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Okja et la Lune de Jupiter en compétition

Ce troisième jour, deux films étaient en compétition :  Okja et la Lune de Jupiter de Bong Joon-Ho et La lune de Jupiter de Kornel Mundruczo.

Okja et la Lune de Jupiter avait déjà fait parler de lui avant le début du festival puisqu’il s’agit d’un film produit par Netflix. Il ne sortira donc pas en salles et avant sa présentation, il suscitait déjà beaucoup de curiosité. La séance de presse du matin avait pourtant mal débuté : à cause de problèmes techniques qui empêchaient les festivaliers de voir l’écran en entier, le film a été projeté avec du retard. Passées ces premières minutes de cacophonie, il faut bien admettre que Okja est une bonne surprise. Le réalisateur sud-coréen raconte le combat d’une gamine pour protéger un animal – une sorte de gros cochon- , d’une multinationale à la tête delaquelle règne une femme sans pitié incarnée par Tilda Swinton. La fillette va être aidée par une association protectrice des animaux. La bête en question s’appelle Okja. Elle fait partie de ces animaux élevés un peu partout dans le monde, certifiés sans ogm et destinés à remporter le concours de la « super bête ». Un vétérinaire star de la télé incarné par Jake Gylenhall déjanté et méconnaissable est chargé de rendre visite à ces « éleveurs ». Il va donc rencontrer Okja, qui vit dans la montagne coréenne avec une fillette et son grand-père…

La multinationale du film ressemble étrangement à Monsanto. La dénonciation semble parfois un peu appuyée mais ne gâche en rien le film. Les deux heures passent très vite. On rit, en particulier devant les discours de Tilda Swinton. Bong Joon-Ho maîtrise les scènes d’action. Celle du centre commercial notamment est splendide. Okja a donc réussi son pari : dénoncer et divertir.

Kornel Mundruczo était de retour à Cannes avec la lune de Jupiter. Cette fois, il s’est attelé au problème des migrants sur un ton fantastique. En Hongrie, Un Syrien, qui tente de fuir, découvre soudain qu’il est doté d’un pouvoir de lévitation. il va alors très vite se trouver en contact avec un homme, aux intentions pas forcément honnêtes, qui va utiliser ce pouvoir. Le sujet était délicat ; le réalisateur hongrois s’en tire parfois avec des longueurs mais aborde un problème majeur.

Enfin, hors compétition, Agnès Varda est venue présenter Visages, Villages qu’elle a corréalisé avec l’artiste JR. Un peu comme l’a fait Raymond Depardon avec Les habitants, elle est allée à la rencontre d’inconnus dans la France profonde et les a fait parler, les a écoutés. Mathieu Chédid a composé la musique du film. On retiendra des scènes touchantes, pleines d’émotion. La réalisatrice a livré des instantanés, des moments dont la vie a le secret. A l’issue de la projection, elle a reçu une belle ovation, amplement méritée.

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