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Behind the Candelabra: Un Oscar pour Michael Douglas avant l’heure

                Le festival de Cannes aura été l’occasion de découvrir en avant première le nouveau film de Steven Soderberg. Avec un ratio d’un film par an, le réalisateur a privilégié ces dernières années la quantité à la qualité. Les scénarios superficiels étaient devenus sa marque de fabrique avec le romantique niais « Magic Mike » ou l’ennuyeux « Contagion ». Voir le dernier bébé du réalisateur à Cannes, quelques mois après la sortie de « Side Effects », a pu paraître surprenant à plus d’un.  Cela, bien sûr, avant de voir la thématique du film : la vie de l’excentrique star de la scène américaine des années 1970, Liberace.

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 Comme tout biopic qui se respecte, il faut un acteur qui transcende le personnage. Ici, c’est Michael Douglas, et le job est fait à la perfection. Liberace est vibrant, excentrique mais profond, joueur dans l’intimité et puissant dans la tragédie. Le couple avec Matt Damon marche, même si face à Douglas, Damon en bel éphèbe découvrant le monde des paillettes, fait pâle figure. Des touches d’humour ponctuent le film, en particulier les scènes entre les deux personnages. Celles-ci rythment l’histoire, tout en offrant  des informations précieuses sur le passé et la personnalité des personnages.

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La suite d’évènements qui s’en suit est une autre affaire. On retrouve une histoire assez ordinaire : un amant en colère, les excès, l’addiction, l’argent, etc. On va en territoire connu et il n’y a plus l’énergie et l’intérêt du départ. Le thème de l’homosexualité dans le showbiz des années 70 est intéressant, même si peu approfondi. Au fur à mesure du film, les scènes sont prévisibles, navigant sur plusieurs années, ce qui donne l’impression qu’on perd des informations au long du chemin. Malgré des plans réussis et ingénieux, ainsi que le jeu des acteurs toujours au top, c’est le même refrain jusqu’à la fin du film.

                « Behind the Candelabra » reste tout de même une réussite. Il est à voir rien que pour le personnage de Liberace, intrigant, original et magnifiquement interprété par Michael Douglas. Soderbergh a finalement fait un film à la hauteur de ses chefs d’œuvres de 2000, Erin Brockovich et Traffic, et ça fait plaisir à voir.

C.S

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