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L’image de la femme dans les médias et dans notre société 

L’image de la femme dans les médias n’est-elle pas en contradiction avec notre société?

femme et publicite

Attention aux femmes: la gent masculine

Elles sont nombreuses les publicités qui utilisent le corps de la femme à des fins commerciales. Savon, parfum, voitures, vêtements et j’en passe. 

Les articles de la presse – féminine surtout – prônent encore et toujours les bienfaits des régimes Paléo, flexitarien ou bien Dash; parlent avec élégance des derniers sous-vêtements gainants à glisser sous sa robe de soirée; et font pâlir de jalousie le commun des mortelles avec des clichés de mannequins taille 36. 

Dans un même temps pourtant, les revendications féministes et les différents mouvements associés prennent toujours plus d’ampleur à travers le monde. 

A l’instar des Femen, groupe crée à Kiev en 2008 et qui enchaînent les actions provocatrices dont nous sommes tous témoins. Ou encore le mouvement #Balancetonporc, lancé en Octobre 2017 et qui révèle un ras-le-bol de la gente féminine quant au harcèlement, sexuel notamment. 

Bref, la tendance semble aller vers l’affirmation de la Femme et de ses droits. Le respect de son corps, l’égalité salariale et l’urgence d’une « désobjétisation » de sa personne.  

Alors comment expliquer que, face à cet élan de revendications, l’image de la Femme dans la majorité des médias, soit autant guidée par des stéréotypes négatifs et obsolètes, et une exhibition quasi constante de son anatomie? 

Chasser le naturel pour le physique esthétique

A croire qu’on ne plus vendre un produit sans mettre en première ligne, les formes généreuses d’une Emilie Ratachovsky ou d’une Rihanna. Brunes, blondes, métisses ou teint de porcelaine, pulpeuses ou maigrelettes, il y en a pour tous les goûts. Les hommes, visiblement cible de choix pour ces publicités alléchantes, restent sensibles aux charmes féminins. Une valeur sure pour les publicitaires qui continuent d’exploiter cette image séductrice de la femme pour vendre. Il faut se rendre simplement à un salon de l’automobile pour constater que, même en 2018, les moeurs n’ont pas beaucoup évoluées…

Mais plus seulement les hommes. Car telle est bien la surprenante réalité d’aujourd’hui, les femmes elles aussi sont réceptives aux charmes de leurs semblables.

Et elles font de plus en plus appel à la chirurgie esthétique pour se rapprocher du corps « parfait », celui-là même que l’on retrouve en unes de nos magazines préférés. 

Il n’est donc pas surprenant de constater que les chiffres suivent cette tendance.

Selon l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery (ISAPS), de 2015 à 2016, les actes de chirurgie esthétique du visage et du cou ont bondi de +7%, ceux des seins de +11%, et ceux de la silhouette et de la chirurgie intime de +8%! La démocratisation de l’acte chirurgical non-forcé repose en grande partie sur le désir universel de plaire au plus grand nombre, non pas par l’intellect, le savoir ou la clairvoyance, mais par le physique, pur et simple. 

Et que penser de cet étalage de bimbos caricaturales et surfaites  qui font le succès des émissions de télé-réalité? Avec chaque jour plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs rien qu’en France, dont une grande partie des 15-24 ans, on ne peut plus douter de l’importance de l’image et du physique auprès des jeunes générations. La beauté par l’artifice est autant mise en valeur que le manque de savoir-être, de vocabulaire et d’esprit de ces nouvelles icônes. 

Même constat dans les clips musicaux qui ne jurent que par l’exhibition de fessiers huilés se dandinant en gros plans. 

Les femmes bimbo ou objet sexuel phénomène de société

Idem bien évidement dans le milieu pornographique et dans les maisons closes proposer par de nombreux site web comme Semitix où la femme n’est purement qu’un objet sexuel à utiliser à sa guise, sans ménagement, sans sentiment, sans respect,…

A écouter les paroles du rappeur Vin’s, bien des hommes s’accordent à penser que l’éducation par le porno renforce cette image dévalorisante de la féminité: 

« J’en dors debout même l’amour est tarifé frérot dis-moi ce qui est arrivé 

On a été éduqué par des films de boules 

Dans lesquels les femmes sont des chiennes et les hommes sont déchaînés 

Hein ! et s’défoulent sur des meufs qui se font déchirer »

Les exemples sont hélas trop nombreux, flagrants. Tous les milieux sont impliqués. 

Peut-on évoluer dans un monde qui continue de réduire la femme à une enveloppe vide? Et à qui la faute? Aux hommes qui imposent plus ou moins subtilement cette fonction sexuelle et rabaissante, ou aux femmes qui foncent volontairement dans le précipice du désintérêt intellectuel au profit de l’idolâtrie charnelle? 

Question difficile. Car cette image dévalorisante mais partiellement intégrée par la plupart des femmes, semble aller à l’encontre des valeurs de nos sociétés contemporaines. 

Les hommes et les femme égaux sur la papier mais pas dans la réalité

Des siècles de lutte féministe, incarnée par de grandes femmes ou par des hommes profondément investis, ont permis un accès aux mêmes droits que la gent opposée. 

Aux mêmes droits, en théorie…

En regardant de plus près la célèbre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, document français qui délivre les fondements mêmes de notre société, nous pouvons noter une légère, mais non moins importante révélation linguistique. L’Article premier de ce texte annonce que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Oui, les hommes. Heureusement, plus récemment les Nations Unies, inspirées par notre texte historique, ont préféré l’expression « êtres humains » à « hommes ». Nous serions donc, nous les femmes, des êtres égaux en droits face au soit-disant sexe fort. 

Cependant, les sujets de lutte restent nombreux. L’égalité entre hommes et femmes est loin d’être acquise, même dans une société moderne comme la nôtre. 

Combat pour la fin du harcèlement sexuel, dans la rue ou au travail, abolition du travail sexuel, fin des violences faites aux femmes, égalité salariale, pilule pour les hommes, etc.

Domaines de lutte divers et variés mais surtout, trop nombreux. 

Pourtant, de nombreux efforts sont fournis par les gouvernements, les sociétés privées, et tous les acteurs investis dans cette cause. Certes, davantage par intérêt financier que par conviction morale mais tout de même. 

Regardons aujourd’hui les catalogues de jouets envoyés à Noël aux foyers français. On peut y voir des petites filles manipuler des voitures ou figurines de dinosaures, quand la page suivante présente un jeune garçon en train de coiffer une poupée ou imiter ses parents avec un fer à repasser factice. Un petit pas mais qui en dit long! 

De plus en plus, dans les catégories sociales moyennes à élevées, de nouvelles approches pédagogiques sont préconisées. Et elles prônent une parité entre les sexes dès le plus âge. Le respect des autres, à commencer par le sexe opposé, une plus grande liberté du choix du jeu, et un effacement des clichés traditionnels. 

On peut donc espérer que les générations à venir grandissent avec une ouverture d’esprit plus grande et que ces enfants, qui seront un jour nos dirigeant(e)s, nos patron(ne)s, nos instituteurs(trices) parviennent à éliminer cette injuste image avilissante de la femme.

Article rédigé par Mat C

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