Mon héroïne au cinéma le 14 décembre : rencontre avec Noémie Lefort et Brigitte Fossey

Mercredi 14 décembre sortira au cinéma le très attendu Avatar 2 : la voie de l’eau de James Cameron mais ce serait vraiment dommage de passer à côté d’un très joli premier film français, qui a toutes les qualités pour séduire le public pendant les fêtes de Noël. Dans Mon héroïne, la réalisatrice Noémie Lefort s’est inspirée de sa propre histoire en racontant le parcours d’Alex (Chloé Jouannet), passionnée de cinéma et de Julia Roberts depuis qu’elle est enfant, et déterminée à aller jusqu’à New York pour rencontrer son héroïne et lui donner le scénario de son film. Elle pourra compter sur l’aide de sa tante (Louise Coldefy) énergique et toujours pleine de ressources.

Porté par un formidable trio féminin, la fille, la mère, la tante (Chloé Jouannet, Pascale Arbillot, Louise Coldefy), Mon héroïne est un film réjouissant, plein de vitalité, qui montre à quel point il est important d’être passionné et de croire en ses rêves.

Nous avons pu rencontrer Noémie Lefort à Nice, à l’hôtel Mercure-Notre Dame, peu avant qu’elle ne présente son film en avant-première au cinéma Pathé Gare du Sud. Elle était accompagnée de Brigitte Fossey, qui interprète la grand-mère attentionnée. La comédienne nous a parlé avec beaucoup d’enthousiasme du film. Le temps semblait comme suspendu. Un beau moment d’échanges qui s’est poursuivi avec le public, au cinéma, après la projection.

France Net Infos : Brigitte Fossey, comment vous-êtes vous retrouvée dans cette belle aventure ?

Brigitte Fossey : Je suis là comme un clin d’oeil, symbolique. Je représente la maman de La Boum que Noémie a vu des quantités de fois. Apparemment, quand elle était enfant, elle regardait Julia Roberts et La Boum !

France Net Infos : Dans le film, vous êtes la grand-mère qui soutient sa petite-fille dans sa passion…

Brigitte Fossey : Je pense qu’il faut qu’un enfant ait une passion, quelle qu’elle soit. Dans le film, on offre une caméra à la petite quand elle a dix ans. Elle filme ses copains, sa mère en train de danser…Pour elle, tout est cinéma ! Aujourd’hui, c’est primordial d’avoir une passion, mais pas trois ou quatre. Il faut suivre la ligne et aller jusqu’à l’horizon !

France Net Infos : Vous êtes en pleine tournée théâtrale…

Brigitte Fossey : Je suis en tournée avec une comédie qui s’appelle « Je t’écris moi non plus » avec François-Eric Gendron. C’est un couple qui divorce après quarante ans de mariage. Ils s’écrivent, s’injurient mais souffrent. Il faut que ce soit drôle ! Au fur et à mesure que je la joue, je progresse et on s’amuse de plus en plus. Mais, en même temps, on est de plus en plus sincères dans le drame. L’année prochaine, je vais jouer au TNN « Love letters » sous la direction de Muriel Mayette-Holtz, avec Jean Sorel.

France Net Infos : Quand on voit le film, on se dit que c’est la réalisation d’un film d’enfant ?

Noémie Lefort : oui, je rêvais de faire un premier film qui raconte mon rêve d’enfant et mon rêve d’enfant était de faire des films avec Julia Roberts ! Donc, actuellement, je suis en plein rêve ! J’ai mis vingt ans à faire ce film. Depuis dix ans, mes amis m’encourageaient à raconter cette histoire mais je trouvais qu’il n’y avait pas assez de fond. En regardant les images que j’avais filmées avec la caméra que j’avais il y a vingt ans quand je suis partie voir Julia Roberts, je me suis dit que j’avais une force de conviction et une insouciance incroyables. C’est aussi un moment charnière dans ma relation avec ma maman ; j’avais l’impression qu’on ne se comprenait plus alors qu’elle m’aimait et voulait me protéger. Je me suis dit que je tenais mon sujet : la relation avec ma mère et le regard que je porte aujourd’hui sur la jeune fille de 20 ans que j’avais été. Le film parle aussi de comment on rêve à 20 ans, à 30 ans, à 40 ans…

