Festival de Cannes J9 : Tom Hanks sur la Croisette

Mercredi soir, nous avons eu droit à une montée des marches rock and roll pour la projection hors compétition de Elvis, le nouveau film de Baz Luhrmann. Du côté de la compétition, Stars at noon de Claire Denis et Leila’s brothers de Saeed Roustaee.

Pour voir le biopic magistral de Baz Luhrmann consacré à Elvis Presley, de nombreuses stars de la musique et du cinéma se sont succédé sur les marches : Shakira, Kylie Minogue, Ricky Martin, Sharon Stone, Emmanuelle Beart notamment. Mais la star que tout le monde attendait était incontestablement Tom Hanks, qui incarne le colonel aux motivations un peu troubles qui va lancer la carrière du chanteur. C’est l’acteur américain Austin Butler qui prête justement ses traits à Elvis Presley. Une très belle performance saluée par Priscilla Presley elle-même, qui avait fait le déplacement à Cannes. Le film, spectaculaire, comme sait si bien les faire Baz Luhrman, ne se contente pas de montrer le musicien à l’œuvre. Il s’intéresse aussi à l’histoire d’amour entre Elvis et Prescillia. En France, le film sortira le 22 juin. Les spectateurs du grand théâtre Lumière lui ont réservé une ovation amplement méritée mardi soir.

Avec Stars at noon, Claire Denis présentait pour la première fois un film en compétition à Cannes. C’est sûrement à elle que l’on doit la plus belle révélation de ce festival. La cinéaste sublime la jeune actrice Margaret Qualley. Elle filme son corps, son visage presque amoureusement. La jeune actrice incarne Trish, une (pseudo ?) journaliste venue dans un pays d’Amérique du Sud en pleine pandémie. Les élections approchent et la démocratie est menacée. Elle fait la rencontre d’un homme britannique. Une histoire d’amour nait entre ces deux jeunes gens à la beauté éclatante. Claire Denis filme la sensualité comme peu de cinéastes. Peu importe l’intrigue et le contexte politique, on est embarqués dans cette histoire d’amour sublimée par la musique des Tindersticks.

Avec Leila’s brothers, le réalisateur iranien faisait ses premiers dans la compétition cannoise. Après La loi de Téhéran, il filme un drame familial dense, sérieux candidat pour la Palme d’Or. Leila, une femme d’une quarantaine d’années, vit chez ses parents. Elle s’est toujours démenée pour la famille et pour ses frères. La famille a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, l’un de ses frères, qui ne parvient plus à se faire payer dans l’usine où il travaille, revient dans la maison familiale. Leila va alors se mettre en tête d’acheter avec eux une boutique dans un centre commercial. Mais, pour cela, il faut de l’argent. Chacun met ses économies mais il en manque encore. Leila voudrait pouvoir compter sur son père mais ce dernier n’a qu’une envie : devenir “le parrain” de la famille, ce qui nécessite d’offrir le cadeau le plus cher au mariage du fils d’un cousin.. Si la première heure peut paraître un peu longue et trop bavarde, le film prend ensuite toute son ampleur en montrant cette famille désireuse de s’élever socialement. On assiste à des disputes d’une grande violence : les enfants insultent les parents et réciproquement. C’est que l’honneur est au coeur de la préoccupation du patriarche, qui accorde plus d’importance à son statut de parrain qu’à la réussite de ses enfants. Le film, magistral, en dit également long sur la société iranienne. Beaucoup parlent de Leila’s brothers comme d’une possible Palme d’Or. Verdict samedi.

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