Berlinde de Bruyckere investit le Mo.co de ses œuvres écorchées à Montpellier

Berlinde de Bruyckere

L’artiste est singulière, fille de boucher, on peut lire sur le web, toutes les préfaces de ses vies…Berlinde de Bruyckere a investi le musée Montpelliérain de ses oeuvres, qui peuvent parfois être controversées, tant son travail d’orfèvre, explose toutes nos impressions. L’ancienne capitale de l’Occitanie, se fait donc une peau neuve, par le nombre de créations présentées, Numa Hambursin le directeur du Mo.co a mis la barre haute, pour une exposition qui va tenir tout l’été, jusqu’au 2 octobre 2022.https://www.moco.art

Une exposition monographique, dont une dizaine de pièces créées pour l’évènement !

L’hybridation de son travail, se confond avec l’énergie de ses visions, elle sculpte, invente et surtout mélange les couleurs, l’epoxy et la cire, dans l’équation de formes étranges entre l’animalité et l’humain. On parcoure les lieux, en silence, les masses présentées peuvent à la fois, surprendre, mais aussi interroger.

L’artiste évoque son travail “J’expose des ensembles d’objets, structures, tissus en décomposition, mais aussi des “Arcangelo” comme si des âmes s’envolent, je cherche à surprendre, je m’interroge sur le monde, notre société, mais plusieurs interprétations peuvent naître de mon travail”.

Berlinde de Bruyckere…

On peut lire sur l’artiste :Figure éminente de la scène artistique flamande contemporaine, élevée dans une institution catholique stricte, Berlinde de Bruyckere développe une œuvre imprégnée d’iconographie chrétienne, associée au martyre et à la rédemption. Fille de boucher, elle place la souffrance physique et la chair meurtrie au cœur de son travail, explorant la dualité entre la vie et la mort.

Dans les années 1990, jusqu’en 2000, elle compile ses sculptures minimalistes, faites d’un assemblage de pierres, bois, acier et béton. Pour la représentation de scènes figuratives plus intimes, exploitant des matières plus organiques et malléables, Berlinde de Bruyckere, explore d’autres univers, avec des installations plus imposantes : des cages, sortes de cellules d’isolement recouvertes de couvertures qui en cachent le contenu ; inspirée des images de la famine en Somalie, de la guerre au Kosovo et du génocide en autre. Elle sculpte, également des corps nus, en mêlant de la cire diaphane à des pigments, matériau qui recrée une peau humaine laissant transparaître de fines veines.

Le Moco s’illustre dans l’art contemporain

L’étrangeté de son oeuvre vient aussi d’un hyper-réalisme, qu’elle porte dans la minutie de son travail. Par l’exploration de sa vision humaine, elle codifie la vie, réinvente les formes, et plonge, les visiteurs dans des questionnements, qui peuvent sur certaines oeuvres, s’ouvrirent sur un érotisme cinglant.

Une alchimie revendiquée…

L’artiste est prolixe dans l’explication de son travail. Technicienne de l’art, elle se définit, plus dans l’artisanat de ses oeuvres, au même titre, que ses installations sont à contempler, en plusieurs fois. Apparaissent des formes, mais aussi comme dans la peinture de Francis Bacon, la plasticienne, puise le laid dans l’art. Elle ne cherche pas l’identification, mais plutôt, elle pose une continuité dans une évolution artistique.

Pour connaître les modalités de votre visite, n’hésitez-pas à aller sur le site du Moco http://www.montpellier3m.fr

Eric Fontaine

Oeuvres en technique mixte, cire et tissu
Technique mixte et cire
Tissus peints et technique mixte
Chevaux et epoxy, cuir, cire
Oeuvre transformée

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