses écrits, comme pour mieux attester de l’immoralité du fabuliste. Epuisé physiquement, à bout de souffle, il ne lui reste plus qu’à tenter de se justifier.

Un spectacle musical qui célèbre admirablement La Fontaine

Avec « La Fontaine »,Clément Althaus et Gaële Boghossian célèbrent le fabuliste d’une façon très originale et particulièrement réussie. Nous aurions pu nous attendre à une pièce racontant la vie de La Fontaine ou faisant la part belle à ses fables. Ce spectacle parvient subtilement et intelligemment à allier les deux. Pour communiquer et servir leurs propos, les trois personnages, La Fontaine, sa servante et la religieuse, glissent çà et là quelques-unes des célèbres fables que nous connaissons : « Les animaux malades de la peste », « La cigale et la fourmi », « La cigale et la fourmi » ou « Le loup et le chien » pour ne citer qu’elles. Mais ces fables, ils ne les récitent pas, ils les interprètent et les chantent en musique, aux sons du piano, du violon ou de harpe. C’est à un spectacle musical réjouissant qu’est convié le public. Nous ne pouvons que saluer les performances de Claudia Musso, Aliénor de Georges et Clément Authaus, qui jouent d’un instrument et chantent admirablement bien.

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