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Festival de Cannes J7 : Les frères Dardenne

Les frères DardenneDeux jours, une nuit, le dernier film des frères Dardenne était présenté aujourd’hui en compétition officielle du festival. Marion Cotillard, y interprète une jeune femme sur le point d’être licenciée. Un peu comme Rosetta, elle se bat mais cette fois, pour conserver son travail. En effet, son patron lui fait un chantage odieux : soit ses collègues refusent leur prime de mille euros et elle garde son emploi, soit ils l’acceptent et elle se retrouve au chômage. En un week-end (d’où le titre) ,elle va s’efforcer d’aller rencontrer chacun de ses collègues concernés pour plaider sa cause. Le film commence par un plan où l’on voit Marion Cotillard allongée sur le lit, essuyant ses larmes. Elle est encore très fragile ; elle sort d’une dépression. On assiste alors à toutes les étapes de son combat : la résignation, le courage, la pugnacité, le renoncement jusqu’au retour à la vie final. Chacun de ses collègues a des raisons valables de vouloir conserver sa prime. C’est un film qui parle de solidarité, valeur essentielle en cette période difficile. La jeune femme qu’interprète Marion Cotillard demande souvent à ses collègues de se mettre à sa place. C’est dans la scène finale que cette phrase prend alors tout son sens. Les frères Dardenne ont à nouveau réussi un très beau film. On peut se demander si le jury osera leur décerner une troisième palme d’or. Ce qui est sûr, c’est que Marion Cotillard est magnifique dans ce rôle d’ouvrière fragile, vulnérable. Elle a rarement été aussi bien filmée alors qu’elle est sans fard, sans maquillage, qu’elle est vraie. Un prix d’interprétation en vue ?

A 16h30, en séance unique était projeté le dernier film de la réalisatrice japonaise Naomi Kawase, qui faisait partie du jury l’année dernière : Still the water. C’est sans doute le film qui a reçu la plus longue ovation depuis le début du festival. Bien après le générique de fin, les applaudissements continuaient. C’est un film d’une grande poésie, pudique, esthétiquement très beau. L’histoire se situe sur une île. Les premières scènes montrent la découverte d’un corps masculin sur la plage.  On suit deux adolescents qui s’interrogent alors sur la mort, la vie, le temps qui passe, sur la vie. La jeune fille va affronter la mort de sa mère tandis que son ami, dont elle est amoureuse, accepte difficilement la vie  sentimentale de la siene. Sur cette île, les habitants vivent en harmonie avec la nature et les éléments et quand ceux-ci se déchaînent, les interrogations reviennent.. Un film magnifique auquel le jury et en particulier les femmes qui le composent, seront sans doute sensibles. Il est fort probable que Jane Campion ne soit pas restée de marbre face à une telle poésie.

A un certain regard, à Debussy, les files d’attente étaient très, très longues pour aller voir le film de Ryan Gosling en tant que réalisateur, Lost river. A la séance de 14h, beaucoup n’avaient pas pu entrer et n’avaient donc pas hésité à faire la queue pendant plus de deux heures pour espérer avoir une place dans la salle et apercevoir le beau Ryan Gosling. Depuis Drive, sa côte de popularité a fortement augmenté. Il était bien présent avec une grande partie de son équipe, l’actrice Christina Hendricks, connue dans la série Mad men,  en tête. C’est un film qui baigne dans un vrai univers, avec une image très soignée. Christina Hendricks est une mère de famille qui essaie de faire vivre ses deux fils à Lost River, une ville entourée d’une malediction. Son fils aîné va essayer de la découvrir pendant que la mère travaille dans un cabaret aux pratiques étranges. On pense parfois à David Lynch. Pour son premier film, Ryan Gosling a réussi un film empreint de références cinématographiques tout en créant son proper univers.

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