France Net Infos : le film est aussi un bel hommage aux femmes…

Noémie Lefort : Oui, bien sûr ! J’ai eu la chance de grandir aux côtés de femmes fortes et indépendantes qui ne m’ont jamais bridé les ailes. J’avais aussi envie d’un film féminin avec trois générations de femmes et trois façons d’envisager la vie. Surtout pour le rôle de Chloé, je voulais que les jeunes s’inspirent de ce personnage, ambitieuse, qui avance vers son destin. Je voulais des personnages féminins positifs !

Brigitte Fossey : Il faut résister à la mollesse ambiante, à la critique systématique. Pour cela, il faut une passion, de l’humour. Cette petite fille du film, c’est une résistante ! La vie, c’est de résister et de rire ensemble !

France Net Infos : Vous avez montré le film en avant-première. Y-a-t-il des jeunes gens qui sont venus vous voir pour vous dire qu’il leur avait donné envie de réaliser leurs rêves ?

Noémie Lefort : Enormément ! Beaucoup me disent que le film leur fait du bien. Il peut aussi servir de dialogue. Des mamans viennent me voir aussi pour me dire qu’elles se sont retrouvées dans leurs relations avec leur fille. Il y a aussi des gens qui viennent me donner leur scénario. Le film résonne beaucoup ; il est est inspirant. C’est une belle surprise ! Je suis heureuse de voir que les gens se retrouvent dans cette histoire.

France Net Infos : Réaliser votre film à new York, c’était un rêve ?

Noémie Lefort : Oui, et puis, j’étais très fière qu’Universal Studios me choisissent ! Ils font quand même seulement deux films par an. Une heure quinze du film se passe à New York. Pour moi, cette ville a changé ma vie ; c’était donc inacceptable de ne pas tourner là-bas !

Brigitte Fossey : Tu as filmé New York comme quand j’avais 19 ans et que j’allais présenter le Grand Meaulnes là-bas. C’était mon premier film d’adultes. J’ai découvert New York de la même manière que toi. C’est filmé de telle manière qu’on dirait que c’est New York rêvée avec les couleurs, l’architecture… Et puis, tous les personnages secondaires américains sont très bien dessinés. On se croirait parfois chez Robert Altman !

France Net Infos : Pourquoi avez-vous choisi Chloé Jouannet pour interpréter en quelque sorte la jeune fille que vous étiez à 20 ans ?

Noémie Lefort : Elle m’a plu tout de suite. Elle a la force de ses vingt ans et elle a les yeux qui pétillent ! J’ai reconnu en elle la jeune fille que j’étais. Et puis, elle parle très bien l’anglais. Le scénario a aussi résonné pour elle puisqu’elle connaît bien les relations mère-tante. Elle est pleine d’énergie mais elle est aussi touchante.

France Net Infos : Finalement, avez-vous rencontré Julia Roberts ?

Noémie Lefort : Théa est toujours mon amie. Elle ne travaille plus pour Julia Roberts. Je suis allée à son mariage il y a six ans et ses amis m’appellent Julia’s french girl ! En ce qui concerne Julia Roberts, je l’ai rencontrée trois fois dans ma vie… Quand Universal a validé le projet, je lui ai écrit pour la remercier et pour lui dire que ce voyage à New York était un prétexte pour raconter quelque chose de plus personnel.

Mon héroïne de Noémie Lefort avec Chloé Jouannet, Pascale Arbillot, Brigitte Fossey, Louise Coldefy au cinéma dès le 14 décembre.

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