mfa creative writing southern california i need help on my geometry homework what to watch on netflix while doing homework writing research proposal service research paper outline maker

Le Covid est une opportunité pour rendre notre tourisme plus vert

Le Liban est une destination touristique très prisée par les voyageurs internationaux. Toutefois, avec la série de crises que traverse le pays, on note une régression spectaculaire de l’activité touristique. Cependant, malgré les difficultés actuelles, les acteurs du tourisme libanais restent optimistes quant à l’avenir de ce secteur.

 

État du tourisme au Liban en cette période de crise sanitaire

Après avoir affiché une croissance satisfaisante durant les années 2010, l’économie libanaise est récemment retombée dans ses travers. Outre la crise économique et sociale, le pays fait face, à l’instar du monde entier, aux lourdes conséquences du coronavirus.

Liban : la dégringolade des chiffres dans le secteur du tourisme

Avant le début de la crise sanitaire due au coronavirus, le tourisme était l’un des piliers de l’économie libanaise avec une contribution moyenne de 8 % du PIB. Il a même atteint 12 % du PIB durant les derniers mois de 2019, malgré les difficultés dues à la crise économique et politique.

Malheureusement, l’avènement du coronavirus a sonné le glas de ce beau dynamisme. Pire, l’activité touristique est en nette régression dans le pays. La série de crises que traverse le Liban a provoqué une chute importante du nombre de touristes. À en croire les données de l’Administration centrale de la statistique, durant les trois premiers mois de 2019, près de 400 000 touristes ont foulé le sol libanais alors qu’ils ont été seulement 200 000 sur l’ensemble de l’année 2020. Ce net recul du nombre de touristes va engendrer irrémédiablement la chute des revenus du secteur.

D’après les chiffres de la Banque du Liban (BDL), le tourisme avait généré 4,2 milliards de dollars au premier semestre de l’année 2019. En revanche, en 2020, à la même période, les revenus étaient estimés à 1,3 milliard de dollars, soit une baisse de 68 %. C’est le plus bas taux de revenus jamais enregistré par la BDL depuis qu’elle a commencé à publier les recettes du secteur. Comme on pouvait s’y attendre, cette situation a entraîné la faillite de plusieurs maillons de la chaîne touristique.

La faillite de plusieurs filières de ce secteur

À l’instar d’autres pays, le Liban a pris des mesures pour endiguer la propagation du coronavirus. Avec la restriction des déplacements (fermeture des aéroports) et le confinement, les plages, les hôtels, les restaurants ainsi que les agences de voyages tournent au ralenti. Certains ont dû mettre fin à leur activité. D’après Tony Ramy, président du Syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, pâtisseries et boîtes de nuit, près de la moitié des restaurants et cafés ont fait faillite rien qu’en 2020. Malgré la reprise partielle des activités, les plages peinent encore à retrouver leur performance d’avant la crise. Les touristes européens qui constituent la plus grosse clientèle ne se décident pas encore à s’aventurer loin de leur pays. D’ailleurs, les restrictions de déplacements n’ont pas encore été allégées pour la plupart des pays européens.

Toutefois, avec la disponibilité des vaccins, l’optimiste renaît. Le Liban envisage de profiter de la crise actuelle pour impulser un nouveau départ à son secteur touristique.

Quelles solutions pour sortir le tourisme libanais de la crise ?

Certains experts, à l’instar de K. Rivaton, proposent des pistes pertinentes pour aider le Liban à relancer son tourisme. De l’écotourisme au tourisme local en passant par la diversification des activités, les options sont nombreuses.

visu-le-covid-est-une-opportunite-pour-rendre-notre-tourisme-plus-vert

Ce que proposent des experts comme Kevin Rivaton

Kevin Rivaton est une personnalité influente du secteur du tourisme responsable. Ingénieur et consultant en tourisme, il est né à Beyrouth en 1982. Après avoir obtenu un Baccalauréat en économie en 1998, il poursuit ses études en France où il décroche une licence en Économie et Gestion. Il a ensuite entamé un Master dans le domaine du Tourisme, Marketing et Management. Revenu dans son pays natal, il se tourne vers la promotion du tourisme durable qu’il considère comme la solution idoine pour mieux organiser et pérenniser le tourisme.

