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The Lunchbox fait escale à Bordeaux

A l’occasion de la sortie du film indien The Lunchbox, Bordeaux et l’UGC Ciné Cité ont eu le plaisir de recevoir ce mercredi 20 novembre France Net infos à rencontré l’équipe du film (le réalisateur, Ritesh Batra et l’actrice principale, Nimrat Kaur) .En attendant la sortie officielle le 11 décembre 2013, voici de quoi éveiller, je l’espère, curiosité et intérêt.

 

lunchboxSynopsis :Ila, une jeune femme délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie ensuite sa lunchbox au gigantesque service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Bombay. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas. En réalité, la Lunchbox a été remise accidentellement à Saajan, un homme solitaire, proche de la retraite. Comprenant qu’une erreur de livraison s’est produite, Ila glisse alors dans la lunchbox un petit mot, dans l’espoir de percer le mystère.

Notre avis

Le film The Lunchbox, Ritesh Batra signe son premier long-métrage. En ce qui concerne les acteurs, Nimrat Kaur (Illa) a joué dans quelques longs-métrages mais reste avant tout une comédienne de théâtre, alors que Nawazuddin Siddiqui (Shaikh) fait partie de la nouvelle génération d’acteurs en Inde. Quant à Irrfan Khan (Saajan), vous le reconnaîtrez peut-être, il a joué, entre autres, dans Slumdog Millionaire.

Tourné à Bombay, le film s’appuie sur une tradition ancestrale en Inde : celle des « Dabbawallahs », ces livreurs de lunchboxes illettrés, qui, tous les matins, partent sur les routes livrer aux maris, sur leurs lieux de travail, les repas préparés par leurs épouses. D’après une étude de l’Université d’Harvard sur ce système de livraison, seule une lunchbox sur un million n’est pas livrée à la bonne adresse. The Lunchbox, c’est l’histoire de ce « miracle », de cette erreur qui permet à Illa et Saajan d’entamer une relation épistolaire, en marge de cette société bourdonnante et épuisante, dans laquelle les relations humaines sont réduites à des regards en coin et à d’inévitables frôlements dans les transports en commun.

Dans les rues, l’atmosphère est saturée de sons, la population se confond dans une masse informe, qui englobe le solitaire Saajan, employé de bureau enfermé dans une vision nostalgique du monde. De l’autre côté de la ville, dans un « autre » Bombay, vit Illa, une jeune femme au foyer, transparente aux yeux d’un mari bien trop occupé, et qui a pour seule compagne sa voisine.Tentative échouée pour reconquérir cet époux indifférent, cette lunchbox devient finalement un moyen de communication avec l’extérieur pour Illa, une chance de vivre une autre vie, par le biais de cette correspondance qui s’instaure entre elle et cet étranger, à qui elle va confier tous ses secrets.

A travers cet échange de saveurs et de lettres, les protagonistes apprennent à se découvrir et s’immiscent dans l’intimité de l’autre ; une véritable complicité se crée entre eux et la lecture des lettres (cachées dans la lunchbox) engendre des temps de pause dans cette société du bruit et du mouvement, qui plongent le spectateur dans un silence et un apaisement régénérateurs. Mais la rencontre, celle que l’on attend tous, suite logique à l’échange épistolaire, aura-t-elle lieu ou le destin en aura-t-il décidé autrement… ?

En somme, The Lunchbox est une jolie romance sur arrière-fond documentaire, dans laquelle les différentes strates de Bombay se superposent et donnent à voir une ville complexe, moderne et archaïque à la fois. On soulignera la touche d’humour très appréciable, portée notamment par un Shaikh haut en couleur, tout sourire et maître en l’art de troubler le calme, ainsi que par la voisine d’Illa, cette femme au franc parler dont on entend seulement la voix. Par ailleurs, on remerciera le réalisateur de nous avoir épargné ce sentimentalisme dégoulinant que l’on ne voit que trop dans les comédies romantiques américaines.On pourra regretter cependant cet effet de répétition des actions des personnages, qui donne un caractère lancinant et figé au film, parfois agaçant.

Et pour terminer…quelques confessions du réalisateur et de l’actrice principale. Le film, contre toute attente, a eu beaucoup de succès en Inde.
Ce qui a plu à Nimrat Kaur dans le rôle d’Illa, c’est le côté « conte de fées » (elle insiste beaucoup sur ce point).Si l’on ne voit jamais la voisine d’Illa, c’est parce qu’elle est connue en Inde et sa voix est reconnaissable.

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A propos Mikael Buffard

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