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JURASSIC PARK 3D : Le travail de conversion en 3D

Pour fêter le vingtième anniversaire d’un des succès les plus durables d’Universal Pictures, le studio a décidé de ressortir le film culte de Steven Spielberg en 3D et avec une définition d’image numérique 4K sur les écrans du monde entier.

JURASSIC PARK 3D-

Pour les cinéastes, l’évolution des technologies a changé la manière de raconter les histoires, et la 3D va aujourd’hui permettre de faire entrer les spectateurs au coeur de l’univers que Steven Spielberg a imaginé en 1993. Cette prouesse technique va ainsi offrir aux fans du film un voyage aussi nostalgique que surprenant, et donner à un nouveau public la chance de faire une virée inattendue en compagnie des saisissantes créations de Stan Winston (créateur des dinosaures) et d’Industrial Light and Magic (ILM).

À l’époque du tournage de JURASSIC PARK, les comédiens et les techniciens eurent la chance de pouvoir s’inspirer d’une impressionnante toile de fond en 3D, représentant les dinosaures créés par Stan Winston, qui les entouraient sur le plateau. Grâce au perfectionnement des images de synthèse d’ILM et à la force dramatique de l’histoire, JURASSIC PARK se prêtait tout naturellement à la conversion en 3D. Qu’il s’agisse de séquences d’action pure, telles que le combat entre le vélociraptor et le T. rex, ou d’une discussion paisible entre le Dr Sattler et John Hammond (Richard Attenborough) sur les ramifications de son projet, Steven Spielberg a toujours filmé avec un regard multidimensionnel et ses choix initiaux se sont avérés d’une grande aide pour la conversion du film en images stéréoscopiques 3D par l’équipe de Stereo D.

Il a fallu plus de 700 artistes et techniciens pour isoler chaque détail composant chaque image, y ajouter de la profondeur de champ et redimensionner le tout en 3D. Mais que les puristes n’aient aucune inquiétude, durant le processus de conversion, le réalisateur a pris soin de ne pas trop modifier les scènes originales et de ne pas exagérer les effets sonores, le but étant une amélioration subtile et méticuleuse du format. Que Spielberg décide d’ajouter de la pluie au premier plan lors de la première apparition du T. rex ou des éclats d’écorce giclant dans les yeux des spectateurs quand l’Explorer dévale le long d’un arbre, son objectif était d’attirer l’attention sur ce qui se passe devant et derrière la caméra.
Il a fallu 9 mois pour convertir le film en 3D. Après tout un travail de repérage, les équipes de rotoscopie et de profondeur de champ de Stereo D ont décomposé chaque photogramme grâce à leur programme VDX, et besoin étant, l’équipe des effets visuels a augmenté la 3D sur des éléments tels que la fumée, les étincelles, la pluie ou d’autres types de particules. Enfin, l’équipe de peinture a parfait chaque image en complétant les données manquantes révélées par le passage en 3D.

JURASSIC PARK 3D

Avec les films tournés actuellement, le processus de conversion a lieu en parallèle de la production, Stereo D recevant les éléments au fur et à mesure, mais pour un film comme JURASSIC PARK, le temps de conversion dépend d’autres facteurs : la durée du film, l’état du négatif original et les difficultés propres à chaque plan et chaque image. La pluie ou les feuilles d’une forêt font partie des éléments naturels les plus délicats à recréer au cours d’une conversion en 3D, et à ce titre, JURASSIC PARK représentait un important défi. Plus de gouttes de pluie furent converties pour ce film qu’il n’en a jamais été créées en 3D pour un autre film, garantissant une immersion totale du public dans ce parc à thème si singulier.

Jurassic Park in 3D—3D Conversion Production Information 4

L’ajout de perspectives à tous les niveaux de profondeur permet, par exemple, de donner aux spectateurs l’impression d’être dans la voiture avec Tim et Lex quand le T. rex les attaque. La 3D accentue la taille des dinosaures qui semblent soudain comme à porter de main. L’immersion du public dans JURASSIC PARK est aussi importante au niveau sonore que visuel. Les pas du T. rex s’élançant en direction des spectateurs en 3D se devaient naturellement d’être plus retentissants qu’en 2D. L’équipe du design sonore a donc profité des avancées technologiques du cinéma moderne pour donner plus de relief et de dynamisme à la bande son. Le triste mugissement des brachiosaures n’a jamais été si beau, et les rugissements du T. rex en colère n’ont jamais été si terrifiants. Pour le cri original du T. rex, le designer sonore était parti de ceux d’un bébé éléphant. Coupés, collés, joués à l’envers et étirés, ces sons faisaient partie intégrante de la « voix » du dinosaure principal. Pour projeter les spectateurs au coeur de ces scènes en 3D, les sons se sont eux aussi rapprochés.

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Un commentaire

  1. Classe !
    Dommage que je n’ai pas de télé 3d
    Et j’attends en fait surtout un jurassic park 4 !

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