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Mon Bébé, un film de Lisa Azuelos avec Sandrine Kiberlain, Thaïs Alessandrin , Victor Belmondo

Mon Bébé est une comédie sociale autour des relations parents-enfants. Il décrit l’état affectif d’une mère lors du départ du dernier enfant au sein du foyer familial. Ce déchirement est d’autant plus important pour la mère qui élève seule, son ou ses enfants.  

Pourquoi ce film peut vous plaire ?  

Pour Sandrine Kiberlain qui par sa façon naturelle de jouer, donne beaucoup de justesse au rôle. Parce que le film est bienveillant. Parce que de nombreuses mères pourront se reconnaitre des états d’âmes que Sandrine Kiberlain a pendant l’histoire.

 Le film « Mon Bébé » a reçu le grand prix du jury et Sandrine Kiberlain celui de l’interprétation féminine, du Festival de film de comédie de l’Alpe d’Huez.

Pourquoi ce film peut ne pas vous plaire ?

Le film manque de consistance, c’est plus un ensemble de petites scènes qu’un film bien construit.

Mon avis,

partagé : quelques bonnes scénettes avec Sandrine Kiberlain qui joue très bien. Mais le film est un peu trop « gentillet », je n’ai pas trouvé un grand intérêt et il ne me laissera pas un grand souvenir.

Bande Annonce de Mon BébéMon Bébé Film Affiche

Synopsis de Mon Bébé

 

Héloïse est mère de trois enfants. Sa petite dernière, Jade, a 18 ans. Après son bac, elle s’envolera pour le Canada y poursuivre ses études. Plus le moment du départ approche, plus Héloïse se replonge dans les souvenirs de sa relation avec sa fille cadette. Et pour garder le plus de souvenirs possibles, elle filme tout avec son téléphone.

 

Rencontre avec l’équipe du film de Mon Bébé

FrancenetInfos a participé à une projection du film Rebelles au cinéma Cézanne à Aix en Provence ce 15 février 2019, puis à une rencontre avec la Presse avec  Lisa Azuelos  et  Sandrine Kiberlain

Lisa Azuelos & Sandrine Kiberlain

film mon bebe

LA : Vous mettez l’accent sur les nouvelles technologies, images sur smartphone, cloud,…

C’est aussi un film sur la mémoire, elle prépare sa future nostalgie et utilise les éléments de mémoire numérique. Je voulais insister que la mémoire utilise les technologies actuelles, elle devient virtuelle. On voit dans le film le désarroi de la mère quand elle perd son smartphone dans lequel elle avait tout enregistré, pour elle c’est comme perdre déjà son enfant…. La mémoire numérique se substitue à la mémoire affective  ….C’est aussi un axe sur lequel je voulais faire réfléchir : «  quelle mémoire vraie on se construit. Est-ce que l’on ne se repose pas trop sur cette mémoire numérique ? ». Avec les téléphones, les gens se construisent leurs histoires beaucoup plus lives. Actuellement, on peut se poser la question, où se situent les gens : est-ce qu’ils sont dans notre mémoire, dans notre téléphone, dans notre peau ? … Le fait de tout mettre dans notre téléphone fait que l’on ne prend plus le temps de savourer dans son propre corps et dans sa propre conscience les moments affectifs et c’est bien le problème de cette nouvelle génération qui n’ont pas connu autres choses.

LA : Rédiger sa propre fille et le rôle de la mère, joué par Sandrine K. doit être difficile

Je vais commencer par répondre sur la façon dont je dirige les acteurs : une fois que j’ai fait le casting, je ne dirige plus vraiment. Sandrine va au-delà de tous mes rêves, je la regarde et on s’entraine mutuellement. Et ma fille, comme c’est vraiment son rôle qu’elle joue et qu’elle est déjà un petit peu actrice puisqu’elle a déjà joué, je savais qu’elle pouvait jouer ce rôle-là. Je n’ai pas été déçu. Sandrine est suffisamment pro, généreuse et géniale pour que ça se passe bien.

SK : comment l’avez-vous vécu ?

Il n’y a eu aucune difficulté, Lisa en a parlé en amont que ça allait être sa fille qui allait jouer le rôle, on s’est rencontré avec Thaïs et puis j’ai tout de suite senti que ça allait être simple, parce que Thaïs  est à la bonne distance par rapport à ce film, de plus elle avait envie de le faire et envie de raconter un moment de sa vie. J’attendais un peu ce film et ce rôle, dans le sens où j’avais une vie un peu parallèle à celle d’Héloïse dans le film avec une fille qui a à peu près le même âge. J’ai beaucoup regardé Lisa et Thaïs avant et pendant le tournage, je me suis inspiré sur leur façon de s’aimer sans se le dire, sans communiquer beaucoup verbalement mais avec une façon d’être ensemble sans être démonstratif, c’est une évidence. Je me suis servi de ça pour le jouer avec Thaïs. Ce qui est émouvant c’est que lorsque je jouais, je n’ai jamais ressenti qu’il y avait la mère comme réalisatrice avec la fille avec laquelle je jouais. Je jouais avec Thaïs et on était toutes les trois à faire ce film. Thaïs, je l’ai rencontrée comme une jeune actrice qui débutait et non pas comme la fille de Lisa. J’étais très sensible à ce que ça se passe bien, qu’elle n’est pas peur. Et très vite on a aimé jouer ensemble et il était important que l’on soit proche, le tactile nous a permis de nous rapprocher.