L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) définit le tourisme durable comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux, et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil.»

C’est une démarche qui est donc avant tout personnelle et qui se matérialise par quelques gestes basiques : générer moins de déchets, préférer les produits locaux et privilégier les transports écoresponsables.

Ainsi, comme le souligne Kevin Rivaton, peu importe la destination, il est capital de la maintenir propre. Il faut penser à se déplacer avec moins d’objets polluants et abandonner moins de déchets sur les lieux.

En consommant local, les importations baisseront, les producteurs locaux écouleront facilement leurs articles et leurs chiffres d’affaires augmenteront. Ce qui est une bonne chose en ces temps de crise économique.

L’impact des moyens de transport non écologiques sur la nature n’est plus à démontrer. Le tourisme responsable prône l’utilisation des moyens de déplacement moins polluants tels que la voiture électronique, le train, le vélo, etc.

La promotion du tourisme local pour redynamiser le secteur

opportunite-tourisme

La crise économique a considérablement réduit le pouvoir d’achat des Libanais. Selon le président de l’Association des agences de voyages et de tourisme au Liban, Jean Abboud, seulement 5 % des Libanais peuvent se permettre de partir en vacances à l’étranger dans les conditions actuelles.

De plus, en ces temps de crise sanitaire mondiale, voyager d’un pays à un autre devient difficile avec les restrictions décrétées un peu partout. À défaut de rallier les destinations extérieures, la population locale devrait se tourner vers le tourisme intérieur et profiter des merveilles dont regorge leur pays. Cela constitue une opportunité pour réduire la dépendance du secteur vis-à-vis du marché européen.

Les richesses touristiques du Liban ne sont plus à présenter : villages traditionnels, chalets, maisons d’hôtes, réserves naturelles, etc. En développant le tourisme local, davantage d’emplois seront créés.

Il faut donc encourager et soutenir la nouvelle dynamique qui s’installe : le tourisme local. À cet effet, le projet MEDUSA (Développement et promotion du tourisme d’aventure durable en Méditerranée) qui implique la Jordanie, le Liban, l’Italie et la Tunisie pourra être un levier intéressant. Il a pour but de contribuer à la création d’emplois et de richesse pour la population locale.

Pour y parvenir, le projet compte susciter l’intérêt pour des sites moins connus pour lutter contre la prédominance du tourisme balnéaire de masse. Les promoteurs de MEDUSA réfléchissent également à la mise en place d’une stratégie commune de répartition équitable du flux de visiteurs en fonction des saisons et des zones géographiques. Ce qui permettra de générer de la richesse, peu importe la période, et aussi de diminuer les impacts du tourisme de masse sur la nature.

Le tourisme au Liban, comme partout ailleurs, se trouve dans une situation peu reluisante. Il faudra mettre à profit les difficultés actuelles pour opérer un changement de politique dans le secteur. Selon l’avis des experts, seul un tourisme « éthique », durable et local pourra permettre de faire face convenablement à moyen et long terme à la crise.

A propos redaction

La rédaction suit les tendances du moment dans le domaine d’actualité. elle vous propose de suivre l'actualité mais aussi des chroniques de livres, cinématographiques , de suivre l'actualité de vos loisirs ( parc , spectacles , sorties ) et de vous proposer des infos fraiches par nos journalistes présents dans toutes la France qui peuvent couvrir ainsi de plus près les informations , nous proposons aussi des dossiers thématiques en fonction de l'actualité et des podcasts audio et vidéos .

A lire aussi

la-belle-robe-cabernet-anjou-rosé-alliance-loire-étiquette

Alliance Loire – La Belle Robe, un vin rosé biologique

Alliance Loire, groupement de caves coopératives, couvre l’essentiel de la vallée de la Loire, présentant …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com