Lisa m’a laissé de beaucoup de libertés. Le tournage a été idyllique, on s’est amusés de bout en bout. Bien que débutante, Thaïs a été une partenaire parfaite, que sa mère dirigeait avec simplicité et naturel. Je pense que le fait qu’il n’y a pas eu de scènes conflictuelles, dramatiques, dures à tourner, a dû aussi aider Thaïs, pour son « premier premier rôle » ! C’est une jeune fille très attachante, singulière, altruiste et qui ne se prend pas au sérieux. Je les ai beaucoup observées Lisa et elle sur le plateau, tout était doux, tout était positif entre elles, comme si avec ce film, elles se faisaient mutuellement un cadeau de départ.

SK : Avez-vous improvisé ou suivi le scénario à la virgule prêt.

Oui, il y a eu de l’impro mais la base est très écrite qui donne un cadre, ce qui est rassurant. Quand il y a eu des moments « fulgurants », tout d’un coup ça partait vers autre chose, Lisa me laissait la liberté de me lâcher. Je le faisais avec le regard de Lisa et ce qui était donné à la base. Quand je joue, je ne suis pas dans la réflexion, je suis dans la situation, je deviens Héloïse et je « lâche les rênes » mais, en même temps, c’est maitrisé.

Sur certaines séquences, je sais que Lisa comptait sur nous pour aller plus loin dans certaines séquences.

LA :

Lorsque j’écris des scénarios, ce que j’écris devienne un film c’est super mais ça ne va pas me surprendre. Par contre c’est mon rêve que des improvisations puissent arriver, que des acteurs ou actrices, fassent mieux ou aillent plus loin que ce que j’avais prévu. Je sais que Sandrine a le même humour que moi, je sais que partout où elle va aller c’est exactement où il faut aller. On a une grande confiance mutuelle.

LA : VOS FILMS ONT SOUVENT UNE DIMENSION AUTOBIOGRAPHIQUE MAIS CELUI-CI SEMBLE L’ÊTRE ENCORE PLUS…

J’aurais du mal à prétendre le contraire, d’autant qu’en plus, cette fois, ma fille interprète son propre rôle ! C’est comme ça que je fonctionne : je n’ai aucune imagination, mais quand il m’arrive quelque chose d’important, je prends ma vie, je l’essore, et je vois ce qui reste ! Ma chance, c’est que plus je parle de ma vie, plus les gens ont l’impression que je parle de la leur.

LA : CETTE MÈRE, C’EST SANDRINE KIBERLAIN, UNE ÉVIDENCE DE CASTING ?

Oh oui ! Dès le début j’ai rêvé qu’elle accepte le rôle, car des actrices françaises aussi douées qu’elle, capables de vous faire rire et pleurer dans une même scène, il y en a si peu ! Elle m’a donné sonaccord 48h après avoir lu le scénario, quelle joie, je savais qu’elle serait fantastique dans le rôle de… Moi (rires) ! Je l’avais déjà croisée dans le privé et j’ai toujours senti qu’on se ressemblait pas mal, que mes mots résonneraient juste dans sa bouche…. En plus, Sandrine est une vraie gentille, ce qui était important car elle devait donner la réplique à une comédienne débutante, elle a d’ailleurs été géniale avec Thaïs, bienveillante, encourageante, tendre… Suzanne, sa propre fille était en terminale, le sujet du film lui parlait, peut-être qu’elle aussi avait besoin de se préparer à son départ !

SK : C’EST LA PREMIÈRE FOIS QUE VOUS TRAVAILLEZ AVEC LISA AZUELOS ?

Oui, mais nous nous connaissions depuis très longtemps, en fait. Je l’avais oublié, mais on s’est souvenues que nous avions suivi le même cours de claquettes, à l’âge de 12 ans. J’ai suivi sa carrière avec attention car je l’ai toujours trouvée dans l’air du temps et j’admire sa façon singulière de dire des choses sur l’époque. Parfois, on se croisait et on sentait que le courant passait bien entre nous. J’étais ravie qu’elle fasse appel à moi, surtout pour me proposer un personnage si différent de ce que j’ai pu faire auparavant….

 SK : LE FILM SE DÉROULE SUR DEUX TEMPORALITÉS. COMMENT AVEZ-VOUS GÉRÉ LES DIFFÉRENCES ENTRE  L’HÉLOÏSE DE 2005 ET CELLE DE 2018 ?

On ne voulait pas miser ça sur un trop grand changement physique, parce qu’une dizaine d’années, ça n’impacte pas non plus spectaculairement… Enfin on espère (rires) ! Alors on l’a fait passer un petit peu par la coiffure (ses cheveux sont plus courts en 2018) et surtout par le jeu, les fragilités d’Héloïse ne sont pas les mêmes, juste après son divorce et aujourd’hui.

 SK : Quels sont vos projets ?

Je vais faire une comédie et en parallèle j’écris un scénario pour un film.

Fiche du film Mon Bébé

  • Un film de Un film de Lisa Azuelos
  • Avec  Sandrine Kiberlain , Thaïs Alessandrin , Victor Belmondo
  • Genre : Comédie Dramatique
  • Scénario : Lisa Azuelos
  • Date de sortie : 13 mars 2019
  • Durée : 1h27

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